La délégation visitant les installations d’une imprimerie
Le ministre de l’Industrie et du
Commerce, Moussa Alassane Diallo, a visité hier quatre unités industrielles à
Bamako, à savoir la Société nouvelle de fabrication de cahier du Mali (SNFC) à
Dravéla, l’usine de Transfo Pam à Niaréla, la société Graphique Imprim services
à Missabougou et Graphique industrie à Hamdallaye. Ces unités évoluent dans le
domaine de l’imprimerie, le façonnage et la transformation des papiers. Ces
visites ont permis au ministre d’apprécier les conditions dans lesquelles
travaillent ces industries et d’être édifié sur leurs préoccupations.
Aujourd’hui, les industries de
transformation du papier, du façonnage et de l’imprimerie sont confrontées à
plusieurs difficultés dont la plus complexe est la concurrence déloyale. Leurs
produits sont de qualité et elles en produisent suffisamment, mais les marchés
sont envahis notamment par des cahiers importés. «Nous sommes confrontés à des
problèmes de concurrence déloyale, de fuite de marchés, de manque d’appréciation
de nos capacités réels», a déploré le président de l’Organisation patronale des
industrielles, Mamadou Yattassaye.
En plus de la non protection des
industriels contre les produits importés, le promoteur de Graphique industrie,
Aliou Tomota, a attiré l’attention sur les difficultés liées à la taxation des
intrants et le retard dans le paiement des marchés publics. Sa société, faut-il
le rappeler, fait au moins 80% des éditions nationales scolaires. Pour Aliou
Tomota, l’État devrait davantage accompagner ces unités industrielles afin
qu’elles puissent mieux jouer leur rôle dans le développement du pays.
Pour sa part, le directeur
général de la société Graphique imprim services a insisté sur la situation
énergétique et le faible intérêt accordé aux entreprises nationales dans
l’attribution des marchés publics. «Les plus gros marchés sont exécutés en
Chine et ailleurs», a déclaré Soumaïla Fofana, demandant aux pouvoirs publics
d’arrêter de «sous-estimer» les industries nationales, car «nous faisons du bon
travail».
Le ministre de l’Industrie et du
Commerce a affirmé que ces industries traversent aujourd’hui une «crise
profonde et très grave qui menace leur survie». Cette crise, selon Moussa
Alassane Diallo, a eu pour conséquence une sous activité chronique de ces
unités industrielles. «C’est avec beaucoup de peine que nous assistons, ces
dernier temps, à des fermetures d’usines dans le domaine de la transformation
des papiers, de l’imprimerie et du façonnage», a-t-il laissé entendre. Et
d’ajouter : «Nous réaffirmons que notre choix, c’est la préférence nationale
pour promouvoir la consommation locale. Nous mettons tout en œuvre pour que
l’accès à la commande nationale puisse véritablement profiter à nos entreprises
industrielles locales».
Pour lui, l’accès à la commande ne peut pas être un slogan, cela doit être une vérité vécue par les entreprises. «Le niveau technologique, les performances techniques, la qualité des ressources humaines, le niveau des stocks des matières premières que nous avons constaté nous fait dire qu’il n’y a aucune raison que les industries de transformation du papier, du façonnage et de l’imprimerie ne pourront pas faire face à la commande nationale», a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce.
Fatoumata Mory SIDIBE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.