L’ouverture de ces assises a été présidée par
le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’économie numérique et
de la Modernisation de l’administration, Mohamed Ag Albachar. C’était en présence
du secretaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali
(UNTM), Issa Bengaly, du secretaire general adjoint du SNIPIL Modibo Ba et de
l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie de la Commune II,
Zoumana Sissoko.
Celui-ci a expliqué que la tenue des ces
assises répond à une volonté manifeste du SNIPIL et de tous les affiliés de
l’UNTM de respecter les textes qui régissent les organisations syndicales, mais
aussi de satisfaire une exigence de redevabilité face aux militants. «Le mandat
qui s’achève aura été, sans nul doute, celui des crises multidimensionnelles
dans notre pays, celle sanitaire liée à la Covid-19. Ces crises n’ont pas
permis la réalisation de toutes les promesses issues du 13ème congrès, tenu en
2018», a-t-il deploré. Il a aussi souligné les difficultés des services publics
de communication. «Nous pouvons dire aujourd’hui que la presse publique
agonise, le cinema se meurt et l’industrie du livre se cherche», a dit Modibo
Ba, avant d’énumerer des acquis.
Issa Bengaly déclarera que dans la nécessité
d’une adaptation de leur philosophie syndicale, en tant que Maliens, au rythme
du renouveau syndical, mais aussi avec l’appui de l’état et des spécialistes
nationaux et internationaux, l’ UNTM a élaboré un Pacte de stabilité social et
de croissance. «Bien mené, ce pacte est un cadre de réglementation des libertés
et peut faire gagner des acquis dans la paix. Il est loin d’être l’extinction
des libertés syndicales comme le pensent certaines hautes responsabilités de la
gouvernance, certains directeurs de service. Il ne peut non plus être un prétexte
pour créer des syndicats satellites», a averti le secrétaire administratif de
la plus grande centrale syndicale.
Pour le chef de cabinet du département en
charge de la Communication, le syndicalisme rime avec un esprit d’ouverture et
d’écoute pour mieux appréhender les doléances. Et Mohamed Ag Albachar a espéré
voir ces assises s’inscrirent dans cette dynamique pour faciliter le travail de
son département. Il s’est dit aussi persuadé que le thème inspirera davantage
le SNIPIL à jouer pleinement son rôle dans le Mali Kura.
Les «fake news»
peuvent causer des désastres en temps de crise et de guerre. Pour lui, le SNIPIL
doit s’investir aussi à ce niveau pour freiner sur les réseaux sociaux
l’expansion de nouvelles sans fondement.
«Syndicalisme et responsabilité, appelle à revendiquer, mais tout en tenant
compte des facteurs de stabilité, de cohésion sociale et de paix dans un
contexte fragilisé comme le nôtre. C’est tout le sens qu’il faut donner à la
signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le
gouvernement et les partenaires sociaux» a relevé Mohamed Ag Albachar.
Et d’exhorter les congrésistes au respect de
l’éthique et de la déontologie pour le devenir du secteur, sans lesquels le
journalisme, la communication et le métier de l’écriture n’auront pas de sens. Auparavant, il avait salué la mémoire du défunt
secrétaire général Abdramanane Infa Touré, qui était engagé sur le front social
pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Un syndicaliste
rompu à la tâche et ouvert au dialogue et à l’apaisement.
À l’issue des ces assises, Bassaro Haïdara de l’Amap a été élu à la tête d’un bureau consensuel de 31 membres. Il y a aussi deux commissions de contrôle et de discipline de trois membres chacune. Le nouveau secrétaire général du SNIPIL qui place désormais son mandat sous la responsabilité syndicale indique que le syndicalisme c'est défendre les droits de l'entreprise. Il explique être prêt à travailler dans ce sens pour rehausser l'image du SNIPIL et du syndicalisme dans son ensemble.
Babba COULIBALY
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