#Mali : Paix et réconciliation nationale : Le rôle majeur de la cour constitutionnelle

Des arrêts de la Cour ont été à l’origine de certaines crises post-électorales dans notre pays. Il était donc important pour la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale de rencontrer cette haute juridiction qui tranche les contentieux liés aux élections présidentielles et législatives. Et ses décisions sont sans appel

Publié mercredi 25 septembre 2024 à 18:01
#Mali : Paix et réconciliation nationale : Le rôle majeur de la cour constitutionnelle


Dans le cadre de ses consultations, le président de la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi Maïga, a rencontré mardi dernier les membres de la Cour constitutionnelle à leur tête le président Amadou Ousmane Touré. Accompagné de ses collègues, l’ancien Premier ministre était venu pour échanger et recevoir des conseils et des suggestions éventuelles. C’était en présence du ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga.

Dans son intervention, le président de la Commission a rappelé que pour assurer une inclusivité maximale conformément à l’article 8 du décret n°2024-O384/PT-RM du 28 juin 2024, les forces vives de la nation, les universités et les personnes ressources ont été consultées à Bamako et dans toutes les régions du Mali.

Ousmane Issoufi Maïga précisera que cette démarche vise à recueillir un large éventail d’opinions et de propositions. En ce sens, il a témoigné que de nombreuses contributions ont été reçues reflétant la diversité des points de vue et des attentes des différentes composantes de la population.

En ce qui concerne le domaine de la justice, l’ancien Premier ministre a dévoilé que les consultations ont permis de relever plusieurs préoccupations, notamment les difficultés d’accès à la justice, la lenteur dans le traitement des dossiers, le coût élevé des procédures, la corruption, les difficultés d’exécution de certaines décisions de justice, l’insuffisance de la lutte contre la délinquance économique et financière, la cybercriminalité. De même, a-t-il souligné, quelques arrêts de la Cour constitutionnelle, en matière électorale, ont été à l’origine de certaines crises post-électorales impactant la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

À cet égard, le premier responsable de la Commission a souhaité recevoir de la Cour constitutionnelle les éléments clés qu’elle voudrait voir inscrits dans la Charte, notamment les éléments pour l’apaisement du climat social et politique et toutes autres suggestions qu’elle estime utiles pour la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Prenant la parole, le président de la Cour constitutionnelle a, de prime abord, apprécié l’approche et la mission de la Commission, tout en rappelant que la paix et la réconciliation sont liées tant aux préoccupations du moment qu’aux objectifs constitutionnels de notre État. Pour Amadou Ousmane Touré, ces deux concepts clefs constituent les piliers de notre société et conditionnent l’harmonie et la prospérité de notre peuple.

«Alors que nous vivons un contexte marqué par une crise multidimensionnelle depuis plus d’une décennie, des divisions et des inégalités, il est essentiel pour nous de réfléchir à la meilleure façon de promouvoir la paix et de favoriser la réconciliation des populations», a invité le président de la 5è Institution de la République.

Répondant à une question liée au découpage administratif, le ministre chargé de la Refondation a, de son côté, soutenu que l’État veut se donner les moyens pour que les élections soient organisées de façon optimale. «C’est pour qu’on soit suffisamment prêt et que le jour où on organise les élections que tout le dispositif nécessaire soit en place en termes de présence de l’administration et des autres structures impliquées dans l’organisation de ces élections», a expliqué Ibrahim Ikassa Maïga. Toute chose qui commence d’abord par la sécurité ensuite le retour de l’administration, des services sociaux de base mais aussi des populations déplacées et réfugiées.    

Au cours de la rencontre, un questionnaire sur la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble a été remis aux participants afin de les aider à mieux cerner le contenu du sujet pour des propositions optimales. 

Souleymane SIDIBE

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