Elle a présenté les efforts consentis par notre pays dans le
domaine du numérique et particulièrement celui de l’intelligence artificielle.
Ces actions prennent en compte les préoccupations de la femme et de la jeune
fille. La conseillère technique a cité la pose de la 1ère pierre du Centre
d’intelligence artificielle et de robotique (Ciar-Mali) le 7 juin dernier par
le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
La structure, dirigée par une femme, doit œuvrer à l’égalité des sexes dans
l’accès aux technologies d’intelligence artificielle et de robotique. Selon
Tiouta Traoré, l’intelligence artificielle pourrait être un catalyseur pour
atteindre l’autonomisation de la femme africaine en général et de la femme
malienne en particulier dans les secteurs comme l’agriculture, l’éducation,
le commerce électronique. «J’appelle la
communauté internationale à fortement accompagner nos états confrontés à
plusieurs défis, en particulier sécuritaire, pour faire de l’intelligence
artificielle un véritable outil de lutte contre la pauvreté notamment à travers
l’autonomisation des femmes et filles», a-t-elle lancé. Pour elle, les
Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Tic) sont
inscrites au cœur des priorités gouvernementales.
L’adoption d’un document de
politique nationale de l’économie numérique en 2005, celle d’une revue en 2016
qui est en cours d’actualisation et l’élaboration de la Stratégie nationale de
cyber sécurité sont des mesures fortes. S’y ajoutent la mise en place d’un
cadre juridique et réglementaire favorable à l’instauration d’un marché des Tic
compétitif pour la société de l’information, la protection des données à
caractère personnel, les transactions, services et échanges électroniques, la
cybercriminalité et les start-up.
Au nombre des acquis, elle citera le Complexe numérique de Bamako (CNB).
Selon Tiouta Traoré, les mesures sont complétées par des actions de
coopération, à travers des voyages d’études, mais aussi la participation à des
compétitions de haut niveau. Elle a aussi annoncé que , le Mali s’est classé
1er sur 22 pays avec 4 prix dans les domaines de l’énergie, de l’éducation et
de la santé lors du concours de développent d’applications «Unesco-India-Africa
(uia) hackathon en 2022.
Elle évoque aussi d’autres actions gouvernementales de
renforcement des capacités des femmes et filles, notamment des programmes de
formation aux métiers scientifiques, l’organisation de compétitions comme «Miss
science» avec la mise à disposition d’outils aux candidates afin de leur
permettre de réaliser des projets, des séances de partage d’expériences et
d’émulation avec des femmes expertes dans les domaines scientifiques.
Mais
aussi la mise en place d’un village numérique avec une salle d’initiation en
informatique libre et gratuite et des quartiers de démonstrations des métiers
scientifiques. Elle a insisté sur la
grande attention que le gouvernement accorde aux questions de financements et
de gestion des projets Tic portés par les jeunes filles et femmes en vue de
promouvoir le génie féminin et parvenir à leur autonomisation véritable. Notre
pays envisage aussi la création d’une université virtuelle. Et d’indiquer qu’il
devra relever les défis liés au faible niveau d’alphabétisation, d’accès des
femmes aux Tic et aux financements pour la concrétisation de leurs projets.
La délégation malienne au CSW68 était conduite par la ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Coulibaly Mariam Maïga. Ce grand rassemblement annuel des Nations Unies s’est tenu du 18 au 22 mars.
Mohamed DIAWARA
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