Le contexte de cette visite compte. Le président se rend en première région dans une ambiance de baptême de la naissance d’une nouvelle Constitution qu’il vient de promulguer. « C’est le baptême du Mali Koura » a-t-il lancé au stade pendant qu’il appelle à l’union sacrée pour relever les défis du moment.
Comme pour appliquer la nouvelle constitution, le colonel Goita s’est adressé à ses compatriotes en Bamanakan, mettant en valeur nos langues nationales qui sont devenues officielles, aux termes de la Loi fondamentale.
Le chef de l’Etat a pu jauger son capital sympathie au sein des masses populaires. Kayes est un choix à la fois symbolique et stratégique pour les autorités de la Transition. Première région administrative, Kayes fut la porte d’entrée du colonisateur français.
Après avoir refoulé le dernier militaire français de l’opération « Barkhane » de notre pays, et décidé de se passer des services de la Minusma, la région de Kayes mérite le privilège d’accueillir le président de la Transition pour son premier déplacement après la naissance d’une nouvelle république.
Au plan stratégique, le visiteur de marque n’est pas allé les mains vides. De bonnes nouvelles à la pèle : relance du trafic ferroviaire, lancement des travaux de bitumage de la route Sandaré-Kayes, construction du deuxième lycée public de Kayes et remise d’équipements médicaux pour le Centre de dialyse de l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes.
Pour lui dire merci, Kayes a sorti ce qu’elle a de mieux pour réserver au président Goita un accueil inoubliable. Fort d’un tel soutien, n’est-il pas contraint de se placer dans starting-block de la présidentielle de 2024 ?
Ahmadou CISSE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.