Les forces vives de la Nation sont sorties massivement le samedi 9 mai au Stade Mamadou Konaté pour une mobilisation patriotique de soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux autorités de la Transition après les attaques terroristes ayant visé plusieurs localités de notre pays le 25 avril dernier. Placé sous la présidence du Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ce rassemblement d’envergure est intervenu dans un contexte de recueillement suite à ces attaques et de détermination des Maliens à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.
Les attaques terroristes du 25 avril dernier ont coûté la vie à plusieurs citoyens, civils et militaires, dont le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général d’armée Sadio Camara. Loin d’entamer le moral des populations, cet évènement douloureux a agi comme un catalyseur pour réaffirmer le pacte de confiance entre le peuple et ses défenseurs.
Dans un stade archicomble, vibrant au rythme de la présence massive des jeunes et des femmes, la cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national, en présence d’une dizaine ministres et de plusieurs invités de marque. Le célèbre griot Bourama Soumano a ouvert le bal des allocutions en exaltant la grandeur du pays et des autorités, rappelant que «la victoire est au bout de l’effort et qu’ensemble, nous vaincrons», avant de laisser la place à un intermède musical.
Ibrahim Cissé, président du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ), a pris la parole pour saluer la mobilisation citoyenne à travers tout le territoire. Revenant sur les évènements du 25 avril, il a martelé que l’unité malienne est la meilleure réponse face au terrorisme. Avant de plaider pour un volontarisme accru dans le recrutement au sein des Forces de défense et de sécurité et d’exhorter les populations à collaborer étroitement avec les FAMa par le partage d’informations.
Tout comme lui, Mme Kouyaté Goundo Sissoko, représentante de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo) a porté la voix des femmes en déplorant les attaques terroristes coordonnées. Appelant à la résilience, elle a déclaré que « nous sommes tous des militaires» et a exhorté chaque Malien à ne pas céder à la peur, car c’est l’objectif recherché par les terroristes. Pour elle, le soutien aux FAMa doit se traduire par la concorde, le don de soi et la vigilance. Enfin, le coordinateur des chefs de quartiers, Seydou Sangaré, a prié pour le repos de l’âme des disparus tout en réaffirmant la souveraineté infinie du Mali au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
Il a salué le leadership du Général d’armée Assimi Goïta, tout en mettant en garde contre la mauvaise utilisation des réseaux sociaux et en invitant les médias à diffuser une information responsable. Le point d’orgue de cette journée de mobilisation a été le discours du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement. Le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly a indiqué qu’à travers cette épreuve difficile, le Mali reste debout, uni et souverain. Il a dénoncé les attaques lâches du 25 avril qui visaient à ébranler la stabilité et la dignité nationales, tout en félicitant le peuple de n’avoir cédé, ni à la peur, ni à la manipulation.
Transmettant les salutations du Président de la Transition et du Premier ministre aux forces vives qui se sont mobilisées en nombre, le ministre Issa Ousmane Coulibaly a salué la résilience, la patience, la vigilance et l’attachement profond des Maliens à l’unité nationale. Face aux campagnes de désinformation, de mensonges et de déstabilisation médiatique venues de l’extérieur, le ministre Issa Ousmane Coulibaly a opposé la vérité, le calme, la sérénité et la solidarité, affirmant que le Mali n’acceptera jamais que son destin soit écrit par d’autres que les Maliens eux-mêmes.
« Aujourd’hui, nous ne pleurons pas nos héros, nous ne pleurons pas nos martyrs, nous les célébrons », a-t-il déclaré avec émotion, tout en rappelant que leur sacrifice oblige la Nation pour l’éternité. Il a appelé à un soutien indéfectible derrière ceux qui assurent la défense du pays, soulignant que lorsque le Mali se lève comme un seul homme, c’est toute l’Afrique qui l’observe avec fierté.
Le peuple et les FAMa scellent un pacte
Il est environ 15 heures le samedi 9 mai et le stade Mamadou Konaté est déjà plein à craquer, pas à cause d’un match de football mais pour une cause nationale. Aux abords de l’infrastructure sportive, l’effervescence est totale : des tentes géantes dressées à cette occasion accueillent ceux qui n’ont pas pu se frayer un chemin à l’intérieur. Équipés d’écrans géants, ces stands permettent à des centaines de citoyens de suivre l’évènement en direct, prolongeant la ferveur du stade jusque dans la rue. De gauche à droite, des files interminables de cars venus de tous les quartiers et localités environnantes de Bamako sont garés, ayant assuré le transport de milliers de manifestants convergeant vers ce point unique.
Le dispositif de sécurité, bien que discret, est omniprésent pour garantir la sérénité de cette grande mobilisation. Des éléments des Forces de l’ordre et des agents munis de gilets de protection veillent sur chaque point stratégique. Plus impressionnant encore, des unités des Forces spéciales, accompagnées de chiens renifleurs, gardent un œil vigilant sur les accès. Sous une chaleur de plomb, près du grand portail, les vendeurs ambulants se frottent les mains, proposant des sachets d’eau et des boissons fraiches.
L’unité nationale s’affiche en grand format dès l’entrée du stade : « le peuple et les FAMa : un seul corps, un seul combat ». Tandis que sur d’autres affiches et écrans géants, il est écrit en gros caractère : « refusons les rumeurs, défendons la vérité » ou « le Mali vaincra ».
L’émotion est montée d’un cran lors de l’intermède musical assuré par le duo Luka Prod et Maïmouna Soumbounou. Leurs voix, portées par une sonorisation puissante, ont fait vibrer les gradins à travers un chant sur la gloire de l’Armée malienne et sur le Président de la Transition. Ce moment a transformé le stade en une immense chorale patriotique, renforçant le sentiment d’appartenance à une nation debout.
Dans les tribunes, l’ambiance offre un mélange fascinant de solennité et de ferveur, formant une véritable mosaïque malienne. On y voit des chefs traditionnels et des représentants des communautés du Nord, siégeant côte à côte avec des leaders d’opinion et des jeunes. Les femmes de Kati et d’ailleurs occupent des sections entières, apportant une touche de couleur avec leurs pagnes et leurs pancartes de soutien. Sous l’ombre tutélaire du stade Mamadou Konaté, l’écran géant affiche une promesse de paix : « aucune communauté n’est l’ennemie, notre combat est contre la violence ».
Au sommet de l’estrade centrale, les officiels se succèdent pour porter des discours vibrants sous les ovations du public. Alors que la manifestation touche à sa fin, les participants repartent par petits groupes. Au-delà des discours, Bamako a envoyé samedi une image de résilience au reste du monde : celle d’un peuple qui, par sa diversité, choisit de faire bloc derrière ses Forces de défense et de sécurité pour dessiner son propre destin.
Souleymane SIDIBE
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