Garantiguibougou : Un écolier s’échappe des mains de ses ravisseurs

À quatorze ans, ce garçon que nous désignons par ses initiales F.S. mettra du temps à oublier ce calvaire que lui ont imposés ses ravisseurs. En effet, il y a quelques semaines, des individus avaient séquestré quelque part à Garantibougou, quartier populaire de la Commune V du District de Bamako. Heureusement qu’avec le temps, les choses ont tourné en sa faveur, car le garçonnet est parvenu à s’échapper des mains de ses ravisseurs.

Publié mardi 05 mai 2026 à 08:00
Garantiguibougou : Un écolier s’échappe des mains de ses ravisseurs

Nos sources rapportent que le jour des faits, comme dans ses habitudes, le  petit avait quitté le domicile familial, sis à Missala, pour se rendre dans son établissement scolaire à l’autre bout du même quartier. Ce jour-là, il se doutait de tout sauf que, quelques heures plus tard, il aurait affaire à des kidnappeurs.  «Le malheur survient très souvent  à un moment où on s’y attend le moins», dit-on.

Ainsi, ce jour-là,  lorsqu’il a pris la route de l’école,  tout se déroule normalement sans inquiétude. Mais à un moment donné, une Sotrama s’immobilisa non loin de lui. De ce véhicule de transport en commun, surgirent trois individus de sexe masculin. Ils abordèrent le garçon à qui ils donnèrent l’impression de s’être perdus de leur destination finale. Sans y voir de problème, F.S qui n’a rien vu de mal en cela, leur indiqua de bonne foi le chemin à prendre pour arriver à leur destination.

 

Le début d’un calvaire- Comme ces inconnus avaient autre chose en tête, ils ont feint l’ignorance. Ils demandèrent au garçon qu’ils préfèrent qu’il monte dans leur minibus pour qu’ils fassent chemin ensemble. Dans un premier temps, le garçon se fit méfiant de monter dans le véhicule de ces individus qu’il venait de rencontrer juste au bord de la route. Mais ses futurs ravisseurs insistent. Le garçon qui avait tenté de résister a fini par céder. Puis les heures qui ont suivi furent indescriptibles pour lui, car c’était le début du calvaire pour lui. 


Le jeune homme était très rassuré car il pouvait imaginer tout sauf qu’il allait être victime d’un mauvais plan en plein jour dans le quartier où il réside depuis des années avec ses parents. D’un pas hésitant, il s’approcha du véhicule puis tout d’un coup, il perdit connaissance. Ses ravisseurs l’avaient fait inhaler une substance gazeuse. Il était désormais entre les mains de ses  ravisseurs qui pouvaient faire de lui ce qu’ils voulaient. 

C’est ainsi qu’à son réveil, le pauvre F.S. s’est retrouvé allongé sur un sol très humide dans la pénombre d’un endroit qui ressemble à l’intérieur d’une grotte.  Lorsqu’il a entièrement retrouvé ses esprits, il a fait un constat qui le fit sursauter. Trois autres jeunes  garçons, quasiment de même âge que lui, étaient assis sur le sol humide, les poignets liés. « J’ai cru que j’allais mourir ce jour-là », confia-t-il, à nos sources.

Complètement esseulé dans un coin de cette grotte, le  petit n’avait pas le moindre contact direct avec ses ravisseurs. Ces derniers se manifestaient à lui juste par la lumière d’une lampe-torche.

Les choses sont allées ainsi jusqu’à la tombée de la nuit où la situation a basculé dans le bon sens pour lui. Un calme de cimetière commençait à régner sur les lieux. Les bruits de pas se faisaient rares. C’était une aubaine pour le jeune otage. Celui-ci tentera sa chance. Il profita de ce moment d’accalmie pour mettre toutes ses forces à contribution, et se libérer de la corde avec laquelle ses ravisseurs avaient solidement ligoté ses deux poignets.

Sur place, il murit un plan. Il se mit  à plat ventre pour ramper comme un serpent. Il tomba par hasard sur ce qui ressemble à une porte de sortie. Elle était presque couverte par des branchages de feuilles d’arbre à travers lesquels il pouvait entrevoir  une faible lumière. C’était une chance inouïe pour lui. Sans se poser de questions, il en sortit pour prendre ses deux pieds au cou  et s’enfuir dans le noir. Pieds nus,  le garçonnet a couru sans savoir vraiment quelle direction il prenait. Aidé uniquement par son instinct de survie, il courut  plusieurs dizaines de mètres avant de tomber par hasard sur le domicile d’un couple qui l’a accueilli d’abord avant de chercher à comprendre ce qui n’allait pas chez lui.

 

Expérience traumatisante- Vu l’état physique dans lequel le désormais jeune ex-otage se trouvait, ses hôtes ont immédiatement compris que quelque chose n’allait pas chez ce visiteur intrus. Monsieur et madame tentèrent de le calmer et l’aidèrent à retrouver ses esprits.

Après des échanges entre eux, le couple entra en contacte avec ses parents. Pendant ce temps, ces derniers se démenaient partout, et rémuaient ciel et terre pour avoir de ses nouvelles, sans succès. Connaissant l’emploi de temps de leur fils, ils savaient qu’il était très en retard, et s’inquiétaient. 

