Dans ce cadre, la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH) a tenu, hier, une conférence de presse au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’était en présence du secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, et de la coordinatrice de la CSLS-TBH, Dr Madina Konaté.
L’hépatho-gastro-antérologue Pr Moussa Y Dicko a expliqué que les hépatites virales sont des inflammations du foie causées par différents virus (A, B, C, D, E et G). Il a indiqué que les modes de transmission de l’Hépatite B, sont entre autres, la voie sexuelle, sanguine et la transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse, l'accouchement ou la période périnatale. Quant à l’hépatite C, a-t-il déclaré, celle-ci se transmet uniquement par voie sanguine.
Et d’avertir que les deux pathologies peuvent évoluer vers une infection chronique, entraînant une cirrhose ou un cancer du foie. Il a rassuré que l’hépatite n’est pas une fatalité, car il existe désormais un vaccin efficace contre l'hépatite B et des traitements permettant de contrôler cette pathologie et de guérir l'hépatite C.
Pour sa part, la coordinatrice de la CSLS-TBH a expliqué que le thème retenu pour cette année met l'accent sur une approche intégrée visant à éliminer simultanément la transmission du VIH, de la syphilis et de l'hépatite B, notamment la transmission de la mère à l'enfant. Dr Madina Konaté soulignera aussi que l’évènement vise à renforcer l'intégration des services de santé.
Cette journée est une occasion pour promouvoir le dépistage, la prévention et l'accès au traitement et d’accélérer les actions en faveur de l'élimination des hépatites virales comme une menace de santé publique. La coordinatrice de la CSLS-TBH a aussi relevé que les hépatites virales demeurent un problème majeur de santé publique.
Une étude de l’OMS, réalisée en 2020, estime que la prévalence de l’hépatite B à 12,1% soit 2,5 millions de personnes infectées et celle de l’hépatite C à 1,3% touchant 300.000 individus. «On peut naître avec une hépatite et vivre jusqu’à 45 ans. Elle évolue sans faire de bruit et quand le foie commence à faire mal, cela veut dire que les complications ont commencé», a fait savoir la responsable de la CSLS-TBH, avant d’appeler la population à un dépistage précoce, afin de connaître son statut sérologique.
Au nombre des perspectives visant à accélérer l'élimination des hépatites, elle a cité l’introduction à partir de 2027 de la dose de naissance du vaccin contre l'hépatite B dans le Programme élargi de vaccination (Pev) de routine, la poursuite de la formation continue des prestataires de soins, l’intensification du plaidoyer auprès des autorités et des partenaires pour améliorer l'accès aux médicament. Y compris la mobilisation accrue de ressources nationales et internationales pour soutenir la lutte contre les hépatites.
Quant au secrétaire général du ministère en charge de la Santé, il a affirmé que son département veut donner un accent particulier à la prévention et la promotion de la santé pour diminuer de façon drastique les dépenses de la santé sur les ménages. Abdoulaye Guindo justifiera que la commémoration de cette journée consiste à amener les décideurs à faire un focus sur une maladie donnée, mais aussi à chercher à faire adhérer la population dans la lutte contre ces maladies notamment les hépatites.
Nahawa SANGAREEn marge de la célébration de la journée nationale des pupilles, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a remis, ce mercredi 04 novembre 2026 au Palais de Koulouba, des moyens roulants aux Forces armées et de sécurité..
Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené des frappes aériennes entre le 03 et le 04 novembre 2026. Ces opérations ont permis de cibler deux bases de groupes armés terroristes dans différentes localités de notre.
Les différentes parties prenantes impliquées dans la lutte contre la drogue dans notre pays sont réunis, depuis hier à la nouvelle Ecole nationale d’administration (ENA), en vue d’échanger sur ce phénomène «complexe» et «évolutif» qui constitue une menace pour notre société, notamm.
Ghanéens, Béninois, Nigériens, Burkinabè et ressortissants d’autres pays africains affluent dans la capitale après avoir été contraints de quitter les sites d’orpaillage en Guinée..
Face à cette urgence humanitaire, des mesures correctives et des dispositifs logistiques d’envergure ont immédiatement été enclenchés..
La 12è revue annuelle examine les avancées du pays dans l’application des réformes communautaires et les difficultés qui persistent..