Une vue des participants à la rencontre
Les chiffres témoignent de cette embellie. Du 3 au 16 août, le pays a enregistré l’arrivée de 1.430 citernes, représentant 66 millions 566.308 litres de carburant. Un volume qui traduit une amélioration considérable de la disponibilité des produits pétroliers sur le marché national. Toutes les régions sont désormais approvisionnées, à l’exception de Bandiagara où une rupture de gasoil est encore signalée.
Cette avancée est le fruit d’une stratégie collective. L’État a renforcé les mécanismes de suivi, diversifié les corridors d’approvisionnement et amélioré la coordination entre les différents intervenants. Les forces de défense et de sécurité ont également joué un rôle déterminant dans la sécurisation des axes de transport, permettant aux convois de carburant d’atteindre progressivement les différentes localités du pays.
Les opérateurs économiques, pour leur part, ont démontré leur capacité d’adaptation face aux contraintes logistiques et sécuritaires. Malgré un environnement difficile, ils ont maintenu leurs efforts pour assurer la continuité de l’approvisionnement. Une résilience saluée par les autorités, tout comme celle des populations qui ont fait preuve de patience et de responsabilité durant cette période éprouvante.
Autre motif de satisfaction : la baisse significative des cas de fraude. Pour le ministre Diallo, cet indicateur confirme que le dispositif mis en place commence à porter ses fruits et que la situation est désormais mieux maîtrisée. Toutefois, des défis demeurent. La hausse des cours internationaux du pétrole constitue une nouvelle pression sur le secteur. Pour anticiper d’éventuels impacts sur le marché national, le ministre a annoncé la tenue prochaine d’une réunion d’urgence avec le comité chargé de la fixation des prix des hydrocarbures. L’objectif : préserver la dynamique actuelle et éviter que les efforts consentis ne soient fragilisés.
La diversification des corridors d’approvisionnement reste également au cœur des priorités. Une cartographie des stations et points de vente situés dans les zones difficiles a été réalisée afin de mieux cibler les interventions et garantir une distribution plus équitable du carburant sur l’ensemble du territoire. Cette évolution répond aux orientations du président de la République, qui avait fixé comme priorité l’approvisionnement régulier du pays, la stabilisation du marché et le retour progressif à la normale.
« Nous pouvons avec satisfaction dire que la première phase est un acquis et que nous entamons avec confiance la seconde phase qui est celle de la stabilisation. Nous devons rester mobilisés, engagés et surtout vigilants », a déclaré Moussa Alassane Diallo.
Après l’épreuve, le Mali retrouve progressivement son souffle énergétique. La crise n’est peut-être pas totalement oubliée, mais elle semble désormais appartenir au passé récent. La vigilance reste de mise, car la stabilité retrouvée est le résultat d’un effort collectif qu’il faudra continuer à préserver.
Mariam A. TRAORÉ
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