#Mali : La voix des syndicats compte

Le Centre international de conférence de Bamako (CICB) a accueilli, mardi dernier, la rencontre entre les membres de la Commission nationale de rédaction de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale et les organisations syndicales. Elle était présidée par le président de cette Commission, Ousmane Issoufi Maïga.

Publié mercredi 24 juillet 2024 à 14:32
#Mali : La voix des syndicats compte

Le secrétaire général adjoint de l’Union nationale des travailleurs  du Mali (UNTM), Hamadoun Bah, lors de son intervention

 


L’ancien Premier ministre a expliqué ce qui est attendu de la Commission et ce qui a prévalu dans l’organisation de la série d’écoutes sur cet avant-projet.  Le président Ousmane Issoufi Maïga a indiqué que les syndicats étaient à l’avant-garde  des combats pour l’éveil de conscience  des peuples africains et leur lutte pour leur souveraineté nationale. Ce faisant, a-t-il souligné, les syndicats  ont contribué à la formation citoyenne et à la construction de l’homme africain. à l’époque, selon lui, ces syndicats étaient de véritables sources d’indépendance.

Il s’est dit convaincu qu’aucune  action efficace et durable ne peut se concevoir et se réaliser  sans les syndicats. «Facteurs de progrès  et de stabilité sociale», a fait remarquer Ousmane Issoufi Maïga, tout en  ajoutant que l’entreprise de refondation ne peut ignorer le pilier du changement  social.

Pour lui, la rencontre répond à une exigence d’inclusivité du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, pour lequel tous les Maliens  doivent se reconnaître  dans l’esprit et la lettre de la Charte nationale. «Tous nos compatriotes doivent se sentir concernés par la Charte nationale. Ils doivent apporter leur contribution à son élaboration », a laissé entendre le président de la Commission de rédaction. En tant que guides des forces productives, les syndicats doivent prendre  toute leur place dans l’élaboration du document qui servira de référence  à tous les programmes et projets de développement, a expliqué l’orateur.

D’après lui, la Charte souhaitée par le président de la Transition, ne vise pas autre chose. « Elle doit consacrer dans un document de référence à  portée nationale  les principes, les normes  et les attitudes  qui guideront les  Maliens dans leur ensemble», a rassuré Ousmane Issoufi Maïga. La Commission, a-t-il poursuivi, entend profiter de  l’expertise et de l’expérience du monde syndical pour proposer au colonel Assimi Goïta le document  de nouveau contrat social  de la nation malienne. Relevant que cette Charte  doit consacrer les principes  de solidarité, de justice sociale  et de citoyenneté sans lesquels la refondation serait un vain mot.  L’ancien chef du gouvernement compte sur les syndicats pour faire des propositions pertinentes et efficientes qui guideront les rédacteurs vers  des voies pleines de promesse.

Au chapitre des réactions, le représentant de la plateforme d’unité d’action syndicale composée de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), de la Confédération  malienne du travail (CMT) et de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a promis que les syndicats ne resteront pas en marge de cette élaboration. « Nous donnerons notre point de vue », a insisté Djibril Diallo.

Ce dernier est on ne peut plus clair : « Nous sommes disposés à accompagner les autorités maliennes». Le secrétaire général adjoint de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a apprécié l’implication des organisations syndicales dans ce processus. Hamadoun Bah a demandé d’inclure dans le questionnaire remis, le volet victime. Il a aussi voulu savoir davantage sur la dénomination exacte de la Commission nationale. En réponse, Mme Alwata Ichata Sahi, en sa qualité de membre de la Commission,  a salué le pragmatisme des interlocuteurs d’en face.

Namory KOUYATE

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