L’exercice vise à contribuer à l’information et à la sensibilisation de l’opinion publique nationale et internationale, à travers ledit document sur la situation des droits de l’Homme. Ce rapport de 75 pages est le quatrième de la CNDH. Il se veut une radioscopie qui rend compte des faits saillants avec des analyses sur les progrès réalisés et les défis à relever par notre pays en matière des droits de l’Homme.
Le document examine, en 6 parties, la situation des droits de l’Homme au Mali. Il passe en revue l’état des droits civils et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels, des droits des personnes vulnérables, de la situation carcérale et des personnes privées de liberté ainsi que le droit à un environnement sain. Aussi, un accent particulier est mis sur la question de l’esclavage par ascendance, notamment dans la Région de Kayes.
Le président de la CNDH a déploré qu’en matière de droits civils et politiques, l’année 2021 a été particulièrement éprouvante pour les populations, marquée par des abus et violations graves des droits de l’Homme constitutifs, d’atteintes aux droits à la vie et au respect de l’intégrité physique. Ainsi qu’à la liberté de presse, de manifestation, de cortège et de réunion, notamment au Centre et au Nord du pays. «Ces abus et violations enregistrés sont en lien avec le terrorisme, les conflits inter et intracommunautaires, la crise socio-politique et la pratique de l’esclavage par ascendance», a détaillé Aguibou Bouaré.
Dans le domaine des droits économiques, sociaux et culturels, pour le conférencier, le droit à l’éducation a souffert d’effectivité dans les zones de conflits. Ce, en raison, notamment des fermetures d’écoles sur menaces de groupes terroristes. Quant au droit à la santé, a-t-il fait remarquer, si des progrès ont été constatés en matière d’équipements essentiellement, le comportement de certains agents de santé reste à déplorer.
«Les droits des personnes privées de liberté et la situation carcérale ont connu un léger progrès avec la décongestion des prisons suite à la grâce présidentielle accordée à certains détenus», a déclaré le patron de la CNDH, soulignant que les plus grands défis demeurent la surpopulation carcérale, le dépassement des délais de garde à vue, de détention provisoire et les conditions de détention souvent infrahumaines.
Pour lui, les droits de la femme ont connu un léger progrès, notamment à travers la représentativité dans les instances de décision, signalant que 9 femmes, soit 31%, participent en tant que membres au Comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix au Mali (CSA). Et de saluer la prise du décret d’application de la loi N2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap en septembre 2021.
Le rapport recommande au
gouvernement la sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute
l’étendue du territoire national , le renforcement de l’institution
judiciaire en ressources humaines, matérielles et financières lui permettant
d’enquêter et de statuer sur les cas de violations graves des droits de l’Homme
commises au Mali.
Mais aussi l’adoption d’une loi spécifique réprimant l’esclavage et les pratiques assimilées et une loi réprimant les Violences basées sur le genre (VBG). Le renforcement et l’amélioration des mécanismes de lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance ainsi que l’indemnisation des victimes des évènements des 10, 11, et 12 juillet et du 18 août 2020...
Souleymane SIDIBE
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