Pour le ministre Yaya Gologo (c), la lutte contre la corruption et la délinquance financière constitue une priorité des autorités de la Transition
Présidée
par le ministre de la Refondation de l'État, Yaya Gologo, cette rencontre
visait à favoriser une meilleure appropriation de la stratégie par l'ensemble
des parties prenantes afin d'en renforcer l'efficacité et d'assurer une mise en
œuvre cohérente.
Face à
la persistance de la corruption, considérée comme un obstacle majeur au
développement économique et à la bonne gouvernance, le gouvernement a élaboré
la SNLCC et son Plan d'actions. Ce document constitue désormais le cadre
national de référence pour prévenir, détecter et réprimer les actes de
corruption, tout en promouvant les valeurs d'intégrité, de transparence et de
redevabilité.
Selon
le ministre Yaya Gologo, cette stratégie est le fruit d'un processus
participatif et inclusif ayant associé l'administration publique, le secteur
privé, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, les
partenaires sociaux ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Le
ministre a expliqué que cette session d'appropriation vise notamment à
sensibiliser les populations aux conséquences de la corruption, à promouvoir la
transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance, à renforcer les
mécanismes de prévention et de répression, mais aussi à encourager l'engagement
citoyen dans ce combat.
Pour Yaya Gologo, la lutte contre la corruption et la délinquance financière constitue une priorité des autorités de la Transition. C'est dans cette dynamique que la Stratégie nationale a été adoptée, conformément aux orientations du Plan d'action du gouvernement, qui fait de la promotion de la bonne gouvernance l'un de ses axes majeurs.
Le
ministre a également annoncé que le dispositif institutionnel chargé de la mise
en œuvre de la stratégie est désormais opérationnel. Il comprend un conseil
d'orientation, un comité de pilotage stratégique et un Secrétariat permanent.
Un observatoire de la société civile, dont la création est en cours, viendra
compléter ce mécanisme.
« La
refondation de l'État ne saurait se limiter à la réforme des institutions. Elle
exige avant tout une refondation des comportements. Chaque acte d'intégrité
renforce la confiance des citoyens, consolide l'État et prépare un avenir
meilleur pour le Mali », a déclaré le ministre.
Selon
lui, cette rencontre constitue également un cadre de renforcement de la
cohésion, de la solidarité et de l'esprit d'équipe entre les différents acteurs
engagés dans la lutte contre la corruption et les infractions connexes,
notamment l'enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme.
Le
représentant résident par intérim du PNUD, Adama Traoré, a, pour sa part, salué
les efforts entrepris par le Mali dans la lutte contre la corruption, notamment
à travers le Projet de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite
(phase II), mis en œuvre avec l'appui du PNUD. Selon lui, cette initiative
contribue au renforcement des mécanismes institutionnels de bonne gouvernance,
de transparence et de redevabilité.
Il a
estimé que la Stratégie nationale de lutte contre la corruption favorisera une
meilleure synergie entre les différents dispositifs existants, améliorant ainsi
leur efficacité. Il a, à cette occasion, réaffirmé l'engagement du PNUD à
accompagner le Mali dans la mise en œuvre de cette stratégie.
À rappeler que la SNLCC s'articule autour de quatre axes stratégiques : la gouvernance et les réformes, la prévention des faits de corruption, la répression et la réparation, ainsi que la communication. Sa mise en œuvre repose sur un dispositif institutionnel composé du Conseil d'orientation, du Comité de pilotage stratégique et du Secrétariat permanent. Les actions prévues seront conduites par les départements ministériels compétents, en étroite synergie avec l'ensemble des acteurs concernés
Siguéta Salimata DEMBÉLÉ
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