La première édition de la Semaine du numérique se tient depuis hier au
Centre international de conférences de Bamako. L’évènement a été officiellement
lancé par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la
Modernisation de l’administration, Harouna Mamadou Toureh, qui représentait le
chef du gouvernement.
C’était en présence du président de l’Autorité malienne
de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de
la communication et des postes (AMRTP), du président de la Haute autorité de la
communication (Hac) et de nombreux dirigeants des structures opérant dans le domaine
du numérique et de la communication.
Ce rendez-vous de deux jours met en lumière le potentiel numérique dans
des domaines divers. Le thème retenu pour cette première édition porte sur les
«TIC au cœur de la modernisation de l’administration». Au total, une
cinquantaine de stands d’exposition sont installés dont celui de l’Agence
malienne de presse et de publicité (Amap).
Dans ce stand, qui a reçu la visite
des officiels, sont exposés la version numérique de L’Essor, les photos
d’archives des grands évènements du pays, les anciens numéros (tous numérisés)
du quotidien national L’Essor. On peut y voir aussi des exemplaires de Kibaru,
le journal en langues nationales et le site web de l’Agence nationale de
presse.
À la faveur des panels organisés en marge de cette Semaine, les
participants discuteront de tout ce que le numérique peut apporter à la
modernisation de l’administration.
Aussi, un concours sera-t-il organisé entre
les startups, à qui des stands gratuits ont été offerts pour leur donner la
possibilité d’exposer leurs savoir-faire. Pour le fondateur de Lenali et président de l’Association Mali Startup,
Mamadou Gouro Sidibé, le numérique est le futur vecteur transporteur vers
l’emploi de demain.
«Cette rencontre est un espace pour débattre des enjeux et perspectives du secteur à travers des panels des experts. Le secteur du numérique est un secteur à fort potentiel économique qui, bien exploité, assurera à coup sûr le développement socioéconomique, l’autosuffisance et la souveraineté», a expliqué le directeur national de l’économie numérique, Abdoul Kader Ky.
STIMULER LA COMPÉTITIVITÉ- En procédant à l’ouverture officielle, le
ministre Harouna Mamadou Toureh a indiqué que la tenue de la première édition
de la Semaine du numérique est une activité phare de son département.
Il a
expliqué que le thème retenu pose la problématique de l’implémentation des
technologies de l’information et de la communication dans la modernisation et
la transformation de notre administration.
Il s’agit pour notre pays d’engager
des réformes en vue d’harmoniser ses visions et objectifs dans le cadre de la
transformation digitale de l’administration. Toute chose qui contribuera, selon
le ministre Toureh, à la maîtrise des procédures de certaines fonctions
essentielles au niveau de notre administration avec un impact positif sur la
vie des citoyens. «L’avenir appartient désormais aux pays qui s’adaptent
constamment à cette révolution numérique.
Chaque jour, la liste des innovations
s’allonge passant de l’intelligence artificielle à l’Internet des objets et
plusieurs autres projets qui nous laissent envisager d’immenses progrès en
matière de santé, de développement rural, de sécurité, de culture,
d’éducation», a déclaré Me Harouna Mamadou Toureh.
Pour lui, la première phase du Programme de développement
institutionnel (PDI) a posé les jalons de cette transformation par
l’informatisation de l’administration publique, confiée à l’Agence des
technologies de l’information et de la communication (Agetic) comme mission
première.
C’est dans la même optique qu’en 2015, le gouvernement a adopté le
document de Politique nationale de développement de l’économie numérique,
assortie d’un plan d’actions «Mali numérique 2020».
La direction nationale de
l’économie numérique est chargée de la mise en œuvre de ladite politique qui
vise à mettre en place un e-gouvernement par la dématérialisation de l’ensemble
des procédures et fonctions vitales de l’administration pour plus d’efficacité
et de visibilité.
Pour stimuler la compétitivité et la créativité au sein du secteur
privé, il est créé au sein dudit ministère un cadre pour que les jeunes esprits
(startup) les plus brillants viennent exposer leurs innovations et
savoir-faire.
À cet égard, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration préconise que le génie malien se manifeste au terme de cette première édition de la Semaine du numérique.
Babba COULIBALY
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