Sitafa Berthé : «Les semences locales de pomme de terre sont de bonne qualité»

La saison froide est propice pour la culture de la pomme de terre. En cette période de semis ou encore de plantations de semences de la pomme de terre, Sitafa Berthé, président de la Coopérative des producteurs de semence de la pomme de terre (Faso shi) de Sikasso, mais aussi de la Confédération nationale des producteurs de pomme terre du Mali, met en valeur les semences locales

Publié mardi 13 janvier 2026 à 09:46
Sitafa Berthé : «Les semences locales de  pomme de terre sont de bonne qualité»

L’Essor : Comparativement aux semences importées d’Europe, comment se porte le marché des semences locales de la pomme de terre ?

Actuellement, les semis ou encore plantations de semences se passent bien, car c’est la période idéale. C’est dans la fraicheur que la pomme de terre se développe bien. En outre, en 2017, la coopérative était confrontée à un problème d’écoulement au niveau régional. Cependant, ces semences locales étaient très prisées par les régions du Nord notamment Tombouctou à près de 90%. Également, les pays comme le Benin et le Burkina Faso s’en approvisionnaient. Actuellement, ces semences locales sont préfinancées par les producteurs de Sikasso, les ONG ainsi que plusieurs projets et programmes. Elles sont de bonne qualité et coûtent moins cher comparativement aux semences importées de l’Europe. Le sac de 25kg est cédé à 25.000 Fcfa et le kilo fait 1.000 Fcfa tandis que celles qui sont importées de l’Europe oscillent entre 30.000 Fcfa à 75.000 Fcfa le sac de 25kg et 1.500 Fcfa et 3.500 Fcfa le kilo. Il n’y a pratiquement pas de différence entre les tubercules de ces deux semences, si ce n’est pas l’emballage. Notre semence est certifiée. On collabore avec l’IPR/IFRA de Katibougou et le laboratoire de semence de Bamako-Sotuba. Ce dernier travaille sur le prélèvement du sol (champ), l’analyse de l’eau…pour assurer la bonne qualité de nos semences. Cette année, la coopérative des producteurs de semences de pomme de terre de Sikasso a produit 25 hectares et écouler environs 8.000 sacs de 25 kg.


L’Essor : Quelles sont les difficultés des producteurs qui utilisent les semences locales de pomme de terre ?

Ils sont confrontés à plusieurs difficultés, à savoir le besoin crucial de financement, de technique de certification, l’insuffisance des équipements d’irrigation et de production (planteuses, butteuses, arracheuses et moyens de transports). Nous avons surtout besoin d’un fonds de roulement pour faire une grande production, afin de réduire considérablement notre dépendance de la France.  


L’Essor : Dans le cadre de la Confédération AES, avez-vous prévu de faire quelque chose avec les producteurs de semences de pomme de terre des autres pays membres ?

La Confédération de l’AES, c’est l’actualité. Ainsi, j’ai échangé avec les producteurs de semences du Burkina Faso et du Niger. Nous avons prévu, de commun accord, de mettre en place une structure confédérale de l’AES par rapport à la production des semences locales. Si tout se passe bien, nous comptons unir nos efforts très prochainement.


L’Essor : Quel est votre appel à l’endroit des producteurs de pomme de terre pour la présente campagne ?

J’invite les producteurs à la prudence, car il y a une insuffisance d’eau dans certaines surfaces. À l’heure actuelle, ceux qui n’ont pas encore entamé les semis dans ces surfaces doivent chercher les bas-fonds les plus humides, sinon ils manqueront d’eau. Également, compte tenu de la situation actuelle du pays, je les invite à chercher des pompes solaires pour réduire leur besoin en carburant.


nterview réalisée

Mariam F. DIABATé

Amap-Sikasso

Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

Lire aussi : Télécommunications : Régulateur et consommateurs en quête d’offres plus équitables

Le premier forum 2026 organisé par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications (AMRTP), en partenariat avec les associations de consommateurs, a servi de tribune d’expression directe entre usagers, régulateur et autorités. L’objectif était d’interroger la pertinence des.

