Le prix du litre à la pompe reste à 875 Fcfa pour l’essence et 940 Fcfa pour le gasoil
Dans la nuit du 1er juin 2026, plus de 756 camions citernes chargés de carburant ont été réceptionnés dans les aires de stationnement de Bamako sous l’escorte des Forces de défense et de sécurité.
L’information, rendue publique par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), se voulait rassurante. Selon les autorités compétentes, toutes les dispositions ont été prises avec la Police nationale et les services des Douanes pour acheminer rapidement les produits vers les stations-services. Mais depuis plusieurs semaines, les usagers vivent au rythme des pénuries, des longues files de clients dans les stations-service et des ruptures de stock. Une situation qui perturbe les activités économiques et sociales du pays.
Dans certains quartiers de Bamako, les revendeurs d’essence en bouteille cèdent le litre d’essence à 2.500 Fcfa, alors que le prix officiel est de 875 Fcfa. «J’ai été obligé d’acheter 20 litres de gasoil à 50.000 Fcfa pour faire fonctionner mon véhicule», confie un cadre d’un service financier de la place. Comme lui, de nombreux consommateurs n’ont d’autre choix que de se tourner vers le marché noir lorsque les stations sont à sec. Quels mécanismes existent pour empêcher les détournements et les achats massifs destinés à la revente illicite?
Plusieurs dispositions pourraient être envisagées par les autorités compétentes : le renforcement du contrôle des circuits de distribution, la mise en place d’un système de suivi numérique des stocks, l’interdiction stricte de la vente informelle de carburant, l’intensification des opérations de contrôle économique et des sanctions exemplaires contre les spéculateurs. La communication régulière sur les volumes disponibles pourrait également contribuer à rassurer les consommateurs.
Mariam A. TRAORÉ
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