#Mali : Feue Fatoumata Siré Diakité : à L’honneur dans la maison de la femme rive gauche

La Maison de la femme, de l’enfant et de la famille Rive gauche (Mafef-RG) a rendu hommage à la militante pour les droits des femmes, feue Fatoumata Siré Diakité. C’était à la faveur d’une conférence-débats sur le thème intitulé : «Qui est Fatoumata Siré Diakité».

Publié mardi 20 août 2024 à 17:33
#Mali : Feue Fatoumata Siré Diakité : à L’honneur dans la maison de la femme rive gauche

Les femmes et filles en formation dans la structure ont été informées sur son parcours et son apport dans la défense des droits des femmes

 

 La rencontre a enregistré la présence de la représentante de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Djingaré Ibrahim Maïga et la directrice de la Maison de la Mafef-RG, Mme Koné Oumou Diop. Les membres de l’Association pour la promotion et le développement des femmes (APDF) et les autorités communales et traditionnelles de la Commune III ont pris part à la conférence.

La conférence visait à informer des femmes et filles en formation dans l’établissement, sur le parcours et l’apport de la militante dans la défense des droits des femmes. À ce sujet, les participantes ont été suffisamment outillées grâce à l’exposé du conférencier, Mamadou Malick Sow et des témoignages.   Grande figure éprise de liberté et de justice, Fatoumata Siré Diakité a fondé en 1991,  l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF).

Selon le conférencier, cette professeure d’anglais a été une actrice active de la lutte pour la démocratie dans notre pays. Il a témoigné que feue Fatoumata Siré Diakité a mené une carrière syndicale sans complaisance qui la conduira à siéger au bureau exécutif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Son combat pour les droits des enfants et des femmes lui vaut des distinctions nationales et internationales.

Parmi lesquels le Prix Aoua Keïta, son classement par le journal français «L’Express» parmi les 100 femmes qui font bouger le monde et son élection en 1999 comme femme de l’année par l’Institut biographique américain.

Le combat de l’APDF et d’autres mouvements de lutte pour les droits des femmes ont permis l’adoption de la loi visant à promouvoir la femme notamment la loi sur le genre et la promotion de la femme.

À en croire des témoignages, l’ancienne ambassadrice du Mali en Allemagne a traversé des difficultés liées à des attaques et des menaces à cause de sa détermination à défendre les femmes surtout à lutter contre certaines de nos pratiques comme  l’excision et les violences basées sur le genre (VBG). Celle qui a travaillé à la direction exécutive et régionale des coalitions contre le trafic des femmes en Afrique a publié un livre sur la situation de la femme dans notre pays en mars 2002. L’engagement de la sortante de l’École normale supérieure (ENSup) en faveur de la défense des droits des femmes a porté beaucoup de fruits et continue à engranger des résultats à travers l’APDF comme le financement d’une centaine de mariages.     

La directrice de la Mafef-RG a affirmé que cette initiative de la  Maison de la femme, de l’enfant et de la famille Rive gauche s’inscrit dans le cadre des activités de la Journée panafricaine de la femme célébrée le 31 juillet.  «Conformément au thème de cette année qui rend hommage aux enseignantes, nous avons décidé de célébrer Fatoumata Siré Diakité», a justifié Mme Diop Oumou Diop. Et de souligner le rôle crucial de ce leader dans l’éducation et la défense des droits de la femme. Elle a aussi affirmé que l’ADPF est un héritage à sauvegarder dans le cadre de la prise en charge des cas de VBG.

 La représentante de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a invité les apprenantes à suivre l’exemple de Fatoumata Siré Diakité. Djingaré Ibrahim Maïga les a encouragées à persévérer dans leurs activités.

Il est utile de signaler que la Mafef-RG offre des formations dans plus de 13 filières dont la coupe et la couture, la coiffure, le tatouage, la transformation agro-alimentaire et la pisciculture.

Mohamed DIAWARA

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