Lire aussi : La fin de la reconnaissance de la République Saharaoui par la République du Mali

Le gouvernement malien a officiellement motivé sa décision par une "analyse approfondie" du dossier du Sahara, qu'il juge avoir "un impact sur la paix et la sécurité sous-régionales»..

Lire aussi : Protocoles additionnels de l’AES : Le CNT donne son quitus

Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, hier en séance plénière, des projets de loi portant ratification des protocoles additionnels de la Confédération des États du Sahel (AES). Les travaux étaient présidés par le président de l´Organe législatif, le Général de corps d'armÃ.

Lire aussi : Communiqué du conseil des ministres du 23 avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 23 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat..

Lire aussi : Sécurité routière : Des données fiables pour mieux orienter les politiques publiques

Réunis à Bamako, les acteurs de la sécurité routière ont validé les statistiques 2025 des accidents de la circulation. L’objectif est de disposer de données fiables pour mieux orienter les politiques publiques et réduire la mortalité sur les routes. La rencontre s’est tenue hier au mini.

Lire aussi : Port de pêche de Mopti : Des dizaines de commerces réduits en cendres

Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les flammes ont, en revanche, ravagé une partie importante des installations commerciales de ce lieu névralgique de la Venise malienne. Des dizaines de magasins de stockage de poissons, des boutiques de vente de filets et de matériels de pêche.

Les articles de l'auteur

Kotoroni : Les Sikassois s’identifient à ce cours d’eau

Ce marigot prend sa source dans les hauteurs et zones humides au sud-ouest du Kénédougou. Il traverse la ville de Sikasso d’ouest à l’est.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié jeudi 09 avril 2026 à 08:24

Sikasso : L’AMPPT offre des dons aux personnes handicapées

La présidente de l’Association malienne des personnes de petite taille (AMPPT), non moins vice-présidente de la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (FEMAPH) et membre du Conseil national de Transition (CNT), Mme Kadidiatou Barry, a offert des vivres et non-vivres à 50 personnes vivant avec handicap et des personnes de petite taille de la Cité verte du Kénédougou..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 08 avril 2026 à 08:00

Sikasso : La semaine sportive, artistique et culturelle de l’académie d’enseignement a vécu

L’événement a été marqué par des concours de poésie, de lecture, de chorégraphie et de slam, ainsi que par des compétitions de football, de basketball et d’athlétisme.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié jeudi 02 avril 2026 à 08:27

Sikasso : Les grottes de Missirikoro, entre légende et mystères

La Région de Sikasso regorge de nombreux sites historiques parmi lesquels les grottes de Missirikoro. Un endroit à découvrir à tout prix.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:37

Souleymane Traoré alias Néba Solo : Le balafon, c’est aussi une identité sénoufo

Instrument emblématique, le balafon est depuis très longtemps admiré par les Maliens. Cet instrument de percussion était utilisé par les griots dans un premier temps avant d’être joué par toutes les catégories sociales. Il joue un rôle crucial dans la refondation de notre pays. Dans les lignes qui suivent, l’enfant de Nébadougou dans le Kénédougou, Souleymane Traoré alias Néba Solo, livre sa perception du balafon en milieu senoufo.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:30

Nuit du citoyen à Sikasso : 12 citoyens distingués pour leur engagement

La salle de conférence du gouvernorat de Sikasso a abrité, mardi dernier, la 2è édition de la «Nuit du citoyen». La rencontre était présidée par la gouverneure de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié lundi 23 février 2026 à 08:38

Sikasso : Le festival international nangnerki, un véritable espace de brassage culturel

Le stade Babemba Traoré de Sikasso vibre depuis le 10 février, et ce durant une semaine, au rythme du festival Nangnerki. Le «Nangnerki» est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. L’évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 18 février 2026 à 08:38

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner