Elle, c’est Mme Soumaré Mariam Sangaré, promotrice
de la boutique «Babytex» appelée aujourd’hui «Fil d’ange», célèbre dans le
domaine de la couture. La commerçante rappelle que ces parures pour enfants se
vendaient auparavant dans des espaces tels que «Printania», «Mali Mag» et «Prénatal».
«Ces boutiques ont successivement fermé au moment où je venais de terminer mes études
à l’École nationale d’administration (ENA) du Mali dans la section sciences
juridiques», se souvient celle qui avait tenté, une fois, sans succès de
devenir avocate.
Elle explique que face à la fermeture de ces boutiques spécialisées
dans la vente de cette catégorie de vêtement, sa mère qui connaissait déjà le
domaine, lui avait proposé de prendre la relève.
«J’ai présenté ce projet, suggéré
par ma maman, à un programme de financement du Programme des Nations unies pour
le développement (Pnud) et le Bureau international du travail (BIT)», indique
la femme d’affaires. Et de déclarer que le projet a bénéficié d’un financement
qui a permis à Mme Soumaré de démarrer ses
activités en 1992 en créant la boutique «Babytex», qui a connu un grand
succès dès l’ouverture.
«En cette période, j’étais la seule commerçante
qui vendait toutes sortes de parures pour bébés», témoigne-t-elle. Mme Soumaré
Mariam Sangaré s’approvisionnait dans une usine de fabrication implantée au
Maroc et entretenait de bonnes relations avec des boutiques marocaines spécialisées
dans le même domaine. Le parcours de la promotrice de «Babytex» n’a pas été émaillé
que de succès.
L’opératrice économique dit avoir durement souffert des crises
politique et sanitaire que le pays a traversées et l’arrivée des Chinois et
leurs produits dans notre pays. «Ils vendaient les marchandises à des prix
abordables contrairement à nous qui importions leurs produits.
Plusieurs autres
personnes avaient commencé à intégrer le secteur provoquant une baisse de nos
recettes», se rappelle la battante. En plus de ces préoccupations, cite-elle,
l’augmentation abusive du prix de location de la boutique a été un coup âpre
qui menaçait de mettre fin à plusieurs années de réalisations.
«Après avoir
remporté le procès, le propriétaire a jeté à l’air libre nos marchandises malgré
le fait que nous avions refusé l’augmentation du prix de la location de
ses magasins», offusque-t-elle. Ce déménagement a, pendant plusieurs mois,
bouleversé le commerce de l’opératrice économique. Mais, la persévérance et le
sens des affaires de la secrétaire administrative du Réseau des femmes opératrices
économiques ont porté fruit.
En 2019, Mme Soumaré a repris les activités en
collaboration avec sa fille en élargissant la vente des habits aux hommes et
femmes. La boutique existe actuellement sous le vocable «Fil d’ange».
Mais,
difficile pour la brave entrepreneure d’abandonner le premier nom qui lui a
donné des ailes. «J’ai écrit le nom à l’intérieur de la boutique», révèle-t-elle.
Dans son atelier, la juriste de formation emploie une quarantaine de personnes.
Son expérience et son savoir-faire ont inspiré plusieurs autres qui sont
devenus autonomes.
À l’ère des nouvelles technologies, son atelier participe
activement au développement du e-commerce. « Nos clients font des
commandes en ligne à partir de plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et des États-Unis
d’Amérique » fait-elle savoir. La commerçante import-export est convaincue
que le courage et la persévérance viennent toujours à bout des grandes épreuves.
Elle ne cache pas non plus le secret de sa réussite qui est le respect de
l’adage: « Le client est roi ». Elle invite les parents à inculquer
l’amour du travail aux enfants surtout aux filles. Selon elle, c’est une voie
essentielle pour que la femme soit heureuse dans son foyer conjugal.
Mme Diallo Bintou Tamboura est une voisine qui travaille depuis trois ans à l’atelier « Fil d’ange » comme gérante. La trentenaire est séduite par le sens de suivi, d’évaluation et de la perfection de sa patronne. Sans oublier sa grande largesse.
Mohamed DIAWARA
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