Agence nationale d’assistance médicale : Le défi de l’accès équitable Aux soins relevé

L’Agence nationale d’assistance médicale (Anam) a assuré en 2024, à travers le Régime d’assistance médicale (Ramed), la prise en charge médicale gratuite de 36.191 personnes soit un taux de réalisation de 51,70%.

Publié mardi 21 janvier 2025 à 09:22
Agence nationale d’assistance médicale : Le défi de l’accès équitable Aux soins relevé

Le directeur général de l’Anam, Hameth Ben Hamane Traoré

 

 

 Le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, a fourni ces statistiques, vendredi dernier dans les locaux de l’Anam, lors de la 22è session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence. C’était en présence du directeur général de la structure, Hameth Ben Hamane Traoré. La session a permis d’adopter le rapport d’activités au 31 décembre dernier, de faire le point de l’exécution du budget sur la même période. Les administrateurs ont également validé le projet de budget et le plan de travail 2025.

Le budget de l’Anam au titre de 2025 est équilibré en recettes et en dépenses à plus de 2,6 milliards de Fcfa contre environ 2,9 milliards de Fcfa l’année précédente, soit une diminution de 12%. Ce budget est composé de 58,13% de subvention de l’État, 11,18% de contributions des collectivités territoriales et de 30,68% d’appui des Partenaires techniques et financiers (PTF). Cette année, l’Agence a décidé de se doter d’un plan de travail axé sur 92 activités et bâti autour des engagements institutionnels, de l’immatriculation et des prestations médicales.

Mais aussi du renforcement des capacités, du développement du système d’information, de la gouvernance et de la communication. Le secrétaire général du ministère en charge de la Santé a indiqué que 53,41% du budget de l’année dernière ont été mobilisés dont 105% de l’État, 44,44% des collectivités et 10,25% des PTF.

Dr Abdoulaye Guindo a expliqué que 52 activités sur 74 programmées ont été réalisées en 2024 soit un taux de réalisation de 70,27%. Ces actions exécutées ont porté, entre autres, sur l’immatriculation au Ramed de 68.778 nouveaux bénéficiaires sur une prévision annuelle de 100.000.

Il dira également que l’Agence a mobilisé plus de 130,6 millions de Fcfa au titre des contributions des collectivités territoriales, avec 12 nouvelles communes ayant payé leurs contributions, soit 44,44% de la mobilisation totale. Ce niveau de réalisation des activités constitue un indicateur de leur capacité à relever le défi de l’équité dans le domaine de l’accès aux soins de santé, a apprécié le secrétaire général du ministère en charge du Développement social.

Il a souligné que les chiffres présentés représentent des vies sauvées et de l’espoir insufflé en d’innombrables Maliens. La mise en œuvre du Ramed a connu des difficultés l’année dernière. À titre d’illustration, Dr Abdoulaye Guindo a énuméré la faible mobilisation des ressources des collectivités territoriales, la rupture fréquente de produits pharmaceutiques dans les établissements publics de soins de santé.

S’y ajoutent le coût de plus en plus élevé de la prise en charge médicale des blessés de guerre et le faible intérêt de certains établissements de santé pour la prise en charge médicale des indigents. Pour relever le défi de la mobilisation des ressources, l’Anam a créé un service entièrement dédié au recouvrement des contributions des collectivités territoriales.

Le directeur général de l’Anam a précisé que ce service est opérationnel depuis 2023. Sur 800 communes, a relevé Hameth Ben Hamane Traoré, seules 100 ont contribué aux dispositifs du Ramed. Le phénomène de l’apparition des démunis sur les réseaux sociaux pour lancer des demandes de prise en charge médicale gratuite est une préoccupation de l’Anam.

Le directeur général de la structure a invité les personnes vivant cette situation à se présenter auprès du Ramed pour bénéficier de la prise en charge gratuite.

Mohamed DIAWARA

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