Certaines de ces familles vivent des situations complexes (photo d’illustration)
Dans un village malien, un conte ancien relate comment la lune, émue par les pleurs d’un enfant maltraité par sa marâtre, le recueillit pour le protéger. Cette légende, transmise de génération en génération, résonne encore aujourd’hui dans les familles recomposées, où tensions et liens affectifs se mêlent. À Sénou en Commune VI du District de Bamako, Cheick Diabaté, chauffeur de taxi, vit avec sa nouvelle épouse et ses deux enfants issus d’une précédente union. «Ce n’est pas toujours facile, mais je les considère comme les miens», confie-t-il. Surnommé «le bon mari» dans son quartier, il s’efforce de maintenir l’harmonie entre son rôle d’époux et celui de père adoptif.
D’autres vivent des situations plus complexes. Un homme, préférant l’anonymat, partage son désarroi : «J’aimais ma femme avant son premier mariage, mais ses parents m’avaient rejeté à cause de la caste. Aujourd’hui, je l’ai épousée, mais je n’arrive pas à accepter son fils. Il me rappelle son ex-mari, et notre couple en souffre.» L’adage bambara, Tiè tè tiè den fè («l’homme n’aime pas l’enfant d’un autre »), semble refléter son dilemme.
Kadiatou Coulibaly, jeune femme d’une vingtaine d’années, fait face à un rejet similaire. Mariée à un veuf père de deux enfants, elle est confrontée à l’hostilité de l’aîné, âgé de 15 ans. «Il m’appelle ‘’la femme de mon papa», jamais ‘’tata’’. J’essaie d’être patiente, mais c’est dur», avoue-t-elle.
Sabou Sidibé, enseignante, raconte une expérience différente. Son mari, résidant à l’étranger, ne passe qu’un mois par an à Bamako. Lorsqu’il a demandé que son fils de 11 ans n’entre pas dans le salon pendant qu’il s’y reposait, elle l’a fermement recadré : «Le salon est pour tous. Je suis à la fois le père et la mère de mon enfant.» Depuis, les tensions ont cessé.
AU CŒUR DE CES DYNAMIQUES- Les aînés ne sont pas épargnés. Une femme de 60 ans a quitté le domicile conjugal, incapable de cohabiter avec les épouses des fils de son mari. De même, Abdoulaye Keita, lycéen de 17 ans ayant perdu sa mère, confie : «Ma belle-mère favorise ses enfants. Je fais semblant de ne rien voir, mais ça fait mal.» À l’inverse, Aïssata Ly, 17 ans, voue une admiration sans borne à son beau-père. «Il m’a envoyée à l’école alors que mon père m’avait oubliée. C’est mon héros, et je prie pour lui rendre un jour ce qu’il m’a donné», dit-elle avec émotion.
Dr Morifing Doumbia, sociologue, explique que les familles recomposées, façonnées par les divorces, remariages ou veuvages, sont devenues courantes au Mali. «Le lien biologique ne suffit plus. Ce qui compte, c’est la qualité des liens affectifs», souligne-t-il. Les femmes, souvent au cœur de ces dynamiques, jouent des rôles multiples : mères, belles-mères, médiatrices. Les enfants, eux, doivent s’adapter à de nouveaux parents, demi-frères ou règles. «Cela demande du temps, de l’écoute et un amour sincère, qui transcende le sang», conclut-il.
Bâ Awa Dembélé, traditionnaliste de Ségou, rappelle une règle bamanan : «Une nouvelle épouse doit faire preuve de retenue et n’a pas de droits directs sur les enfants d’une autre, sauf mandat clair.» Le non-respect de cette règle, selon elle, alimente les tensions.
Face à ces défis, la société malienne doit repenser la famille recomposée. En cultivant la patience, le respect et l’amour, ces foyers peuvent devenir des espaces où chacun trouve sa place, prouvant que la famille se construit avant tout par le cœur.
Anta CISSÉ
Le village de Kéniéty, situé dans la Commune rurale de Dialafara (Kéniéba), est endeuillé, suite à un éboulement survenu le vendredi dernier dans une ancienne mine d’or qui appartenait à des ressortissants chinois..
La saison froide est propice pour la culture de la pomme de terre. En cette période de semis ou encore de plantations de semences de la pomme de terre, Sitafa Berthé, président de la Coopérative des producteurs de semence de la pomme de terre (Faso shi) de Sikasso, mais aussi de la Confédérati.
Il y a 72 ans de cela que Binta Moussa Diallo a été désignée miss de Kita Sébougouni à l’âge de 13 ans. Agée aujourd’hui de 85 ans, la native de Kita se porte visiblement bien avec son teint clair et son tatouage noir sur la bouche..
Donner de la joie et semer des graines d’espoir dans les cœurs des enfants, c’est cette idée qui sous-tend l’initiative de Right To Play qui, en partenariat avec la Fondation Orange, a organisé, samedi dernier à la Cité des enfants, une journée de station de jeux kermesse et de distribut.
Le dimanche 11 janvier 2026, vers 2 heures du matin, environ 160 terroristes lourdement armés, circulant sur une centaine de motos, ont attaqué simultanément plusieurs unités industrielles du cercle de Bafoulabé situées le long de la Route nationale (RN 22)..
À l’intérieur du pays, ces institutions publiques enlèvent une véritable épine du pied des populations locales en termes d’offres de formation. L’Université de Sikasso dont un seul institut est opérationnel pour l’instant, est en chantier et coûtera environ 53 milliards de Fcfa sur .