Souveraineté retrouvée : La portée historique

Le lancement de la célébration a eu lieu au lycée Technique. Loin d’être un fait du hasard, il exprime une symbolique forte. Car cet établissement a abrité la proclamation de l’indépendance de notre pays en 1960

Publié lundi 16 janvier 2023 à 06:23
Souveraineté retrouvée : La portée historique

C’est au lycée Technique de Bamako que le président Modibo Keïta avait proclamé en 1960, l’indépendance du Mali. Dans ce même établissement qui compte, aujourd’hui, 1.675 élèves dont 622 filles, les activités de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée ont été lancées, vendredi dernier, par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

Le clou de l’événement a été la présentation d’une leçon modèle sur le patriotisme, la souveraineté et la résistance nationale. Au sein de l’établissement où flottait fièrement le Drapeau national,  des messages de patriotisme étaient affichés. Parmi lesquels,  on pouvait lire : «La jeunesse du Mali debout et fière restera toujours vigilante pour préserver les acquis de notre souveraineté» et «Pour un Mali qui gagne».

À l’arrivée du chef du gouvernement, drapé dans un grand boubou aux couleurs nationales et accompagné d’une forte délégation dont la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, l’Hymne national a été entonné en bamanakan par les pionniers.

Cette leçon a été présentée dans la salle historique dénommée «Salle de l’indépendance» par le professeur de français et d’éducation civique et morale, Youssouf Coulibaly. Elle visait à développer l’esprit civique et patriotique des apprenants à travers plusieurs activités portant sur la défense de la patrie, la dénonciation des sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa). Ils ont aussi appris sur la résistance nationale.

Au cours de la séance d’apprentissage, les élèves ont invité la population à l’union pour résister aux ennemis de la nation et défendre la souveraineté du Mali quelle que soit la situation. Madina Traoré, élève en classe de 11è année génie civil, affirmera avoir beaucoup apprécié la leçon dispensée qui, selon elle, a été très instructive. Quant à son camarade Aboubacar Kanté, il a invité ses compatriotes à soutenir la Transition.

La ministre de l’Éducation nationale a indiqué que cette journée revêt un sens particulier pour les établissements, notamment ceux du préscolaire et du secondaire. Elle démontre à suffisance que l’école est au cœur de la refondation au Mali, a soutenu Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Et de souligner aussi qu’il est important d’enseigner aux enfants la résilience du peuple malien et les trois principes édictés par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.


Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali et de la défense des intérêts vitaux de la population malienne dans toutes les décisions prises. La ministre de l’Éducation nationale a également rappelé qu’il faut recadrer l’école pour qu’elle retrouve son aura d’antan, en dispensant un enseignement de qualité dans tous les domaines.

Quant au Premier ministre, il a salué la mobilisation des élèves, avant de les inviter au travail bien fait. «Une République comme la nôtre donne la chance à tout le monde, si vous travaillez. Chaque fois que vous devez poser un acte, vous devez vous poser la question de savoir s’il est conforme aux intérêts du peuple malien», a exhorté Dr Choguel Kokalla Maïga.


Selon l’ancien élève du lycée Technique, «la souveraineté retrouvée est aussi le fait que le Mali ait retrouvé l’entièreté de son territoire national, l’équipement de l’armée en un an plus que les 40 dernières années sans aide extérieure et le soutien des peuples africains». Le tout se résume, a-t-il insisté, à l’enseignement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui affirme que le respect de la souveraineté du Mali n’est pas négociable. Rappelons que Dr Choguel Kokalla Maïga a été premier national au baccalauréat en 1977 en tant qu’élève de ce lycée.

Mohamed DIAWARA

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