Tradition pour
certaines populations maliennes, le phénomène est une véritable stratégie de
lutte contre la pauvreté depuis le temps des grands empires. De nos jours, le
Mali cumule à la fois les caractéristiques de pays d’émigration, de transit et
de plus en plus de destination. Les statistiques officielles estiment le nombre
de Maliens établis à l’extérieur à plus de 4 millions sur une population qui
vient de dépasser les 22 millions selon le dernier Recensement général de la
population et de l’habitat (RGPH).
Ainsi, les enjeux
migratoires au Mali se présentent sous l’angle d’une réelle opportunité pour le
développement du pays au regard de la contribution de la diaspora à l’économie
nationale qui dépasse largement l’Aide publique au développement. À titre démonstratif,
la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), a estimé à un
milliard de dollars américains soit plus de 538 milliards de Fcfa en 2019, les
transferts de fonds de notre diaspora.
Cette contribution représente 5 à 11% du Produit intérieur brut (PIB). Ces envois de fonds soulignent le rôle capital que joue la diaspora dans le processus de développement des localités d’origine des migrants à travers la mise en place d’infrastructures sociales de base tels que des centres de santé, des adductions d’eau potable, des écoles, des pistes rurales…
DRAMES DANS LA MÉDITERRANÉE-
Cependant, le phénomène migratoire représente un véritable défi pour le Mali
voire le monde, compte tenu des drames de la migration irrégulière qui a pris
des proportions très préoccupantes ces dernières années. Selon les données de
l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 50.000
migrants ont perdu la vie de 2014 à nos jours dont plus de 4.000 en 2022. Au
cours du premier trimestre de cette année, près de 500 migrants ont perdu la
vie en traversant la Méditerranée.
Ces statistiques ont été rappelées la semaine
dernière par le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration
africaine. Mossa Ag Attaher intervenait à la cérémonie d’ouverture des états généraux
de la migration et du cadre de concertations avec les Maliens résidant à l’étranger.
À ce sujet, le ministre Mossa Ag Attaher avait insisté sur le fait que les
questions de migration doivent se traiter avec humanisme. Pour lui, le rôle des
dirigeants du monde est de construire des ponts entre les peuples et non des
murs.
Au cours de la
rencontre, le chef de la Mission de l’OIM, non moins le représentant du
coordinateur du Système des Nations unies au Mali, Pascal Reyntjens a rappelé
que selon le rapport modulaire de l’enquête permanente auprès des ménages en
2019, près de 29,3% ont au moins un individu qui vit en dehors de sa localité
d’origine et une grande partie est également établie à l’étranger.
Selon lui, en 2015, tous les États membres des Nations unies ont adopté le programme de développement durable à l’horizon 2030, qui reconnait l’importance de la migration pour le développement. Cela, à travers notamment la cible 10.7 visant à faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sans danger, régulière et responsable notamment par la mise en œuvre de politiques de migration planifiées et bien gérées.
Aboubacar TRAORE
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