Cette performance a été réalisée malgré une conjoncture économique défavorable
C’est ce qui ressort de la 83è session du conseil d’administration du premier
groupe bancaire malien, tenue samedi dernier dans un hôtel de la place.
L’ouverture des travaux a été présidée par l’ancien Premier ministre, Ahmed
Mohamed Ag Hamani, président du conseil d’administration, en présence de
l’administrateur directeur général, Ibrahima N’diaye et des autres
administrateurs.
Ces
performances ont été réalisées malgré une conjoncture économique défavorable en
2023. C’est dans ce contexte que la BDM-SA s’est débattue tout au long de
l’année pour apporter les corrections nécessaires aux insuffisances relevées
par les missions de vérification de la Commission bancaire de novembre 2021 et
d’octobre 2022, a expliqué Ahmed Mohamed Ag Hamani. Ces activités, a poursuivi
le président du conseil, ont mobilisé la direction générale de la Banque, les
filiales et les succursales ainsi que les cadres de l’institution bancaire.
Elles ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants mettant ainsi la Banque
en conformité dans plusieurs aspects de sa gouvernance.
Concernant
les reliquats à prendre en charge et le respect des engagements pris vis-à-vis
du régulateur, l’ancien Premier ministre a exhorté la direction à redoubler
d’efforts pour obtenir un taux plus honorable de correction de ses
insuffisances d’ici le 31 mars 2024. «Le plan à moyen terme qui est le
bréviaire de nos activités ces trois dernières années, est arrivé à son terme à
la fin de l’exercice 2023. À l’heure du bilan, nous notons avec satisfaction
qu’il a tenu toutes ses promesses, les objectifs prévisionnels dans tous les
compartiments ayant été atteints voire dépassés», a-t-il noté. Selon lui, cette
capacité de résilience de leur institution est le fruit des efforts conjugués
de toutes les parties prenantes.
Les
perspectives économiques pour 2024 sont prometteuses au niveau national comme
l’attestent le taux de croissance de 5,3% ainsi que celui la maîtrise de
l’inflation qui ressort à 2,1%, selon les projections de la Banque centrale des
États de l’Afrique de l’Ouest. En dépit de cette évolution positive, Ahmed
Mohamed Ag Hamani, a invité à plus de prudence au regard du déroulement de la campagne
cotonnière et des changements géopolitiques récents au niveau de l’espace sous
régional.
L’année
nouvelle s’ouvre avec le début de mise en œuvre du plan à moyen terme 2024-2027
porteur de projets d’envergure pour l’établissement, selon Ahmed Mohamed Ag
Hamani. Il s’agit notamment du projet de filialisation des succursales du
Sénégal et du Togo ainsi que la création de celles du Niger et du Bénin. La
poursuite de la prospection pour l’implantation de la BDM S.A en République de
Guinée, en Afrique de l’Ouest et dans les pays d’Afrique centrale. S’y
ajoutent, le projet de digitalisation de certaines activités de la banque et
les divers investissements prévus pour le renforcement du capital humain, le
lancement de la phase d’étude pour la construction du nouveau siège.
«Pour la
première année de mise en œuvre du plan à moyen terme, qui prévoit des
résultats ambitieux, tout comme pour les exercices suivants, il faut une
mobilisation effective des actionnaires, des administrateurs, de la direction
générale et de l’ensemble du personnel. Les différents agrégats présentés
augurent un bon espoir à cet effet», a-t-il expliqué.
Au cours des travaux, les administrateurs ont examiné la mise en œuvre des recommandations de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) formulées lors des missions de vérification de fin 2021 et 2022, l’arrêté des comptes individuels et consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2023. Aussi, les politiques et procédures dans le cadre de la poursuite de la mise en conformité de la Banque avec les dispositions réglementaires ont été examinées et approuvées.
Babba COULIBALY
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