#Mali : Variole du singe : des mesures de prévention mises en place par les autorités

Aucun cas suspect de variole du singe ou Mpox n’a été déclaré dans notre pays. C’est ce qu’a indiqué le ministère de la Santé et du Développement social lors d’une conférence de presse, tenue hier dans ses locaux. L’objectif de cette activité était d’édifier sur cette épidémie et rassurer les populations des mesures mises en place pour la prévention.

Publié mardi 20 août 2024 à 17:35
#Mali : Variole du singe : des mesures de prévention mises en place par les autorités

Colonel Assa Badiallo Touré, ministre chargée de la Santé, lors de la conférence de presse

 


Le spécialiste des maladies infectieuses et tropicales au Centre universitaire et hospitalier Gabriel Touré, Pr Sounkalo Dao a expliqué que la variole du singe se transmet par contact direct avec une personne ou un animal infecté surtout les rongeurs. Y compris par la voie sexuelle et la sécrétion ou des objets touchés par une personne atteinte.


Le clinicien a indiqué que cette pathologie se manifeste notamment par une forte fièvre, des maux de tête, la grippe. Ces symptômes, a-t-il poursuivi, seront suivis par des boutons sur la peau dont l’augmentation conduit à une aggravation de la maladie. Le praticien dira que ces lésions dermatologiques commencent par la bouche notamment la langue, ensuite, le visage avant de se répandre sur les autres parties du corps. Le Pr Sounkalo Dao a conseillé les personnes présentant ces signes d’éviter d’emprunter les moyens de transport en commun.

L’infectiologue a précisé que la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes de cette épidémie est de 5 à 21 jours. Se référant à la surveillance épidémiologique, le directeur général de la santé et de l’hygiène publique (DGSHP) a  assuré que l’heure n’est pas à la panique. Selon Dr Cheick Amadou Tidiane Traoré, les mesures sont prises pour prévenir et affronter cette épidémie au cas où elle apparaîtra dans notre pays. Il a affirmé que des équipes d’intervention rapide sont présentes sur le terrain dans les 65 districts sanitaires du pays pour le prélèvement du sang si des cas suspects sont signalés.


Le patron de la DGRSH a témoigné que des instructions ont été données au Centres de santé communautaire (Cscom) pour veiller au contrôle de cette maladie. Au niveau des points d’entrée dans le pays, a indiqué le conférencier, les dispositifs de surveillance sont en place. Pour sa part, le directeur de l’Institut national de santé publique (INSP) a insisté sur les dispositifs mis en place quant au diagnostic au laboratoire. «On a identifié des laboratoires qui peuvent faire plusieurs diagnostics dont la recherche des gènes du virus et le test du sang», a relevé Ibrahim Guindo.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali a rappelé que son organisation a déclaré le Mpox comme urgence de santé publique à portée internationale le 14 août dernier. Christian Itama Muyakuli a précisé que depuis le mois de janvier dernier, 38.465 cas ont été découverts dans 16 pays africains et 1.456  décès ont été enregistrés.  Parlant des réponses contre cette maladie au niveau global, il a cité la disponibilité d’un vaccin et la mise en place d’un cadre stratégique qui prévoit plusieurs actions de réponses telles que la surveillance, la prise en charge, la recherche et la vaccination.

Le diplomate onusien a noté que les échanges avec les pays voisins constituent un réel risque de  contamination pour le Mali. Quant à la ministre de la Santé et du Développement social, elle a fait savoir que les jeunes enfants sont plus sensibles à cette maladie. Le colonel Assa Badiallo Touré a rassuré la population qu’on peut guérir de la maladie peut guérir si le diagnostic se fait tôt. Elle dira que son taux de mortalité avoisine moins de 10%. La cheffe du département a rappelé que depuis le 15 août dernier, son ministère a informé la population à propos des mesures prises et l’absence de cas de Mpox. Notons que le Mpox a été découvert en 1958 au Danemark sur des singes élevés pour la recherche..

Mohamed DIAWARA

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