#Mali : Création de la direction nationale de la justice pour enfants : Les avant-projets de texte en cours de validation

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a présidé hier dans un hôtel de la capitale, l’atelier de validation des avant-projets de texte portant création, fonctionnement, modalités d’organisation et de cadre organique de la direction nationale de la justice pour enfants au Mali.

Publié mardi 22 octobre 2024 à 18:04
#Mali : Création de la direction nationale de la justice pour enfants : Les avant-projets de texte en cours de validation

Le ministre chargé de la Justice, Mamoudou Kassogué, lors de son interview

 

 C’était en présence de la représentante adjointe de l’Unicef au Mali, Andrea Berther.  L’objectif de cette rencontre était de soumettre à l’examen, les avant-projets de texte susmentionnés aux participants. Il s’agissait aussi, pour eux, de formuler des observations et de faire des recommandations pour l’amélioration qualitative des documents tant sur le fond que sur la forme pour leur validation. Cette session, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre des réformes structurelles et organisationnelles visant à doter le secteur de la justice de notre pays d’institutions fortes répondant aux défis et aux enjeux actuels et futurs.


Il s’agit, par la création de nouvelles structures, de créer les conditions permettant à l’État de mieux assumer ses missions et ses responsabilités. Mais aussi de mieux encadrer les secteurs d’activités tant dans le domaine de la distribution de la justice, de celui de la protection et de la promotion des droits de l’Homme que dans la fourniture de services connexes et autres prestations étatiques aux citoyens pour le plein exercice de leurs droits et libertés.

Le ministre chargé de la Justice a rappelé qu’au Mali, les enfants constituent plus de 50% de la population. À cet égard, Mamoudou Kassogué dira qu’il est tout à fait normal qu’ils soient au centre des priorités gouvernementales au triple plan politique, économique et social. «Tenant compte de cette réalité, la protection et la promotion des droits de l’enfant ont, de l’indépendance à nos jours, occupé une place de choix dans les politiques de développement socio-économique du pays», a-t-il signalé, tout en soutenant que cela a donné lieu à l’adoption de mesures législatives et institutionnelles de protection et de promotion des droits de l’enfant, notamment la ratification de la convention sur les droits de l’enfant.

En outre, le Garde des Sceaux a indiqué que la nouvelle création envisagée, de par ses attributions, sera chargée, entre autres, de l’élaboration des éléments de politique en matière de prévention de la délinquance juvénile et de prise en charge des enfants en contact avec la loi, la mise en œuvre des mesures non privatives de liberté, la probation (obligation de suivre certaines règles pour éviter la prison) et le suivi post-carcéral afin de lutter contre la récidive avec efficacité.

Pour Mamoudou Kassogué, la création de cette direction devrait permettre à son département de mener des actions en lien avec deux objectifs essentiels de la Loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice (LOPJ 2020-2024), en l’occurrence la promotion des droits de l’enfant et l’accès à la justice. Pour sa part, la représentante adjointe de l’Unicef a salué l’engagement du gouvernement du Mali qui a démontré sa volonté d’améliorer le cadre juridique relatif à la justice pour les enfants à travers l’élaboration des axes stratégiques en la matière.


Mme Andrea Berther a reconnu le dévouement du Garde des Sceaux qui a joué un rôle essentiel dans la prise de ces initiatives. Elle a souligné la nécessité d’adopter et d’appliquer les mesures privatives de libertés pour garantir la coordination des actions entre les différents acteurs tant étatiques que non étatiques. Cela, dans le but de créer un environnement prometteur et un traitement équitable pour tous les enfants.

Souleymane SIDIBE

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