Les candidats saluent la bonne organisation des opérations de dépôt des dossiers
«Lagaré», en français benjamine, que veux-tu ? Un revendeur de timbres fiscaux apostrophe une jeune femme élégamment mise et venue déposer son dossier de candidature aux concours de recrutements directs à la Fonction publique. Son interlocutrice finit par mettre la main à la poche pour obtenir un timbre de 300 Fcfa à coller sur le dossier avant de le déposer au CNCFP.
Il est bon de rappeler que le dépôt des dossiers de candidature a débuté le 22 janvier dernier à Bamako et dans les Régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. La clôture du dépôt des candidatures est fixée au 21 février prochain. C’est donc la course contre la montre pour les retardataires qui continuent d’affluer au CNCFP, situé au Quartier du fleuve à quelques encablures du marché «Dibidani».
Pour la circonstance, un petit business s’est développé autour du Centre avec des revendeurs de timbres fiscaux, de brochures et d’aliments qui se frottent les mains. Ceux qui ont aussi installé en face un parking tirent leur épingle du jeu.
À l’intérieur du bâtiment, dix groupes de réception des dossiers de candidature accueillent les postulants aux concours de recrutements directs à la Fonction publique au titre de 2024. Amadou A. Maïga, membre d’une de ces équipes, assure clairement n’avoir constaté jusque-là aucun incident. «Nous réceptionnons les dossiers et orientons les candidats par rapport aux difficultés qu’ils rencontrent», explique-t-il.
Certains candidats, assis sur des motos, remplissent les formulaires de candidature. D’autres attendent autour des agents chargés de la réception des dossiers pour en finir avec cette phase cruciale.
Hamidou Djiré se dit soulagé d’avoir pu déposer son dossier pour la première fois et espère figurer sur la liste définitive des candidats retenus pour les concours. Il postule dans la filière informatique de gestion. «Dans cette filière, il y a seulement 5 postes à pourvoir», déplore-t-il. Mais, le candidat reste conscient que c’est un concours où il ne suffit pas être bon, mais meilleur. Cela nécessite de la préparation intensive.
Konimba Sangaré, une casquette rouge vissée sur la tête, semble bien apprécier le bon déroulement du dépôt des candidatures. «Je postule aux concours de recrutements directs à la Fonction publique pour la troisième fois. Les autres fois, c’était en tant que contrôleur de finance, mais cette fois-ci c’est pour devenir contrôleur de trésor public», précise-t-il. Et d’afficher un extraordinaire optimisme comme pour dire que son heure est arrivée. «Je vais l’arracher et je serai le premier par la grâce d’Allah», confesse-t-il, avant de souhaiter bonne chance aux autres candidats.
Quand à Fatoumata Kané, elle postule pour devenir contrôleur de finance. Elle tente d’arracher le graal pour sa deuxième participation aux concours de recrutements à la Fonction publique. L’État ouvre 10 postes pour sa spécialité. Cette candidate aussi apprécie bien le déroulement du dépôt des dossiers de candidatures et surtout l’amabilité des agents du CNCFP.
Ce point de vue est largement partagé par Zoumana Dembélé. Ce contrôleur financier de formation candidate aussi pour un poste. Il relève la même promptitude dans le dépôt des dossiers. Le jeune homme à la stature imposante affiche une belle motivation à prendre part au concours. Parce que, argumente-t-il, ce n’est pas pendant les moments difficiles qu’il faut renoncer à ses ambitions.
L’un des grands absents- Depuis le deuxième étage du bâtiment du CNCFP, son directeur Issaka Coulibaly veille à la bonne tenue de l’opération de dépôt des dossiers. Près de son bureau, une cellule de saisie composée d’une dizaine d’agents qui établissent les listes provisoires des candidats au concours.
Selon le patron du Centre, la porte de la direction reste ouverte aux visiteurs; surtout à ceux qui ne sont pas satisfaits des échanges avec les agents chargés de réceptionner les dossiers de candidature. «Mon adjoint et moi sommes présents pour gérer les situations difficiles. Pour la plupart des cas, c’est pour vérifier si leurs profils correspondent à la spécialité demandée. Souvent, les spécialités ne sont pas précisées, nous nous conformons au communiqué relatif à l’ouverture de ces concours ou nous faisons recours aux chefs des établissements de formation concernés pour savoir la correspondance des diplômes », explique-t-il.
Et de dire que du 22 janvier au 14 février derniers, le Centre a réceptionné 22.034 dossiers pour le District de Bamako. Ceux des régions parviendront après la date limite de dépôt des dossiers, précise-t-il. L’un des défis du Centre porte sur l’attitude des potentiels candidats qui ne sont pas pris en compte par les besoins réels des administrations publiques. Il déplore aussi l’insistance de ceux dont les spécialités ne sont pas concernées par ces concours de recrutements directs à la Fonction publique et souhaitent déposer leurs dossiers. Mais à force de sensibilisation et d’explications, ils finissent par s’y plier. Par exemple, le corps des douaniers est l’un des grands absents de ces concours de l’exercice budgétaire 2024.
Dr Issaka Coulibaly indique que des efforts ont été consentis en termes de décentralisation des concours. «Nous sommes en train de prendre d’autres dispositions visant à permettre aux candidats de déposer leurs dossiers via internet», annonce-t-il. Dr Issaka Coulibaly, tout en invitant ceux qui ont déposé leurs dossiers à bien se préparer et à ne compter que sur leurs propres efforts, avertit qu’il n’y aura pas de place pour la tricherie, car les auteurs de tricherie et complices seront sévèrement punis par la loi.
Pour s’assurer du bon déroulement de l’opération, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, s’est rendu jeudi dernier au CNCFP pour constater de visu la réalité. Il a instruit les agents sur le terrain de veiller à la transmission des problèmes et invité la hiérarchie à leur prise en charge diligente. Faut-il le préciser, 773 postes sont à pourvoir à ces concours contre 1.417 l’année précédente. Ils sont répartis entre 49 corps et 4 catégories dont 144 pour ceux relevant de la catégorie A, 201 pour la catégorie B2 contre 216 pour la B1 et 208 pour la catégorie C.
Mohamed DIAWARA
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