On notait la présence du directeur de l’OCS, le Colonel-major Fousseyni Keïta, de la représentante de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Agaïcha Wallet Ahmadou, du maire de Dio, Daouda Kané et des représentants d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre ce fléau.
L’édition 2025 de cette journée est placée sous le thème international : «les faits sont là : investissez dans la prévention». Au plan national, le thème est «prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali». La célébration de cette journée est une occasion de sensibiliser la population mondiale sur les dangers liés à l’abus et au trafic illicite de drogues à travers des campagnes. Elle vise également à alerter le grand public sur les risques liés à la consommation de ces substances nocives afin de renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues.
Le directeur général de l’OCS a indiqué que cette année, l’incinération sur le plan national porte sur une grande quantité estimée à plus de 128 tonnes saisies du 27 juin 2024 à juin 2025 par les antennes OCS Bamako Rives droite et gauche, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CATT). S’y ajoutent, les antennes régionales de Koulikoro, Dïoila, Sikasso, Kita, Douentza et celles de la police, de la gendarmerie, des douanes nationales et du Conseil régional des ordres des pharmaciens du Mali. Pour le District de Bamako seul, le Colonel-major Fousseyni Keïta a précisé que l’opération porte sur 76,605 tonnes de drogues.
Les produits incinérés sont, entre autres, de la cocaïne, du cannabis et ses dérivés (hachisch et skunch), des produits pharmaceutiques contrefaits, du crack, du Off d’héroïne, du tramadol, du diazépam, du protoxyde d’azote ainsi que des appareils de chicha. La valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de milliards de Fcfa, a confié le directeur de l’OCS. En outre, il a rappelé l’article 136 de la loi sur les stupéfiants qui prévoit que toutes les drogues saisies sont destinées à la destruction par les moyens appropriés. Cette destruction s’effectue sous la présidence du directeur de l’OCS et en présence des membres d’une Commission nationale créée par l’arrêté n°2021-0643/MSPC-SG du 05 mars 2021 conformément à la Loi 01-078 du 18 juillet 2001.
Sur la tendance du trafic et de la consommation de ces substances nuisibles au Mali, le patron de l’OCS tire la sonnette d’alarme. «L’essentiel du trafic, de 2024 à ce jour, est fait par des nationaux dont la plupart sont des jeunes âgés de 15 à 45 ans. Cette frange est impliquée à 75% dans le trafic des stupéfiants au Mali», a regretté le Chef de l’OCS, qui a déploré la culture du cannabis sur le territoire malien. Fort de ce constat amer, l’OCS a intensifié les campagnes de prévention et de sensibilisation à travers tout le pays. À ce jour, l’Office a déjà effectué 130 campagnes de sensibilisation.
Dans un message rendu public dans le cadre de cette journée, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a déploré que le trafic et l’usage illicite des drogues dans notre pays continuent de représenter une menace croissante, exploitée par les réseaux criminels transnationaux et aggravée par le contexte sécuritaire dans certaines régions.
«Face à cette réalité, nous devons apporter une réponse forte, coordonnée et durable», a déclaré le Général de division Daoud Aly Mouhammedine, qui a invité les parents, les organisations de la société civile et les médias à s’impliquer pour inverser cette tendance. Le président de l’Association malienne de lutte contre les drogues, Sidy Mohamed Samaké, a salué l’initiative qui rassure les parents et l’ensemble des partenaires sur le sort réservé aux drogues saisies. Il a exhorté les parents à s’investir dans la prévention en surveillant les fréquentations de leurs enfants.
Aboubacar TRAORE
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