Réformes politiques : Faut-il dissoudre les partis politiques ?

Le Mali compte aujourd’hui près de 300 partis politiques. Certains sont bien implantés dans le pays. D’autres, par contre, n’existent que de nom. Faut-il dissoudre tous ces partis (grands et petits) pour ensuite limiter leur nombre conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) ? C’est une question cruciale qui invite à la réflexion.

Publié mardi 08 avril 2025 à 07:59
Réformes politiques : Faut-il dissoudre les partis politiques ?

Mamani Nassiré, Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral 

 


Mais si l’on se réfère à la communication écrite faite par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, lors du dernier Conseil des ministres, on comprend aisément que le sujet est pris en compte au niveau institutionnel.

Ainsi, à travers cette communication, le ministre délégué auprès du Premier ministre a in
formé le Conseil des ministres des résultats de la consultation des partis politiques et des organisations de la société civile pour la relecture de la Charte des partis politiques, tenue en mars dernier.

«Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral a adressé des lettres individuelles aux partis politiques et aux organisations de la société civile en vue de la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques», indique la communication.

Du document il apparait que les propositions issues de ces consultations portent, entre autres, sur la réduction du nombre des partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement. Tout comme, la prise en compte du statut de l’opposition et de son chef de file dans la Charte des partis politiques et l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.

Selon les explications fournies par le ministre délégué Mamani Nassiré, la prochaine étape du processus de relecture de la Charte des partis politiques consiste «à soumettre les propositions des partis politiques à l’appréciation des forces vives de la Nation». Cette démarche se tiendra dans toutes les Régions, le District de Bamako ainsi que dans les ambassades et consulats du Mali.

C’est aussi clair que limpide. Pour limiter le nombre de partis - ce qui passe nécessairement par la dissolution de ceux existants - le gouvernement envisage une large consultation qui impliquera aussi bien les Maliens de la ville que ceux de la campagne et même ceux qui sont en dehors des frontières.

Aboubacar TRAORE

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