Les initiatives prises permettront de consolider le climat des affaires sur l’axe Conakry-Bamako
C’était en présence du directeur général d’Albayrak
Mali, l’ancien ministre Modibo Keïta, du directeur général d’Alport Conakry,
Suleymane Cokan , de son adjoint, Ousmane Savané, de l’ambassadeur de Türkiye
au Mali, , Efe Ceylan et du vice-président de la Ccim, Ibrahima Doucouré. «L’objet
de notre visite était de venir présenter aux opérateurs économiques maliens les
potentialités et les facilités qu’offrent le Port de Conakry en termes de
transit des marchandises à destination et en provenance du Mali», a expliqué le
directeur général adjoint d’Alport Conakry.
«Nous avons réalisé un parking au
Port de Conakry dénommé Kidal dont une grande partie est dédiée au transit
malien. La durée maximale d’un navire en attente aujourd’hui est de 0,1 jour.
Nous avons aussi construit et réhabilité les entrepôts de stockage de blé, de
l’engrais et du coton malien», a détaillé Ousmane Savané.
La
rencontre organisée à cet effet a servi de cadre d’échanges B to B en vue de
promouvoir éventuellement un partenariat fécond entre Alport Conakry et les
opérateurs économiques maliens. «Notre pays est un pays continental qui fait
transiter ses marchandises à l’import et l’export par plusieurs ports. Le port
le plus proche de Bamako est celui de Conakry.
Mais seulement 10 à 15% des marchandises maliennes transitent par ce
port. Ce n’est pas normal. Ce port, les Guinéens l’ont donné en concession à
Albayrak», a expliqué le directeur général d’Albayrak Mali, l’ancien ministre
Modibo Keïta.
Le
Port de Conakry est situé à moins de 900 km de Bamako. Pour profiter davantage
de toutes les opportunités économiques, le gouvernement guinéen a signé en août
2018, un contrat de concession avec la société Alport Conakry, filiale du
groupe Albayrak. Ce contrat prévoit 500 millions de dollars (environ 300
milliards de Fcfa) d’investissement sur une période de 25 ans, devant servir à
la modernisation et à l’extension du terminal conventionnel.
La
mise en œuvre de ce contrat a permis de rendre le port plus compétitif. En la
matière, des grues mobiles ultra modernes ont été mises à disposition en vue
d’augmenter la cadence de déchargement des marchandises et d’approvisionner
rapidement les marchés. S’y ajoutent la réfection des vieux quais datant de
1955, la construction de nouveaux quais multifonctions sur la zone Est avec un
quai dédié au transit de l’hinterland.
Plus de 200 caméras CCTV avec une salle
de contrôle ont été installées. Le terminal conventionnel dispose
d’infrastructures diversifiées, lui permettant d’accueillir simultanément près
de 8 navires, indique-t-on dans une présentation. Aussi, les navires de 35 à 40
mille tonnes qui prenaient jusqu’à 40 jours de déchargement sont déchargés en
moins de 15 jours.
Pour
maintenir le climat des affaires sur l’axe Conakry - Bamako, un cadre permanent
d’écoute et d’assistance est installé au bureau de la représentation de la
direction générale d’Alport Conakry à Bamako. Cela en vue de faciliter et
d’accompagner les opérateurs économiques et les chargeurs maliens utilisant le
corridor maritime de Conakry pour le transit de leurs marchandises. Autre
accompagnement c’est la construction d’une auberge pour les transporteurs
maliens, équipée de 70 lits, d’une mosquée, des bureaux climatisés, des
toilettes et d’une salle de réunion.
L’ambassadeur de Türkiye a estimé que la
présence d’Albayra à Bamako représente une grande opportunité pour les transporteurs
maliens et que l’assistance d’Albayrak Group facilitera le transit des
marchandises entre Bamako et Conakry. De son côté, le vice-président de la
Ccim, Ibrahima Doucouré, a remercié les responsables d’Alport Conakry pour
cette opportunité que les opérateurs économiques maliens ne manqueront pas de
saisir.
Babba COULIBALY
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