L’absence au travail ne doit pas être tolérée dans le Mali Kura
La lettre circulaire du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, en date de janvier 2024 dénonce l’absentéisme dans les services publics surtout après les fêtes. L’avertissement n’est pas tombé dans les oreilles d’un sourd. Pour s’en convaincre, notre équipe de reportage a fait le tour de quelques services publics au surlendemain de la commémoration de l’Aid el-fitr.
Au niveau de la Direction générale des impôts (DGI), le service en charge de la vente des vignettes est opérationnel. Les usagers attendent de recevoir leurs nouvelles vignettes pour les automobiles et celles de la taxe des transports routiers. Mme Koné Kadidiatou Sidibé, chargée de la vente de ce document de transport, fouille dans un carton pour trouver une souche de vignettes pour les camions 10 tonnes afin de servir un client. La chargée de vente de vignettes affirme avoir repris le travail le mardi dernier conformément à la décision des autorités. Selon elle, l’absence au travail ne doit pas être tolerée dans le Mali Kura.
Parmi les acheteurs de vignettes, figure Malick Sidibé, étudiant à la recherche d’une attestation délivrée par la DGI. Il ne se plaint pas, mais reconnaît que la reprise des activités dans les services publics les lendemains des fêtes est timide du fait de l’absentéisme.
Le chef de la cellule relations publiques et communications à la DGI est pourtant formel. Il n’a constaté aucun absentéisme après la fête. «Notre particularité, c’est que nous sommes un service chargé de la mobilisation des recettes de l’État», dit Alidji Sidi Touré, avant d’ajouter que les agents sont conscients de leur rôle de première structure pourvoyeuse des recettes de l’État.
Il informe que son établissement renforce la capacité de ses agents sur le statut général de la Fonction publique qui prévoit des mesures disciplinaires en cas d’absentéisme et le code de déontologie des agents des impôts. Y compris les enjeux liés à leurs missions. «Nous ne sommes pas un service ordinaire. L’État nous fixe des objectifs. Une fois qu’ils sont atteints, il y a la récompense. Cette motivation fait que les agents se sentent doublement impliqués. En 2024, indique-t-il, la DGI a mobilisé plus de 1.318 milliards de Fcfa, soit 56,6% des recettes fiscales de l’État.
40 HEURES PAR SEMAINE- Dans les couloirs du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, c’était le grand calme. Dans l’un des bureaux, Mme Coulibaly Batogoma Aminata Sogoba est assise en face de son ordinateur. Cette conseillère technique explique avoir repris le travail le lendemain de la fête. Elle n’apprécie guère de voir des agents de l’État prolonger de leur propre chef les jours fériés.
La conseillère technique au département en charge de la Communication pense que la situation s’explique par le fait que ceux qui s’adonnent à la pratique n’occupent pas un poste de responsabilité. «On est dans la construction du Mali kura. Il faut le prouver par nos comportements», déclare-t-elle. Un promoteur de parking à la Cité administrative accepte de verser son avis dans le débat, mais sous anonymat. Il souligne en référence au nombre de motocyclettes garées au niveau de son parking, ne pas sentir l’absentéisme des travailleurs. Selon lui, le phénomène est plus ressenti après la fête de Tabaski.
Le secrétaire général du département en charge de la Promotion de la Femme explique que le lendemain de la fête, il y a eu quelques cas de retard, mais pas d’absentéisme. «Dans l’ensemble, les travailleurs étaient au rendez-vous. La reprise a coïncidé avec la réunion de cabinet qui débute au niveau de notre département à 8 heures», précise Salif Tall.
Il s’empresse de préciser que trois travailleurs bénéficiaient d’une permission d’absence en bonne et due forme. «Nous tenons à ce que les demandes de permission soient conformes à la légalité et ne pénalisent pas le bon fonctionnement du service», relève le secrétaire général du département en charge de la Promotion de la Femme. Il fait savoir que tous les maillons de l’administration jouent un rôle dans son fonctionnement.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social déplore l’absentéisme au sein de l’administration. Fassoun Coulibaly indique que le fléau s’accentue surtout les lendemains de fêtes. Il rappelle à ceux qui s’autorisent une absence sans raison que c’est une faute professionnelle parce que c’est une violation des dispositions du Statut général qui régit les fonctionnaires. Il pointe du doigt l’absentéisme des travailleurs, les vendredis après-midi.
Selon le ministre Fassoun, les fautifs manquent de conscience professionnelle. Et de préciser que le phénomène impacte à la fois les usagers et l’économie nationale. Il soutient aussi qu’en cas d’absentéisme, le fautif reçoit une demande d’explication à répondre par écrit dans un délai de 48 heures au maximum. Et de relever que l’avertissement et le blâme sont des sanctions de premier degré contre l’absentéisme. Celles de second degré peuvent aller de la suspension à la radiation ou licenciement.
Le ministre en appelle à la rigueur des gestionnaires des ressources humaines. Ils doivent jouer efficacement leur partition pour le respect des dispositions du Statut général surtout pour le respect des 40 heures par semaine. «On avait demandé à l’époque la mise en place d’un système de contrôle à travers les registres d’arrivée et de départ. Aujourd’hui, nous sommes en train de réfléchir comment digitaliser le pointage du personnel», annonce-t-il.
Mohamed DIAWARA
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