Photo de famille des participants à la rencontre
Après plusieurs années de chocs et de fragilités multidimensionnelles, l’économie malienne retrouve progressivement des couleurs. Avec une croissance estimée à 5,6 % en 2025, le pays affiche une reprise encourageante. Mais pour la Banque africaine de développement (Bad), cette dynamique reste encore insuffisante face à l’ampleur des besoins en matière d’emploi, d’investissement et d’amélioration des conditions de vie des populations.
Lors du lancement du rapport pays 2026 du Groupe de la Bad au Mali, le responsable du bureau-pays, Cédric Mbeng Mezui, a appelé à changer d’échelle dans la mobilisation des ressources. Intitulé « Mobiliser les ressources à grande échelle pour le financement du développement du Mali dans un monde fragmenté », le document invite à dépasser la seule recherche de la croissance pour engager une véritable transformation structurelle de l’économie.
Pour la Bad, le Mali doit davantage valoriser ses ressources naturelles, améliorer la mobilisation des recettes intérieures et renforcer l’efficacité des investissements publics. La Banque insiste également sur le rôle déterminant du secteur privé, appelé à devenir un moteur essentiel de création de richesses, d’innovation et d’emplois.
Cette orientation s’inscrit dans la nouvelle architecture financière africaine pour le développement (Nafad), une initiative portée par le président du Groupe de la Bad, Sidi Ould Tah. Elle vise à renforcer les mécanismes de financement du continent, à développer des instruments innovants et à attirer davantage de capitaux privés vers les projets structurants.
Pour le Mali, plusieurs sources de financement sont mises en avant : l’épargne nationale, le potentiel de la diaspora, les financements régionaux et l’investissement privé. «Notre objectif commun doit être de transformer les ressources en investissements, les investissements en productivité, et la productivité en emplois et en prospérité partagée pour nos populations», a déclaré Cédric Mbeng Mezui.
Au-delà des financements, la Bad considère également la production de connaissances économiques comme un outil stratégique pour accompagner les décisions publiques. Le rapport pays 2026, présenté par l’économiste pays principal de la Bad pour le Mali, Antoine-Marie Tioye Sié, se veut ainsi un cadre d’analyse des priorités économiques nationales.
Le document, déclinaison nationale des « perspectives économiques en Afrique » de la Bad, a donné lieu à des échanges avec plusieurs acteurs économiques, dont Boubacar Sidiki Traoré, ancien haut cadre de la banque, consultant et ancien président du conseil d’administration d’Ecobank Mali.
À travers cette analyse, la Bad rappelle que le véritable défi du Mali ne réside pas uniquement dans la disponibilité des ressources, mais dans leur transformation en investissements productifs capables de créer de la valeur et d’améliorer durablement le quotidien des citoyens.
Car, le développement ne se décrète pas à partir des richesses d’un pays : il se construit par la capacité à les mobiliser, les investir et les convertir en emplois, en prospérité et en avenir pour les générations futures.
Oumar DIAKITE
À Dakar, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a choisi de ne pas toucher à ses taux directeurs, malgré une inflation qui accélère dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Entre flambée des coûts du transport, hausse des produits alimentair.
Dans les marchés de Bamako comme dans les zones de production de Sikasso, Koulikoro ou Kayes, les fruits racontent une partie de l’économie rurale malienne. Mangues, bananes, oranges, papayes, dattes ou encore anacardes alimentent les ménages, mais représentent aussi une source importante de r.
Le projet vise à renforcer la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables, notamment à travers la formation professionnelle et l’appui à l’entrepreneuriat.
Les artisans dédiés à cette tâche sont confrontés à des exigences souvent contraignantes dans l’exercice de leur profession. Pourtant, ils font partie intégrante de l’univers des métiers qui sont régulièrement sollicités.
Affairées autour de leur commerce, des braves dames attirent la clientèle qui passe à motos, dans des véhicules ou à pied en leur proposant leurs produits; à savoir du poisson local frais toutes espèces confondues et tout format. Ce commerce, depuis belle lurette, est florissant et occupe une.
Invité sur le plateau de l’ORTM, le directeur national de l’Hydraulique, Sékou Diarra, a présenté les ambitions de la nouvelle Politique nationale de l’eau. Entre accès universel à l’eau potable, protection des ressources et mobilisation des investissements, cette stratégie décennale.