Le groupe de la Banque mondiale au Mali veut repartir sur de
nouvelles bases afin de répondre aux besoins de développement de la population.
C’est pourquoi, l’institution de Bretton Woods a décidé de tenir des ateliers
nationaux et régionaux de consultation avec les parties prenantes (collectivités
territoriales, société civile, secteur privé, partenaires techniques et
financiers) dans le cadre de sa Note d’engagement pays.
Dans la Cité des rails, la cérémonie d’ouverture de cet
atelier régional, tenu le 2 mars dernier, était présidée par le gouverneur de
la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, en présence du coordinateur
national du Projet de déploiement des ressources de l’État pour l’amélioration
des services et de riposte locales à la Covid-19 (Pdreas), l’ancien ministre Sékou
Diakité et de nombreux invités.
Le Pdreas a été mis en œuvre après la signature, le 12
juillet 2019, entre le gouvernement et le groupe de la Banque mondiale suite à
un accord de financement portant sur une enveloppe initiale de 50 millions de
dollars américains, environ 29,2 milliards de Fcfa, pour une durée de 5 ans.
D’un coût total évalué à 99,85 millions de dollars américains (environ 58
milliards de Fcfa), ce projet multi-bailleurs, dont le leadership est assuré
par la Banque mondiale, couvre l’ensemble du territoire national, soit 102
communes, réparties entre 10 régions.
L’enveloppe destinée aux 8 communes bénéficiaires
de la Région de Kayes (Kayes, Bangassi, Fegui, Goumera, Koniakary, Liberté
Dembaya, Somankidy, Toya), au titre de
2021, est estimée à un peu plus de 267,8 millions de Fcfa. Les
responsables de ce projet avaient effectué une mission à Kayes en 2021.
«Je me réjouis de l’organisation des consultations, de
l’atelier régional de consultation des parties prenantes nationales, des
partenaires techniques et financiers dans le cadre de l’élaboration de la Note
d’engagement pays pour les exercices fiscaux 2023 et 2024. Les précieuses
collaborations et les appuis à la mise en œuvre des actions de développement au
Mali sont à apprécier, particulièrement par la population de Kayes», a commenté
le gouverneur de la Région de Kayes.
Selon le colonel Moussa Soumaré, le contexte politique,
social et sécuritaire actuel de notre pays oblige le gouvernement, les
partenaires techniques et financiers, à mettre sur pied un nouveau cadre de
partenariat à court terme. Afin d’assurer un mieux-être pour les ultimes bénéficiaires
de la dette publique. Surtout que la Note d’engagement vise l’amélioration des
relations citoyens-État et de la gouvernance, ainsi que la transparence dans la
gestion de la dette budgétaire. Le chef de l’exécutif régional s’est dit
persuadé que des observations pertinentes sortiront de la rencontre et
prendront en compte les priorités des différentes parties prenantes dans la nouvelle
stratégie de coopération.
«En accord avec les
autorités nationales, une série de consultations a été initiée afin de
recueillir les avis sur la coopération entre notre organisation et le Mali.
Ainsi, après une première phase nationale, l’étape de Kayes marque le début des
consultations aux niveaux régional et local. Cette étape est d’une importance
capitale pour recenser les aspirations profondes de la population afin de les
traduire dans nos orientations, plus dans nos différentes interventions au Mali»,
a expliqué le représentant de la Banque mondiale.
Koffi Nouve de rappeler la nécessité
de trouver un cadre de dialogue, de partage d’expériences, d’analyses en vue de
générer des propositions innovantes, voire d’accélérer la mise en œuvre des réformes
de la décentralisation pour impulser le développement durable au Mali. Il a
aussi réitéré la disponibilité et l’engagement de son organisation à
accompagner notre pays dans sa politique de réformes, y compris celle relative à
la décentralisation.
Les débats ont surtout porté sur la problématique de mobilisation des ressources au niveau des collectivités locales. Certains intervenants ont suggéré à la Banque mondiale de changer de stratégie pour rendre ses actions plus visibles sur le terrain et faire mieux profiter la population de ses financements.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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