"Un tournoi à domicile, c'est particulier, parce que
tu ressens immédiatement ce qui se passe après une victoire ou une défaite. Je
pense que l'Allemagne aime les tournois à la maison", a dit le milieu de
terrain aux 109 sélections. "Ce qui signifie que nous serons responsables de
l'ambiance dans le pays au cours de ces prochaines semaines".
Favorite dans ce groupe A, l'Allemagne devra néanmoins se méfier de la Suisse,
dirigée d'une main de maître par le métronome Granit Xhaka, ou encore de la
Hongrie, qui possède en Dominik Szoboszlai un joueur capable de faire la
différence à lui tout seul.
Dans le groupe B, c'est l'Espagne qui sort du
lot. S'il est vrai que cette équipe de la Roja est assez jeune et n'a pas la
même aura que ses illustres devancières, sacrées championnes du monde et
d'Europe, elle possède une grande force collective, estime Pedri : "Notre
plus grande force, c'est que nous sommes une équipe, une famille, sur et en
dehors du terrain.
Une équipe sera toujours plus forte qu'un seul
joueur. Vraiment, nous sommes unis quand nous jouons mais aussi en
dehors", souligne le milieu de terrain du FC Barcelone. L'Espagne évoluera
dans le même groupe que l'Italie, championne d'Europe en titre mais en pleine
reconstruction, et surtout la Croatie de Luka Modric, toujours là où on ne l'attend
pas. L'Albanie, elle, fera tout pour limiter la casse.
Harry Kane, Jude Bellingham, Bukayo Saka, Phil Foden... Finalistes du dernier Euro, les Three Lions (surnom de l’équipe d’Angleterre) s'avancent confiants dans ce tournoi et ne doivent pas se cacher, selon le défenseur Kieran Trippier : "Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, nous ne devrions pas hésiter à dire que nous pouvons gagner. Nous ne disons pas cela de manière arrogante. Nous avons un super groupe, un excellent entraîneur, un excellent staff. Nous avons été si près du but pendant tant d'années qu'il s'agit maintenant de passer à l'étape suivante. Vu l'équipe que nous avons, j'y crois. A nous de le montrer maintenant", a déclaré le défenseur anglais. L'Angleterre devra néanmoins se méfier car elle se trouve dans un groupe C plutôt homogène, en compagnie du Danemark, toujours dans les bons coups, de la Serbie, irrégulière mais qui a toujours des joueurs talentueux, ou encore de la Slovénie du gardien Jan Oblak et de l'attaquant Benjamin Sesko.
UN GROUPE RÉLEVÉ- Finaliste de la dernière Coupe du monde, la France s'avance une fois de plus avec l'étiquette de favori. S'il est vrai que les Bleus n'ont pas montré grand-chose lors de leurs dernières sorties, il n'y a pas de quoi s'inquiéter, estime Kingsley Coman.
"Nous sommes sereins, nos ambitions n'ont
pas changé. Après c'est un grand mot : ce n'est pas parce qu'on est sereins que
nous allons gagner. Mais nous allons tout faire pour. Il n'y a pas péril en la
demeure. Lors des matches de préparation, nous avons essayé des choses, on a
pris de la confiance, des repères.
C'était le but. Maintenant, nous allons
aborder la compétition avec un autre visage", promet l'ailier du Bayern
Munich.
La France devra tout de même élever son niveau de
jeu dans un groupe D assez relevé, qui compte les Pays-Bas, véritables
outsiders, l'Autriche, qui ne cesse de progresser, ou encore la Pologne, qui
devra malheureusement se passer de son capitaine Robert Lewandowski lors du
premier match. De son côté, la Belgique a hérité d'un groupe E à sa portée,
avec la Slovaquie, la Roumanie ou encore l'Ukraine.
Des Diables Rouges portés par Kevin de Bruyne, Romélu Lukaku ou encore Jérémy
Doku qui auront leur mot à dire dans ce tournoi, même s'ils sont moins en vue
que par le passé, estime Axel Witsel : "Avant, nous étions parmi les
favoris. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, nous sommes plutôt dans un rôle
d'outsider. Mais le mix qu'on a entre cette jeunesse et les joueurs
expérimentés, je pense qu'on a beaucoup de qualité dans ce groupe. Après,
parler d'aller la gagner, je trouve que c'est un peu tôt", tempère le
milieu de terrain de l'Atletico Madrid. "Je préfère la philosophie où on
aborde les rencontres les unes après les autres. Je pense que c'est comme ça
qu'il faut avancer durant ce tournoi, mais c'est clair qu'on veut aller le plus
loin possible.
Enfin dans le groupe F, le Portugal apparaît là aussi comme favori. Une équipe qui possède une armada de stars mais dont le joueur le plus important reste Cristiano Ronaldo. Malgré les années, l'attaquant de 39 ans a toujours un incroyable impact, estime son entraîneur Roberto Martinez : "Cristiano Ronaldo a une expérience incroyable. Aucun joueur n'a disputé cinq championnats d'Europe. C'est son sixième Euro, c'est quelqu'un qui sait parfaitement utiliser les espaces et conclure les actions. Un joueur vraiment spécial", encense le technicien espagnol. Le Portugal qui affrontera la Turquie, la République Tchèque et la Géorgie, dont c'est la toute première participation.
Source DW
Rédaction Lessor
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