Colonel Assa Badiallo Touré, ministre chargée de la Santé, lors de la conférence de presse
Le spécialiste
des maladies infectieuses et tropicales au Centre universitaire et hospitalier
Gabriel Touré, Pr Sounkalo Dao a expliqué que la variole du singe se transmet
par contact direct avec une personne ou un animal infecté surtout les rongeurs.
Y compris par la voie sexuelle et la sécrétion ou des objets touchés par une
personne atteinte.
Le clinicien a indiqué que cette pathologie se manifeste
notamment par une forte fièvre, des maux de tête, la grippe. Ces symptômes,
a-t-il poursuivi, seront suivis par des boutons sur la peau dont l’augmentation
conduit à une aggravation de la maladie. Le praticien dira que ces lésions
dermatologiques commencent par la bouche notamment la langue, ensuite, le
visage avant de se répandre sur les autres parties du corps. Le Pr Sounkalo Dao
a conseillé les personnes présentant ces signes d’éviter d’emprunter les moyens
de transport en commun.
L’infectiologue a précisé que la période entre la
contamination et l’apparition des premiers symptômes de cette épidémie est de 5
à 21 jours. Se référant à la surveillance épidémiologique, le directeur général
de la santé et de l’hygiène publique (DGSHP) a
assuré que l’heure n’est pas à la panique. Selon Dr Cheick Amadou
Tidiane Traoré, les mesures sont prises pour prévenir et affronter cette
épidémie au cas où elle apparaîtra dans notre pays. Il a affirmé que des
équipes d’intervention rapide sont présentes sur le terrain dans les 65
districts sanitaires du pays pour le prélèvement du sang si des cas suspects
sont signalés.
Le patron de la DGRSH a témoigné que des instructions ont été
données au Centres de santé communautaire (Cscom) pour veiller au contrôle de
cette maladie. Au niveau des points d’entrée dans le pays, a indiqué le
conférencier, les dispositifs de surveillance sont en place. Pour sa part, le
directeur de l’Institut national de santé publique (INSP) a insisté sur les
dispositifs mis en place quant au diagnostic au laboratoire. «On a identifié
des laboratoires qui peuvent faire plusieurs diagnostics dont la recherche des
gènes du virus et le test du sang», a relevé Ibrahim Guindo.
Le
représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali a rappelé que
son organisation a déclaré le Mpox comme urgence de santé publique à portée
internationale le 14 août dernier. Christian Itama Muyakuli a précisé que
depuis le mois de janvier dernier, 38.465 cas ont été découverts dans 16 pays
africains et 1.456 décès ont été
enregistrés. Parlant des réponses contre
cette maladie au niveau global, il a cité la disponibilité d’un vaccin et la
mise en place d’un cadre stratégique qui prévoit plusieurs actions de réponses
telles que la surveillance, la prise en charge, la recherche et la vaccination.
Le diplomate onusien a noté que les échanges avec les pays voisins constituent
un réel risque de contamination pour le
Mali. Quant à la ministre de la Santé et du Développement social, elle a fait
savoir que les jeunes enfants sont plus sensibles à cette maladie. Le colonel
Assa Badiallo Touré a rassuré la population qu’on peut guérir de la maladie
peut guérir si le diagnostic se fait tôt. Elle dira que son taux de mortalité
avoisine moins de 10%. La cheffe du département a rappelé que depuis le 15 août
dernier, son ministère a informé la population à propos des mesures prises et
l’absence de cas de Mpox. Notons que le Mpox a été découvert en 1958 au
Danemark sur des singes élevés pour la recherche..
Mohamed DIAWARA
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