. Ils sont
943 élèves sous-officiers, dont 23 personnels féminins, issus de toutes les
couches sociales et provenant de l’ensemble du territoire national. Cette
sortie a été également associée à la fin de formation professionnelle de 10 maréchaux
des logis dont quatre personnels féminins, tous issus de l’ESOGN de Banankoro.
La cérémonie présidée par le ministre de la Sécurité
et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, a
enregistré la présence du ministre de la Justice et des droits de l’Homme,
Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, de plusieurs officiers généraux,
ambassadeurs et représentants des organisations internationales accréditées au
Mali.
Les élèves sous-officiers ont reçu leurs diplômes
des mains d’officiers supérieurs. Portant le nom de feu adjudant-chef Boubacar
dit Boua Sanogo, le taux de réussite de la formation de cette promotion est de
98,31%. Le major est le maréchal des logis (MDL), Bourama Diakité qui a obtenu
la moyenne de 17,26/20 suivi de Hama Coulibaly qui a décroché 17,14 et Karim
Diallo 17,10.
Les sous-officiers ont été formés dans les domaines de la police
de proximité, le secourisme opérationnel piloté par les experts de la direction
générale de la Protection civile, le droit international humanitaire, les
droits de l’Homme, la violence basée sur le genre. Ainsi que l’aperçu sur la
police scientifique et technique, la sensibilisation sur les engins explosifs
improvisés et le terrorisme.
Dans son intervention, le commandant des écoles
et du centre de formation de la Gendarmerie nationale, le colonel Moutian Philémon
Diarra, a invité les élèves à prendre date avec l’histoire. «Parce qu’ayant
choisi d’être totalement au service de cette Nation qui vous est si chère. Dès
lors, vous devez donner le meilleur de vous-mêmes en tout temps et en tout lieu
pour répondre promptement à l’appel du devoir», a-t-il conseillé, tout en les
invitant à accomplir leur tâche et responsabilité dans la droiture, la vérité
et la justice.
De son côté, le ministre de la Sécurité et de
la Protection civile a, au nom du président de la Transition, félicité les
personnels d’encadrement pour la qualité de l’enseignement dispensé au profit
de cette promotion. Pour lui, c’est «le plus facile qui vient de finir et le
plus difficile va commencer». Il s’agit de la défense opérationnelle du
territoire, la lutte contre le terrorisme, la protection des personnes et des
biens. «Aujourd’hui, nous sommes face à une guerre asymétrique.
Personne ne
viendra faire le travail à notre place, c’est à nous de défendre notre pays, de
protéger nos populations et leurs biens», a fait remarquer le général de
brigade Daoud Aly Mohammedine, tout en soulignant que ce projet de
rajeunissement est une politique au niveau de toutes les Forces de défense et
de sécurité.
Pour le directeur général de la Gendarmerie
nationale, cette formation doit marquer leur esprit et l’image de leur parrain
feu l’adjudant-chef Boubacar Sanogo. Celui-ci est issu de la 22è promotion de
l’ESOGN et du contingent 2007 des Forces armées et de sécurité du Mali. Soldat
intrépide et affable, il est né le 19 juin 1987 à Koulikoro avant d’incorporer à
la Gendarmerie nationale suivant la décision N°08/MDAC-SG du 05 mai 2008.
Quelques jours après la célébration de son mariage, il fut désigné pour une mission de sécurisation des personnes et des biens, répondant ainsi à l’appel du devoir au poste de sécurité de Dandérésso dans la Région de Sikasso aux côtés d’autres gendarmes. Le jeudi 3 décembre 2021, le poste fut attaqué par une horde de terroristes où l’adjudant-chef Sanogo est tombé, les armes à la main en service commandé mettant ainsi fin à cette belle carrière professionnelle qui suscitait tant d’espoir.
Souleymane SIDIBE
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