Le Centre affiche des ambitions légitimes pour 2023
Il s’agit de l’adoption des textes régissant la cession de services rendus par le Centre, la réalisation des avant-projets sommaires des travaux d’envergure nationale et le contrôle de conformité des essais réalisés par les laboratoires privés. Autres actions importantes annoncées sont l’acquisition d’équipements techniques de laboratoire et le renforcement de la collaboration avec les institutions d’enseignement supérieur et les laboratoires étrangers.
Ces informations ont été données hier par la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, à la faveur de la 28è session du conseil d’administration du CNREX-BTP. Le directeur général dudit Centre, Amadou Coulibaly et les administrateurs y ont pris part.
Outre le projet de programme d’activités et le budget au titre de 2023, les administrateurs ont examiné le point d’exécution des recommandations de la session précédente, ainsi que le rapport d’activités et les comptes financiers du Centre au 30 novembre 2022.
Pour l’année 2022, le budget du CNREX-BTP s’élevait à 1,12 milliard Fcfa. Sur ce montant, le Centre n’a pu recouvrer qu’environ 270 millions Fcfa, soit un taux de recouvrement de 24 %. Afin d’améliorer la situation de ses caisses, le Centre compte revoir les textes relatifs à sa création et ses modalités de fonctionnement, en « instituant une redevance recherche au profit du CNREX», a annoncé le directeur général Amadou Coulibaly. Et à la ministre Mme Dembélé Madina Sissoko d’ajouter que cette relecture des textes est nécessaire pour permettre au Centre d’optimiser ses ressources humaines, matérielles et financières.
Pour la ministre des Transports et des Infrastructures, le besoin de restructuration du Centre se fait sentir ardemment. Elle a évoqué les multiples difficultés qui assaillent la structure, en soulignant sa faible implication dans les travaux d’envergure nationale et l’insuffisance des matériels et équipements de laboratoire. Mme Dembélé Madina n’a pas passé sous silence l’insuffisance des ressources humaines et financières.
« Le contexte sécuritaire et sanitaire, les sanctions illégales et injustes de la Cedeao et de l’Uemoa, la crise mondiale née du conflit en Ukraine ont impacté la réalisation du programme d’activités 2022 du CNREX-BTP », a-t-il expliqué. À cause de ces facteurs, le Centre n’a pu réaliser ni les travaux prévus avec la direction générale des routes ni les sessions de formation continue du personnel.
Cependant, des activités importantes ont été menées avec succès. Le Centre a réussi à faire adopter un décret fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques au contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction.
Il a également réalisé des relevés de dégradations sur environs 4.700 km de routes et effectué (hors programme) des essais de déflexion à l’aide du réflectomètre à masse tombante sur la piste d’atterrissage du nouvel aéroport international de Ouagadougou. S’y ajoutent les études de sols de fondation des pylônes de haute tension entre Kati et Manantali, d’un bâtiment à l’Hôpital du Point G et d’une usine de ciment à Dio.
«Les actions réalisées se révèlent timides, par rapport à l’expérience administrative et l’activité professionnelle du Centre», a jugé la patronne des Transports et Infrastructures. Pour elle, le budget 2023 devra permettre au Centre de relancer ses activités en vue d’une meilleure adéquation entre ses missions, ses ressources, son organisation et sa gestion.
Babba COULIBALY
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