Telle est la quintessence du
message du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu),
Antonio Guterres rendu public hier par la Minusma à l’occasion de la Journée
internationale de la démocratie qui est célébrée le 15 septembre de chaque année.
Le secrétaire général de l’Onu a déploré le fait que,
partout dans le monde, la démocratie recule. La sphère publique se rétrécit. La
méfiance et la désinformation gagnent du terrain. Et la polarisation sape les
institutions démocratiques.
Pour lui, l’heure est venue de défendre les
principes démocratiques que sont l’égalité, l’inclusion et la solidarité. Et de
se tenir aux côtés de ceux qui s’efforcent de garantir l’état de droit et de
promouvoir la pleine participation à la prise de décision. «Cette année, nous
nous intéressons à certains fondements des sociétés démocratiques : la liberté,
l’indépendance et la pluralité des médias», a fait savoir le patron de l’Onu.
Soulignant que «les tentatives de faire taire les journalistes sont de
plus en plus audacieuses, qu’il s’agisse d’agressions verbales, de surveillance
en ligne ou de harcèlement juridique, des actes commis notamment contre des
femmes journalistes».
Selon Antonio Guterres, les professionnels des médias sont
en butte à la censure, à la détention, à la violence physique, voire au
meurtre, souvent en toute impunité. Et d’ajouter que ces voies ténébreuses mènent
inévitablement à l’instabilité, à l’injustice, voire pire.
«Sans liberté de la presse, la démocratie ne peut survivre. Sans liberté d’expression, il n’y a pas de liberté tout court. En cette journée de la démocratie et chaque jour qui passe, unissons nos forces pour garantir la liberté et protéger les droits de toutes les personnes, partout», a déclaré le secrétaire général des Nations unies.
Souleymane SIDIBE
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