Lutte contre le terrorisme : Le Mali condamne «le paternalisme et le mépris» de l’Algérie

Dans un communiqué publié hier dont L’Essor a eu copie, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dit avoir «appris par voie de presse et avec une profonde stupeur», les propos de M. Attaf, ministre d’État, ministre algérien des Affaires étrangères, «commentant à nouveau la stratégie malienne de lutte contre le terrorisme».

Publié jeudi 02 janvier 2025 à 08:05
Lutte contre le terrorisme : Le Mali condamne «le paternalisme et le mépris» de l’Algérie

Ces propos, déduit la diplomatie malienne, «illustrent la teneur du communiqué 064 du 25 janvier 2024». À travers cette missive, «le gouvernement de Transition dénonçait déjà la proximité et la complicité de l’Algérie avec les groupes terroristes qui déstabilisent le Mali et à qui elle a offert le gîte et le couvert, tout en contrôlant leurs actions criminelles contre les populations civiles maliennes et du Sahel».

La diplomatie malienne explique cet acharnement par le fait que «certains responsables algériens, nostalgiques d’un passé révolu» n’arrivent pas à accepter «les succès indéniables des Forces armées et de sécurité du Mali» et «la pression exercée sur des groupes terroristes soutenus par l’Algérie».

Condamnant avec la dernière vigueur cette nouvelle ingérence de l’Algérie dans les affaires intérieures du Mali, «empreints de paternalisme, de condescendance et de mépris», le Mali rappelle que «les options stratégiques pour la lutte contre les groupes armés terroristes, soutenus du reste par des sponsors étatiques étrangers, relèvent exclusivement de sa souveraineté» et «des choix de la Confédération des États du Sahel».

En la matière, prévient le gouvernement, «le Mali n’est ni demandeur ni preneur de leçons de la part de l’Algérie, qui a conduit, dans un passé récent, en toute souveraineté, sa lutte contre le terrorisme».

À cet égard, il invite l’Algérie à recentrer son énergie sur la résolution de ses propres crises et contradictions internes, y compris la question kabyle, et à cesser de faire du Mali un levier de son positionnement international.

Au regard de la sympathie non dissimulée des autorités algériennes à l’égard des groupes terroristes opérant au Mali et au Sahel, le Mali réitère sa ferme opposition à toute forme d’implication de l’Algérie dans ses affaires intérieures et prévient qu’il ne «permettra à aucun acteur extérieur de mener une stratégie éculée de pompier – pyromane». Engagé avec le Burkina Faso et la République du Niger dans la Confédération AES, notre pays réitère sa détermination à éradiquer le terrorisme sous toutes ses formes.

 

Cheick Moctar TRAORE

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