L'évènement a rassemblé des fidèles venus de plusieurs quartiers de Bamako
L’événement, co-animé par les prêcheurs Ibrahim Ousmane Haidara dit Iba ou directeur général du Paradis «DGP» et Adam Nouhoum Diawara, a rassemblé un public nombreux composé de fidèles venus de plusieurs quartiers, ainsi que des autorités locales et des représentants de la communauté chrétienne, témoignant de l’esprit de vivre-ensemble qui a marqué la rencontre.
Dans un contexte marqué par la montée de certains fléaux sociaux, notamment la consommation de drogues, d’alcool et d’autres substances nocives, les organisateurs ont voulu faire de cette nuit de prêche un moment de sensibilisation et d’éducation. Pour les initiateurs, la parole religieuse demeure un puissant levier de conscientisation.
C’est dans cette optique que le prêcheur Chérif Ibrahim Ousmane Haidara, connu pour ses messages d’orientation à l’endroit de la jeunesse, a été invité à animer cette rencontre spirituelle. Dès son arrivée sur les lieux, le jeune guide des Ançars a été accueilli par une foule enthousiaste. Les fidèles, debout et en liesse, ont longuement acclamé le prêcheur dont les interventions attirent régulièrement une forte mobilisation. À chacune de ses prises de parole au cours de la nuit, des applaudissements et des exclamations d’encouragement fusaient dans l’assemblée, traduisant l’adhésion du public à ses messages.
Le guide des Ançars a livré un message axé sur l’éducation de la jeunesse, la cohésion sociale et la lutte contre les fléaux comme la drogue, l’alcool et la corruption. Prenant la parole, il a salué la décision du président de la Transition de décréter 2026 «année de l’éducation et de la culture». Il a également rendu hommage aux autorités pour les efforts consentis dans le cadre de la refondation du pays.
Entrant dans le vif du sujet, les prêcheurs ont longuement évoqué la problématique des réseaux sociaux. Selon eux, certains comportements observés sur ces plateformes sont contraires aux valeurs culturelles et religieuses. Iba Haidara a a également mis en garde contre les dérives liées à l’usage des réseaux sociaux, appelant les jeunes à adopter des comportements conformes aux valeurs religieuses et culturelles. «La diffusion d’images, de vidéos ou de messages jugés inappropriés peuvent constituer un péché et attirer la colère divine», a-t-il estimé.
Au cours de son intervention, Iba Haidara dit DGP a aussi insisté sur l’importance de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans un Mali qui en a fortement besoin. Un autre point majeur de son message a été la dénonciation de la toxicomanie sous toutes ses formes. Pour le jeune guide des Ançars, une nation dont la jeunesse manque de vigilance s’expose à un avenir sombre et incertain. Iba Haidara a, par ailleurs, interpellé les autorités sur cette réalité préoccupante, les exhortant à renforcer les efforts dans la lutte contre les stupéfiants. Le prêcheur, très attendu par les jeunes cette nuit-là, a aussi dénoncé la corruption et l’injustice, qu’il considère comme des facteurs de destruction du système d’un pays. En ce mois béni, il a appelé les fidèles musulmans à renforcer la fraternité, à promouvoir la bonté et à respecter les enseignements de Dieu ainsi que les recommandations du Prophète Mouhammad (PSL).
Les organisateurs de leur côté ont souligné que cette rencontre spirituelle vise à sensibiliser les jeunes et à renforcer leur rôle dans la construction d’une société responsable. Le président de la jeunesse de Djicoroni para Moussa Balla Traoré et le secrétaire général du comité Ançar-Dine du quartier Lasseni Keïta ont salué la forte mobilisation et réaffirmé leur volonté de contribuer à l’éducation et à l’encadrement de la jeunesse malienne. Se réjouissant de l’initiative, Moussa Balla Traoré, a souligné que la thématique abordée s’inscrit dans la dynamique des autorités qui ont décrété 2026 « année de l’éducation et de la culture ».
«Aujourd’hui, notre pays a plus que jamais besoin de renforcer l’éducation pour bien préparer sa jeunesse. Il faut lui inculquer de bons comportements afin de bâtir l’avenir», a-t-il déclaré. Le secrétaire général du comité d’Ançar-Dine de Djicoroni-Para a rappelé que cet événement annuel en est à sa 3è édition. «La jeunesse constitue le socle de l’avenir d’un pays. Or, nous constatons que certains comportements changent de jour en jour, avec une tendance à la consommation de substances nocives qui conduit à l’autodestruction», a-t-il expliqué. Ajoutant qu’il s’agit de sensibiliser les jeunes sur les dangers de la drogue afin d’assurer une relève plus sereine.
Tout au long de la nuit, les messages délivrés ont tourné autour de l’éducation, de la foi et du respect des valeurs sociales. Venue écouter la prêche, Fatoumata Labita, une fidèle, affirme avoir suivi avec beaucoup d’intérêt les propos d’Iba Haidara. «S’il plaît à Dieu, j’appliquerai les bons comportements et je me soumettrai à mes parents», a-t-elle confié.
Tamba CAMARA
Âgé de 57 ans, Mojtaba Khamenei a été désigné dimanche, 08 mars 2026, comme Guide suprême de la République islamique d’Iran, en remplacement de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, décédé le 28 février lors du premier jour de l’offensive israélo-américaine contre le pays..
Présidée par le ministre d’état, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général de corps d’armée Sadio Camara, cette inauguration s’inscrit dans la continuité du renforcement du dispositif militaire national, après celles des camps de Bougouni, Koutiala et San réalisé.
La période 2026-2027 a été décrétée année de «l’éducation et de la culture» par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Le ministère de l’Éducation nationale est l’un des acteurs majeurs de la conduite des activités de cette année de l’éducation .
Dans le cadre de la commémoration de la Semaine nationale de la liberté de la presse, Bamako accueille, du 3 au 10 mai prochain, le Forum panafricain des médias..
De nos jours, l’indifférence face à la vulnérabilité des couches démunies est une réalité dans notre société. Pourtant certaines personnes, par leurs actions concrètes, rappellent que la dignité humaine demeure un combat quotidien. C’est le cas d’Adam Ousmane Samaké, une femme d’.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Comité national des femmes travailleuses de la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a organisé, au quartier du Fleuve en Commune III du District de Bamako, une conférence-débat consacrée à l’autonomi.