Journée mondiale de protection des droits de l’enfant : Focus sur la vulnérabilité des enfants

Le changement climatique impacte le développement et la sécurité des mômes, ainsi que leur accès aux services essentiels. Il reste aussi à la base de beaucoup de problèmes qui privent les enfants de leurs droits

Publié jeudi 21 novembre 2024 à 00:51
Journée mondiale de protection des droits de l’enfant : Focus sur la vulnérabilité des enfants

Photo de famille des participants après la cérémonie d’ouverture de la rencontre

 

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré la Journée internationale de protection des droits de l’enfant. Le clou de l’événement a été une cérémonie présidée, hier, dans un hôtel de la place, par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga. C’était en présence du coordonnateur résident du Système de Nations unies au Mali, Khassim Diagne, du président du Parlement des enfants, Inarrane Ag mohamed, et beaucoup d’autres invités.

Le 20 novembre de chaque année consacre la Journée mondiale de protection des droits de l’enfant. Pour ce 35è anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), le thème international retenu est intitulé : «Écoutez l’avenir». Le thème national est : «La protection des droits de l’enfant face au changement climatique».

Compte tenu des partenariats internationaux, le coordonnateur résident du Système de Nations unies au Mali a déclaré que chaque année, la Journée internationale de l’enfant célèbre tous les enfants quel que soit leur origine, croyance, parcours éducatif ou leur état de santé. Cette année, l’impact du changement climatique a été et continue d’être un sujet de fortes préoccupations pour tous.

«Je tiens donc à saluer le gouvernement pour avoir choisi ce sujet comme thème national», indiquera-t-il. Et de dire que ce choix est d’autant plus judicieux que certaines recommandations du comité de la CDE sont directement liées à la protection des droits de l’enfant dans le cadre des catastrophes naturelles et du changement climatique. Il a également souligné que ces événements exacerbent la vulnérabilité des familles à prendre soin des enfants, surtout lorsque celles-ci font face à d’autres vulnérabilités, entre autres, la pauvreté, les épidémies ou l’insécurité.

Pour Khassim Diagne, le changement climatique affecte la santé, le développement, la sécurité des enfants ainsi que leur accès aux services essentiels. Selon les statistiques des Nations unies, environ un milliard d’enfants, soit la moitié de la population infantile mondiale, résident dans l’un des 33 pays considérés comme extrêmement exposés aux conséquences du changement climatique et de la pollution.

«J’invite tous à prêter attention aux voix des enfants, en particulier ceux qui résident dans les régions les plus touchées par la crise climatique, afin d’agir de manière concrète à garantir à chaque enfant malien un environnement sain et protecteur», a conclu le coordinateur du système onusien.

Quant à la ministre chargée de la Promotion de l’Enfant, la Journée est célébrée chaque année par la communauté internationale depuis 1990.  Cette date marque l’adoption par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (Onu) de la CDE en 1989.

À cet effet, le gouvernement a réalisé des progrès significatifs dans les différents domaines de promotion des droits de l’enfant, grâce à l’accompagnement de ses partenaires nationaux et internationaux. Le thème nationale d’une brûlante actualité, dira la ministre Maïga, est une interpellation des décideurs au respect des engagements contenus dans la CDE dans toutes les circonstances.

Le changement climatique est aujourd’hui à la base de beaucoup de problèmes qui privent les enfants de leurs droits. Pour elle, c’est un facteur clé et un accélérateur de l’extrême pauvreté, des inégalités et de la vulnérabilité dont souffrent les enfants. Et d’enchaîner : «Il entrave la réalisation des droits des enfants inscrits dans la CDE. Le manque de moyens de subsistance contribue largement au risque de violence envers les enfants».

Conscient des énormes défis dans le cadre de la protection des droits de l’enfant, le département en charge de la Promotion de la Femme et ses partenaires ont jugé utile, en marge de la célébration de la journée, de restituer les recommandations issues de la 96è Session du comité de la CDE tenue à Genève en Suisse. Pour rappel, cette session était consacrée à l’examen du rapport du Mali, valant 3è à 5è rapports périodiques sur la mise en œuvre de la CDE. 

Le comité a examiné le rapport de notre pays à ses 2794e et 2795e séances et a adopté les observations finales à sa 2816e séance, le 24 mai dernier. à ce propos, Mme Coulibaly Mariam Maïga a ajouté que le comité a accueilli avec satisfaction le rapport de notre pays. Elle a aussi rappelé que le Mali participe au grand rendez-vous mondial du climat qu’est la Cop 29 pour davantage porter notre voix sur ce phénomène.

Maïmouna SOW

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Mutuelles de santé : Le CNAPESS appelle les interprofessions et filières agricoles à une adhésion massive

Le Centre national d’appui à la promotion de l’économie sociale et solidaire (Cnapess) a organisé, vendredi dernier dans ses locaux, une journée de plaidoyer à l’intention des responsables des interprofessions et filières agricoles..

Par Maïmouna SOW


Publié mardi 17 mars 2026 à 08:32

Laboratoire national de la santé : La sentinelle égale à elle-même

Laboratoire national de la santé (LNS) a tenu la 36è session ordinaire de son conseil d’administration. La réunion a été présidée par le conseiller technique en charge de la pharmacie, des laboratoires et de la recherche au ministère de la Santé et du Développement social, Pr Abdelaye Keïta, en présence du directeur général de l’établissement, Dr Seydou Moussa Coulibaly, et des administrateurs..

Par Maïmouna SOW


Publié lundi 02 mars 2026 à 09:12

Fonds de solidarité nationale : Des actions de solidarité, malgré les difficultés

Le Fonds de solidarité nationale (FSN) a tenu la 25è session ordinaire de son conseil d'administration, vendredi dernier à son siège. La réunion était présidée par le président du conseil d’administration, Sayon Doumbia, en présence du directeur du FSN, Modibo Koné, et des administrateurs..

Par Maïmouna SOW


Publié lundi 23 février 2026 à 08:57

Soutiens aux couches vulnérables : FSN et LWR omniprésents

Le Fonds de solidarité nationale (FSN), en partenariat avec Corus international, a organisé, vendredi dernier dans ses locaux, une cérémonie de remise de dons..

Par Maïmouna SOW


Publié mardi 10 février 2026 à 08:37

Universités de Sikasso et Ségou : Une réelle bouffée d’oxygène

À l’intérieur du pays, ces institutions publiques enlèvent une véritable épine du pied des populations locales en termes d’offres de formation. L’Université de Sikasso dont un seul institut est opérationnel pour l’instant, est en chantier et coûtera environ 53 milliards de Fcfa sur budget d’État. Celle de Ségou est la première université publique à voir le jour en dehors de la capitale.

Par Maïmouna SOW


Publié lundi 12 janvier 2026 à 08:56

École supérieure de journalisme : Des résultats appréciables

L’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication, (ESJSC), a tenu, hier, la 9° session de son conseil d'administration. L’ouverture des travaux a été presidée par la representante du ministre de l’Enseignement superieur et de Recerche scientifique, Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla, en présence du directeur de l’ESJSC, Aboubacar AbdoulWahidou Maïga..

Par Maïmouna SOW


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:49

École fondamentale de Fougadougou : trois salles de classe réhabilitées et un bloc de latrines construit

La cérémonie de réception provisoire des travaux de réhabilitation de trois salles de classe et la construction d’un bloc de latrines VIP et BF à l’école de Fougadougou a eu lieu, jeudi dernier dans la Commune rurale de Tienfala..

Par Maïmouna SOW


Publié mardi 23 décembre 2025 à 08:22

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner