Le lauréat et le DG de l’Amap, Alassane Souleymane (d)
Cette distinction lui a été décernée, lundi dernier, au cours d’une cérémonie organisée à l’École supérieure de géologie et des mines (ESGM) de Magnambougou, dans le cadre de la 27è édition de la Quinzaine de l’environnement. Placée sous le haut parrainage de la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mariam Doumbia Tangara, cette initiative est portée par un consortium regroupant le Journal Vert du Mali (JVM-Mali) et l’ONG BIO7-Mali. Le Prix Éco-Champion du Mali vise à distinguer les acteurs les plus engagés dans la protection de l’environnement, qu’ils soient issus du monde de la recherche, des médias, des entreprises, de la société civile ou de la citoyenneté active.
Dans la catégorie Presse écrite, le jury a porté son choix sur Makan Sissoko en raison de la qualité de ses productions journalistiques et de la régularité avec laquelle il traite les problématiques environnementales. Les organisateurs ont souligné que les critères d’évaluation reposaient notamment sur la pertinence des sujets abordés, la qualité des contenus produits ainsi que la constance dans la couverture des enjeux liés à l’environnement. Au nom des lauréats des médias, Aguibou Coulibaly, journaliste à l’ORTM et vainqueur dans la catégorie Radio, a salué l’initiative.
Il a exhorté les professionnels des médias à poursuivre leurs efforts de recherche, de documentation et d’investigation, afin de fournir une information fiable sur les questions environnementales. Selon lui, la mission du journaliste est avant tout d’informer et de sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques de préservation de l’environnement.
Pour sa part, le directeur du Journal Vert du Mali, Adama Sissoko, docteur en géographie de l’environnement, a rappelé que cette cérémonie s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis 2022 pour promouvoir le journalisme environnemental. «Nous avons voulu récompenser les journalistes les plus méritants, afin d’encourager davantage les professionnels des médias à s’intéresser aux questions environnementales», a-t-il expliqué.
La cérémonie a également été marquée par la remise des distinctions de la première édition du Prix Yacouba Savadogo-Espace AES, destiné à honorer les acteurs engagés dans la protection de l’environnement au sein de la Confédération des États du Sahel. À travers ces récompenses, les organisateurs entendent encourager les initiatives en faveur du développement durable, de la lutte contre la désertification et de la préservation des ressources naturelles.
Le lauréat Makan Sissoko a présenté, hier, son prix au Directeur général de l’Amap, Alassane Souleymane, qui lui a exprimé toute sa fierté et félicité la Rédaction pour le travail de qualité abattu au quotidien. Il a souhaité que cette distinction de Makan Sissoko fasse des émules, afin que l’Essor remporte des prix encore plus prestigieux.
Mohamed DIAWARA
La ville de Kayes a été ravitaillée par une importante quantité de farine acheminée sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa), un ouf de soulagement pour les boulangers et pâtissiers confrontés à une baisse inquiétante des stocks depuis plusieurs jours..
Bani Touré, représentant de la grande famille Touré de Bamako, explique que Bamako était, à l’origine, une bourgade où vivaient à peine 500 âmes. « Bamako est devenue une grande ville, grâce aux bénédictions faites par les sept familles maraboutiques qui sont : Koromakan, Kallé, Haïd.
Communément appelé «Jumah missiri ba», l’édifice religieux peut accueillir jusqu’à 20.000 fidèles. Depuis son inauguration officielle, le 30 juillet 1976, il a connu quatre imams de la famille Kallé. Mais sa proximité avec le Grand marché l’a rendu très vulnérable au fil des année.
Trois forages ont été inaugurés hier à N’tabacoro. Au grand bonheur des habitants de ce quartier où l’eau est une denrée rare. Ces forages ont été officiellement mis en service par le conseiller spécial du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, en présence du sous-préfet de B.
«Avant, nous buvions l’eau du fleuve. Aujourd’hui, celui qui en boit finit à l’hôpital. » Dans la salle de conférence de l’Agence du Bassin du fleuve Niger (ABFN), ce témoignage de Kôkê Siminta résonne comme un avertissement. Derrière ces mots se dessine une réalité inquiétante .
Entre fumées toxiques, eaux souillées et nuisances permanentes, les riverains de la Zone industrielle de Bamako vivent depuis des décennies dans un environnement qu’ils jugent de plus en plus invivable. Au bord du fleuve Niger, pêcheurs, éleveurs et habitants dénoncent une catastrophe écolo.