Le secrétariat permanent du Cadre politique de gestion de la
crise du Centre (SP-CPGCC), tient depuis hier au Centre de formation des
collectivités territoriales (CFCT), l’atelier de validation de la stratégie de
stabilisation des régions du Centre et son plan d’action 2022-2024.
La
rencontre regroupe une centaine de participants composés des gouverneurs des
cinq Régions constituant géographiquement le Centre du Mali à savoir
Mopti, Douentza, Bandiagara, Ségou et San, les représentants des ministères
membres du comité modulable du Cadre, des structures techniques, des
partenaires techniques et financiers (PTF) et faitières de la société civile,
etc.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur de
cabinet du Premier ministre, Issiaka Ahmadou Singaré, en présence de l’adjointe
au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali,
Daniella Kroslak. C’était également en présence du secrétaire permanent du
CPGCC, Dr Mohamed Lamine Haïdara et bien d’autres invités.
Institué par le décret n° 2019-0423/PM-RM du 19 juin 2019,
le CPGCC, qui est placé sous l’autorité du Premier ministre, a pour mission
essentielle d’assurer la coordination aux niveaux stratégique et politique de
l’ensemble des efforts de stabilisation du Centre.
À cet effet, il suit
l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire, jauge les indicateurs
de stabilité pour en déduire la dynamique d’ensemble et le chemin parcouru. En
outre, la structure émet des orientations pour la suite de l’action de l’État.
Le directeur de cabinet du Premier ministre a rappelé que
depuis 2016, les régions du Centre de notre pays subissent de plein fouet les
conséquences de l’insécurité qui s’est emparée du Septentrion, causant une
grande désolation économique et sociale. Selon Issiaka Ahmadou Singaré, cette
insécurité, en plus de la violence qui la caractérise, a provoqué l’érosion et
l’effritement du lien social, remettant ainsi en cause les principes de
tolérance, de cohésion et de solidarité. Des valeurs qui, jusqu’ici, ont fait
le socle du Mali en tant que nation multiséculaire.
Aujourd’hui, la résolution de cette crise est au centre des
préoccupations majeures aussi bien au niveau des populations victimes que des
premiers responsables de l’État avec en tête, le président de la Transition, le
colonel Assimi Goïta, dont l’engagement pour la restauration de la paix et de
la sécurité dans tout le pays ne fait l’ombre d’aucun doute, a-t-il poursuivi.
Issiaka Ahmadou Singaré a rappelé que la résolution 2584
(2021) du Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé le mandat de Minusma
jusqu’en fin juin 2022 avec deux priorités stratégiques. Il s’agit de l’appui à
la mise en œuvre de l’Accord pour paix et la réconciliation issu du processus
d’Alger, et l’amélioration continue de l’accompagnement aux autorités maliennes
et aux populations locales pour la stabilisation des régions du Centre.
C’est
pourquoi les produits issus de cet atelier « feront l’objet d’une
adoption formelle par la prochaine réunion du Cadre politique, sous la
présidence du Premier ministre, avant d’être soumis au Conseil de sécurité des
Nations unies», a annoncé Issiaka Ahmadou Singaré.
En plus de la validation de la stratégie de stabilisation des régions du Centre et son plan d’action pour 2022-2024, la rencontre vise aussi à élaborer le plan d’actions global et budgétisé sur la base des plans d’actions sectoriels.
Aboubacar TRAORE
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