Vingt-six jours après avoir reçu sa lettre de mission des mains du chef de l’État, le Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale a rendu officiellement son rapport sur la première phase du processus de paix entre les fils et filles du Mali. Une initiative qui marque le début d’un processus destiné à aboutir à l’apaisement des cœurs, pour la grande fraternité légendaire entre les Maliens. Le document recommande pour la suite du Dialogue, la tenue des phases communales, régionales et du District de Bamako, celles des représentations diplomatiques et du niveau national.
La cérémonie solennelle de
remise était présidée hier par le président de la Transition, le colonel Assimi
Goïta dans la salle des banquets du palais de Koulouba. L’événement, de portée
historique, a enregistré la présence du Premier ministre, Choguel Kokalla
Maïga, du président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw.
Mais aussi des membres du gouvernement dont le ministre d’État, ministre de
l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye
Maïga et le ministre chargé de la Réconciliation, le colonel-major Ismaël Wagué
et bien d’autres personnalités.
Dans son allocation, le
président du Comité de pilotage a rappelé que conformément aux missions
assignées par le chef de l’État, le 5 février dernier lors de son installation,
son équipe est venue présenter les résultats de ses réflexions. Selon l’ancien
Premier ministre, cette volonté de Dialogue direct du chef de l’État, colle à
une célèbre citation du sage africain, le président Nelson Mandela : « C’est
facile de tout casser et de détruire, les héros sont ceux qui font la paix et
qui construisent ». Cette initiative présidentielle, ajoutera-t-il, est une
invitation à nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora à devenir les
nouveaux héros qui font la paix et qui construisent un Mali kura. Ce, pour
faire la belle leçon à ceux qui détruisent et cassent.
«Durant cette première étape, les membres du Comité de pilotage se sont mis à pétrir pour fabriquer dans le banco de Djenné et de Sikasso, dans l’alhor de Tombouctou, dans le ciment de Dio, dans le sable fin du Tilemsi et avec les eaux du Djoliba, de la Falémé et du Bani, les premières briques de ce Mali de paix et de réconciliation », a développé Ousmane Issoufi Maïga. Pour lui, l’atelier national de validation des TDR qui a été une parfaite réussite, a permis d’offrir le meilleur matériau de travail surtout de construction de la paix pour les prochaines étapes cruciales du Dialogue inter-Maliens.
UN PAS DÉCISIF- Cinq
thématiques ont été retenues : Paix, Réconciliation nationale et Cohésion
sociale ; Questions politiques et institutionnelles ; Économie et Développement
durable ; Aspects sécuritaires et de défense du territoire ainsi que la
Géopolitique et l’Environnement international. « Chaque thématique a été
développée sous l’angle de son apport à la paix et la réconciliation nationale,
et est assortie de plusieurs sous-thèmes prenant en compte les préoccupations
de nos compatriotes. Toute chose qui permet de rester dans l’esprit du Dialogue
inter-Maliens nouveau que le Comité de pilotage ambitionne de réussir sous le
leadership du colonel Assimi Goïta, a déclaré Ousmane Issoufi Maïga.
L’occasion était opportune
pour lui de souligner que les travaux préliminaires du Comité de pilotage et
l’atelier national de validation des TDR, ont tous été des mini dialogues
inter-Maliens, à travers des échanges francs, directs, vifs. Ces réflexions ont
permis de prendre le pouls du pays profond et des Maliens établis à
l’extérieur. Ce mois d’analyses
profondes a aussi permis aux membres du Comité de pilotage d’écouter et
comprendre les doutes, les suspicions, et les colères des uns et des autres.
C’est pourquoi, il y a lieu
de montrer des signaux forts pour briser la glace de la méfiance et de la
crainte de l’autre, a-t-il noté. Avant d’estimer qu’il urge de rétablir la
confiance entre Maliens. À ce sujet, il
a souligné que cette première phase a permis à son équipe de retenir dix grands
enseignements qui doivent inspirer pour les futurs débats : les Maliens aiment
le Mali ; la classe politique et la société civile doivent inspirer confiance ;
la restauration de l’autorité de l’État ; l’amélioration du débat
civilo-militaire sur l’appartenance des Forces armées et de sécurité au peuple,
la remise des Maliens au travail.
Pour terminer, le président du Comité de pilotage a rendu un vibrant hommage aux autorités de la Transition pour la disponibilité des moyens mis à la disposition de son équipe, dont chaque membre reste disposé à aider le Mali. Cela, quelel que soit la suite qui sera réservée au processus qui a déjà franchi un pas décisif.
Aboubacar TRAORE
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