L’Abattoir frigorifique de Sabalibougou dispose d’une capacité permettant de traiter jusqu’à 300 bovins par jour
Chaque matin, avant l’aube, Modibo Koné se tient au marché à bétail, choisissant avec soin les moutons qu’il va abattre. Pour lui, la qualité de la viande est une priorité absolue. C’est pourquoi, il privilégie l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou (AFS) où chaque bête est inspectée avant son abattage. «Les équipes techniques sont là pour vérifier si les animaux sont aptes à la consommation», dira-t-il. Mais pour le transport, il privilégie d’autres moyens, car le temps d’attente pour les camions frigorifiques est long et il faut livrer les bouchers très tôt le matin.
Adama Konaté confie que par jour, il peut tuer 90 moutons et, pour la livraison, il les met dans des sacs (bôrè) avant de les acheminer sur des motos dans les différents points de boucherie. Si le nombre dépasse 100, le boucher utilise les tricycles ou les Sotramas. «Certes, il y a les camions frigorifiques pour cela, mais l’accès est parfois difficile. Pour éviter ces contraintes, on privilégie donc les motos, les tricycles et les sotramas», avoue-t-il. Youssouf Diarra abat aussi bien des bovins que des ovins et privilégie également les motos et les tricycles pour le transport des carcasses. Il ne fait appel aux camions frigorifiques que lorsque la quantité est vraiment importante.
«Notre plateau technique s’est considérablement amélioré, grâce à l’appui de nos partenaires, notamment du département en charge de l’Élevage et de la Pêche», se félicite le directeur général de l’AFS. Harouna Sangaré affirme que sa structure dispose désormais de trois camions frigorifiques en bon état, contre un seul auparavant, ce qui facilite le transport de la viande. Pour les louer, il suffit de fournir le carburant. Cependant, tous les bouchers ne recourent pas encore à ces camions, malgré des efforts de sensibilisation. Actuellement, 80% d’entre eux utilisent le transport frigorifique.
La chambre froide de l’AFS est également en excellent état et conforme aux normes de santé publique. En cas de coupure d’électricité, deux groupes électrogènes assurent une continuité de service à 100%. Concernant l’abattage, la capacité de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou permet de traiter jusqu’à 300 bovins par jour, mais il en abat actuellement environ 190 à 200. Cette baisse s’explique par plusieurs facteurs, notamment la pratique des abattages clandestins. Mais aussi par l’existence de sites d’abattage concurrents, notamment à Baguineda et Kanadjila, ainsi que la délocalisation des marchés à bétail.
En revanche, selon le chef de l’AFS, l’abattage des petits ruminants fonctionne avec 120 têtes abattues par jour, en partenariat avec les rôtisseurs. Un parc de réserve a été initié à la suite d’un consensus avec les administrateurs, les bouchers et les rôtisseurs pour permettre d’héberger jusqu’à 300 têtes pour une semaine afin d’éviter toute rupture et cela permet à l’abattoir d’avoir toujours du bétail à égorger. Le tarif d’abattage est fixé à 710 Fcfa par tête pour les petits ruminants et à 4.720 Fcfa TTC par tête pour les bovins.
Une viande mal conservée et mal transportée peut être avariée et comporter de nombreux dangers. En effet, explique l’endocrinologue, diabétologue et nutritionniste, Dr Djibril Traoré, la viande peut devenir le terreau de bactéries comme les staphylocoques, E. coli, la listéria ou les salmonelles (des micro-organismes) lorsqu’elle est mal conservée. Les risques pour la santé sont bien réels.
«De l’intoxication alimentaire à des maladies plus graves, manger de la viande avariée peut provoquer dans le moindre des cas des crampes et douleurs abdominales. Mais aussi parfois de la fièvre, des nausées, une diarrhée, ou des chutes de tension», nous apprend le toubib. Il ajoute que les conséquences peuvent être plus graves, avec notamment un risque de faire une septicémie, un botulisme, une méningite, un choc toxique grave et une fausse couche chez la femme enceinte.
Anta CISSÉ
Le village de Kéniéty, situé dans la Commune rurale de Dialafara (Kéniéba), est endeuillé, suite à un éboulement survenu le vendredi dernier dans une ancienne mine d’or qui appartenait à des ressortissants chinois..
La saison froide est propice pour la culture de la pomme de terre. En cette période de semis ou encore de plantations de semences de la pomme de terre, Sitafa Berthé, président de la Coopérative des producteurs de semence de la pomme de terre (Faso shi) de Sikasso, mais aussi de la Confédérati.
Il y a 72 ans de cela que Binta Moussa Diallo a été désignée miss de Kita Sébougouni à l’âge de 13 ans. Agée aujourd’hui de 85 ans, la native de Kita se porte visiblement bien avec son teint clair et son tatouage noir sur la bouche..
Donner de la joie et semer des graines d’espoir dans les cœurs des enfants, c’est cette idée qui sous-tend l’initiative de Right To Play qui, en partenariat avec la Fondation Orange, a organisé, samedi dernier à la Cité des enfants, une journée de station de jeux kermesse et de distribut.
Le dimanche 11 janvier 2026, vers 2 heures du matin, environ 160 terroristes lourdement armés, circulant sur une centaine de motos, ont attaqué simultanément plusieurs unités industrielles du cercle de Bafoulabé situées le long de la Route nationale (RN 22)..
À l’intérieur du pays, ces institutions publiques enlèvent une véritable épine du pied des populations locales en termes d’offres de formation. L’Université de Sikasso dont un seul institut est opérationnel pour l’instant, est en chantier et coûtera environ 53 milliards de Fcfa sur .