L’État a investi plus de 5,2 milliards de Fcfa en 2025 dans ce secteur
À l’occasion de la Journée africaine de l’alimentation scolaire, célébrée samedi dernier, le Mali a une nouvelle fois mis en avant l’importance vitale des repas nutritifs à l’école pour le bien-être et la réussite des enfants. Placée sous le thème continental : «Garantir l’accès à des repas nutritifs, à l’eau potable et à l’hygiène, promouvoir la sécurité et la résilience de chaque investissement dans les repas scolaires», l’édition nationale a adopté le slogan : «Promouvoir des repas nutritifs pour assurer le bien-être et la réussite des enfants».
La cérémonie officielle s’est déroulée à l’école fondamentale de Dialakorobougou (deuxième cycle), dans la Commune rurale de Mountougoula, sous la présidence du ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané. L’événement a réuni des représentants des partenaires techniques et financiers, des acteurs du secteur éducatif, ainsi que les autorités administratives et traditionnelles locales. Des prestations artistiques, des sketchs et des chorégraphies ont rythmé la journée, illustrant l’engagement fort de la communauté autour de cette cause essentielle.
Un geste symbolique a marqué la manifestation: le ministre a remis un kit d’ustensiles au maire de la Commune de Mountougoula, destiné au comité de gestion scolaire, afin de traduire concrètement le soutien de l’État aux initiatives locales. Cheick Tidiane Tangara, représentant du président du comité de gestion scolaire de Dialakorobougou, a exprimé sa satisfaction face aux avancées du programme, qui fournit souvent aux enfants le repas le plus équilibré de leur journée.
Il a cependant alerté sur les défis persistants dans son établissement, notamment l’absence de clôture, le manque de points d’eau, l’insuffisance de latrines, la surcharge des classes, la pénurie de tables-bancs et l’absence d’un réfectoire adapté. Il a plaidé pour une extension officielle du programme de cantines au second cycle du fondamental, actuellement assuré de manière solidaire, mais avec des ressources très limitées et a formulé plusieurs demandes précises : la construction d’une clôture autour de l’école, l’installation de points d’eau potable, l’ajout de latrines supplémentaires, la réalisation d’une nouvelle salle de classe, un appui en mobilier et équipements scolaires, ainsi que la construction d’un réfectoire digne de ce nom.
Dans son intervention, le Dr Amadou Sy Savané a rappelé que les repas scolaires constituent un levier majeur pour le développement de l’enfant, en améliorant son état nutritionnel, en favorisant la fréquentation scolaire en particulier celle des filles et en renforçant la qualité des apprentissages. Il a inscrit cette célébration dans la vision du gouvernement de la Transition, qui vise à accélérer et à élargir massivement la couverture des cantines scolaires endogènes, basées sur des produits locaux. Le ministre a annoncé que, pour l’année scolaire 2025-2026, 2.995 cantines scolaires sont désormais opérationnelles à travers le pays, grâce au soutien combiné de l’État et de ses partenaires.
Ces cantines servent quotidiennement des repas chauds à environ 700. 000 élèves, dont près de 47 % de filles, ce qui porte le taux de couverture nationale à 19,47 %, un progrès notable, même s’il reste insuffisant selon les autorités. L’État a investi plus de 5,2 milliards de Fcfa en 2025 dans ce secteur, avec des contributions significatives du Programme alimentaire mondial (PAM), du projet MIQRA (Amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali), financé par la Banque mondiale, de la Fondation Strong et d’autres partenaires. Il a également évoqué la récente déclaration du Président de la Transition, qui a désigné l’année 2026-2027 comme «l’Année de l’éducation et de la culture». Cette annonce, selon lui, ouvre la voie à une multiplication et à une pérennisation accrue des cantines scolaires, avec une priorité accordée aux zones vulnérables à l’insécurité alimentaire.
Conscient des défis structurels persistants, le ministre Sy Savané a insisté sur deux priorités nationales majeures : organiser une table ronde des bailleurs de fonds pour mobiliser des ressources durables face à la raréfaction des financements extérieurs, et assurer la diffusion effective du manuel de procédures à l’ensemble des acteurs impliqués. Il a réaffirmé l’engagement ferme de l’État à renforcer les capacités du Centre national des cantines scolaires (CNCS) et à intensifier les efforts tout au long de l’année 2026.
Amara Ben Yaya TRAORE
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