La
ministre Oumou Sall Seck face aux hommes de médias
Faire de
l’entrepreneuriat un moteur de création de richesses et de souveraineté
économique. C’est l’ambition affichée de la deuxième édition du Salon
international de l’entrepreneuriat AES (SIE-AES), prévue du 18 au 21 novembre
prochain à Bamako, sur l’esplanade du stade du 26 Mars. L’annonce a été faite
hier par la ministre de l’Entrepreneuriat national, Oumou Sall Seck, lors d’une
conférence de presse organisée dans les locaux de son département. La
Guinée-Conakry sera le pays invité d’honneur de cette édition placée sous le
haut parrainage du président de la Transition, Son Excellence le Général
d’armée Assimi Goïta.
Après une
première édition qui a enregistré plus de 6.000 participants, 15.000 visiteurs,
164 exposants et 208 candidatures au concours de plans d’affaires, le SIE-AES
revient avec l’ambition de franchir une nouvelle étape. Cette rencontre se veut
désormais un espace d’échanges, d’innovation, de formation et de création
d’opportunités pour les entrepreneurs, les investisseurs et les différents
acteurs de l’écosystème économique.
Placée
sous le thème « Entrepreneuriat au cœur de la souveraineté et de la
transformation économique : de la culture entrepreneuriale à la création
de valeur dans l’espace AES », cette deuxième édition mettra un accent
particulier sur la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat (SNE) et son plan
d’actions 2026-2030.
Plusieurs
panels seront consacrés à la présentation et à l’appropriation de cette
stratégie qui repose sur six axes majeurs : l’amélioration de
l’environnement des affaires, le développement des compétences
entrepreneuriales, l’accès des entreprises aux marchés publics et privés, la
promotion de la technologie et de l’innovation, l’amélioration de l’accès au
financement ainsi que le renforcement de la sensibilisation et du réseautage.
Pour la
ministre Oumou Sall Seck, le choix du thème traduit une conviction forte :
la souveraineté économique passe également par la capacité à entreprendre,
produire, transformer et valoriser les ressources nationales. Elle a rappelé
que l’entrepreneuriat occupe une place centrale dans la vision de développement
portée par les autorités, notamment à travers la vision « Mali Kura Niètaasira
ka ben san 2063 ma ».
Selon
elle, le développement d’un secteur privé dynamique constitue un levier
essentiel pour créer des emplois, renforcer la compétitivité de l’économie et
offrir de nouvelles perspectives aux jeunes et aux femmes. « Il s’agit de faire
en sorte que les idées deviennent des projets, que les projets deviennent des
entreprises et que ces entreprises créent de la valeur pour le pays », a-t-elle
expliqué. Le SIE-AES ne sera pas limité aux seuls pays de la Confédération des
États du Sahel. Plusieurs pays africains et partenaires internationaux sont
attendus, notamment la Guinée-Conakry, la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Ghana, le
Rwanda, le Sénégal, le Brésil, la Tunisie, l’Allemagne et l’Égypte. Cette
ouverture vise à favoriser les échanges d’expériences, les partenariats
économiques et la coopération entre entrepreneurs.
Pendant
quatre jours, les participants auront accès à des conférences, des formations,
des ateliers pratiques et des espaces d’exposition consacrés aux produits, aux
innovations et aux initiatives entrepreneuriales. Des rencontres entre porteurs
de projets, investisseurs et partenaires sont également prévues, afin de
faciliter la mise en relation et l’accompagnement des initiatives.
Une
compétition de plans d’affaires figure aussi au programme. Destinée notamment
aux jeunes et aux femmes entrepreneures, elle récompensera les quatre meilleurs
projets avec des prix compris entre 1,5 million et 4 millions de Fcfa. Les
candidats doivent être ressortissants du Mali ou d’un pays de l’espace AES et
disposer d’un projet entrepreneurial.
Pour Oumou
Sall Seck, la souveraineté économique ne signifie pas l’isolement. Elle repose
plutôt sur la capacité à transformer localement les ressources, développer les
chaînes de valeur, conquérir de nouveaux marchés et établir des partenariats
équilibrés avec d’autres pays.
Revenant
sur la première édition, la ministre a souligné qu’elle avait permis de mettre
en lumière le potentiel de la jeunesse malienne et de créer des passerelles
entre entrepreneurs, investisseurs et partenaires. Pour cette deuxième édition,
elle appelle à une mobilisation accrue des acteurs de l’écosystème
entrepreneurial et sollicite l’accompagnement des médias pour mieux faire
connaître les opportunités offertes par le Salon.
La promotion de l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé sont désormais considérés comme des leviers majeurs de transformation économique et sociale. La création, en 2022, d’un département ministériel dédié à cette mission traduit la volonté des autorités de renforcer l’accompagnement des initiatives privées et de favoriser l’émergence d’une économie plus résiliente et créatrice d’emplois.
Siguéta Salimata DEMBÉLÉ
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