Entre temps, le petit avait retrouvé ses esprits. D’une voix tremblante, il appela son père : « Papa, viens me chercher », lâche-t-il au téléphone, la gorge nouée. Dans la foulée, c’est toute la famille qui se mobilisa pour le secourir et le sortir du pétrin.

Visiblement traumatisé par cette expérience, l’ex-otage n’a pu donner avec précision la moindre information sur ses ravisseurs, encore moins sur le lieu où ces derniers l’avaient gardé durant plusieurs heures. Tout ce qu’il a pu expliquer, c’est qu’ils l’avaient séquestré dans une grotte  dans les environs de Kalaban-Coro.

La suite des faits ne dit pas si les parents du jeune otage ont alerté la police pour voir clair dans cette histoire. Et jusqu’à ce jour, les faits sont restés comme tels. Quant aux ravisseurs du jeune homme, nul ne connaît leur motivation. Leur jeune victime se remet doucement du traumatisme qu’ils lui ont causé après des heures de captivité.

Mahawa DEMBÉLÉ ‎

Lire aussi : Élevage : Un dispositif national pour protéger le bétail malien

Dans les zones rurales, où le bétail constitue souvent la principale richesse des ménages, les défis liés à l'insécurité, la transhumance et l'accès aux ressources demeurent importants..

Lire aussi : Diéma : De redoutables coupeurs de route derrière les barreaux

En dépit de sa relative jeunesse (23 ans), le nommé O. S fait parler de lui de façon négative. Le garçon est à la tête d’une bande de sept individus qui se sont spécialisés dans la commission d’actes criminels, plus particulièrement le braquage à main armée..

Lire aussi : Hamdallaye ACI 2000 : Deux voleurs de motos interpellés par la police

B.T et B.D sont deux voleurs invétérés connus et reconnus par les limiers comme tels. Depuis quelques jours, les motocyclistes des secteurs où ils sévissaient peuvent souffler un ouf de soulagement..

Lire aussi : Torokorobougou : Des faux agents de sécurité, braqueurs et Tueurs

Les éléments du commissariat de police de Torokorobougou, en Commune V du district de Bamako, viennent de mettre fin aux agissements d’un trio de malfrats qui se faisaient passer pour des agents des forces de sécurité, alors qu’il n’en est rien..

Lire aussi : Centre commercial de Bamako : Fin de règne pour un trio de braqueurs

Les officiers de police, le commissaire principal Josué Kamaté, et son adjoint le commissaire Issa Kouma à la tête du commissariat du centre commercial en Commune III du District de Bamako, sont décidés à « assainir » le secteur qui relève de leur autorité. Leurs éléments viennent de me.

Lire aussi : Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako : Le suspect acquitté faute de preuves

«Association de malfaiteurs et vol qualifié commis en bande et à main armée », c’est l’infraction à laquelle Bakary Dioni a été inculpé devant la Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako. Face aux jurés, il devait s’expliquer d’abord, se défendre ensuite et convaincre la cou.

Les articles de l'auteur

Canicule : Les bamakois en quête de fraicheur

Face à une chaleur devenue étouffante, ventilateurs et humidificateurs rechargeables s’arrachent comme de petits pains. Ces équipements apparaissent désormais comme des alliés indispensables du quotidien.

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié jeudi 30 avril 2026 à 08:27

ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié mercredi 25 mars 2026 à 08:49

Coupe du monde 2026: de nouvelles règles approuvées par la FIFA

En vue de la Coupe du Monde 2026, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a officiellement enteriné une série de réformes radicales visant à éradiquer les temps morts ou limités les pertes de temps et enfin de fluidifier les rencontres ..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié samedi 14 mars 2026 à 16:36

PDI-BS : Le comité de pilotage se penche sur l’exécution de la 2è phase

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Garantigui Traoré, a présidé, hier, les travaux de la première session de la 2è phase du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Selingué (PDI-BS). C’était dans les locaux de la direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture, en présence des membres du Comité de pilotage..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié vendredi 13 mars 2026 à 09:59

Développement agricole : Le projet rizicole de Tombouctou entre dans sa phase active

Lancé le 16 octobre 2025 par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, le Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou (PMPRT) a tenu, hier, sa première session à la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:35

ABFN : DES actions structurantes prévues pour 2026

L’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) a tenu hier, à la direction nationale des eaux et forêts sis à N’tabacoro, la 23è session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie était présidée par la ministre de l’Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence du directeur général de l’ABFN, Moussa Diamoye..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié vendredi 09 janvier 2026 à 08:46

Nigeria : Le boxeur Anthony Joshua survit à un accident mortel

Le boxeur britannique a frôlé la mort après que le véhicule dans lequel il se trouvait a percuté un camion avant d’être transporté à l’hôpital pour passer des examens. Ce drame immense est survenu ce lundi lors d’un accident de la route. Le terrible choc a fait perdre à Anthony Joshua deux de ses amis les plus proches..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié mardi 30 décembre 2025 à 16:42

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner