Des membres de l’AIGE lors de la cérémonie de prestation
Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta à travers le décret n° 2022-0609 a nommé les 15 membres du collège de l’Autorité indépendante de gestion
des élections (AIGE) le 12 octobre dernier. Avant leur entrée en fonction, ils
ont prêté serment hier devant la Cour suprême, comme le prévoit l’article 12 de
la loi n° 2022-O19 du 24 juin 2022 portant loi électorale. L’audience
solennelle était présidée par Dr Fatoma Théra, président de la Cour suprême.
Ainsi, les membres de
l’AIGE ont, tour à tour, levé la main droite pour dire cette formule consacrée
en la matière : « Je jure
de remplir mes fonctions avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité
dans le respect de la Constitution et
des lois de la République».
Il s’agit du général Siaka Sangaré, Me Moustapha
Cissé, Salia Samaké, Dr Brahima Fomba, Komon Sanou, Souleymane Sinayoko, Ousmane Traoré, Mme Oumou Dicko,
Mme Dao Hawa Kanté, Dr Salomon Ongoïba, Harouna Cissoko, Mme Djénébou Diakité,
Fily Moussa Kanté et Sékou Coulibaly. Seule Mme Cissé Nana Sanou, pour des
raisons «sociales», était absente lors de cette cérémonie de prestation.
La Cour suprême, statuant publiquement en matière de
prestation de serment, a donné acte à la greffière en chef Mme Hassanatou Sakiliba de la lecture du décret de nomination des différents membres de
l’AIGE. Elle a donné également acte au
procureur général Mahamoudou Timbo de ses réquisitions. De ce fait, elle a reçu
les membres de l’AIGE en leur serment respectif. Et cela a été notifié à chacun d’eux par un acte. La
Cour suprême «les renvoie à l’exercice
de leur fonction».
En tenant compte du contexte socio-politique du Mali, le président
de l’Institution a prodigué des conseils aux membres dudit collège. Pour Dr
Fatoma Théra, l’AIGE est une fierté du pays. Cette structure, a-t-il souligné,
a été conçue à la base. Il a ajouté que l’organisation des élections est
incontournable dans tout état moderne et que des élections bien organisées,
bien gérées sont également facteurs de stabilité et de paix sociale.
« Le
serment qui vient d’être prêté est le point de départ concret du processus électoral »,
a expliqué Fatoma Théra, précisant
que les hommes et femmes de l’AIGE ont été choisis de par leur compétence,
intégrité et moralité. S’adressant à eux,
il a affirmé ceci : « C’est le peuple entier qui vous
fait confiance. Et nous avons la certitude que les attentes de toute une
nation seront comblées». En clair, le peuple attend d’eux des résultats. C’est
pourquoi, il a demandé aux membres de s’impliquer pour la bonne tenue des élections.
Abondant dans le même sens, le nouveau Bâtonnier Ousmane B. Traoré s’est exprimé en ces termes : « vous ferez en sorte que chaque suffrage exprimé puisse compter». Et de poursuivre que l’AIGE saura relever le défi. Il a exhorté les uns et les autres à l’esprit de solidarité et de complémentarité.
S’exprimant, peu avant, le représentant du ministère public,
le procureur général Mahamoudou Timbo, a
indiqué que la création de cet organe marque la volonté de la nation malienne
de tourner le «dos» à un passé regrettable et douloureux. Le Mali doit prendre
un nouveau départ, a dit le magistrat, ajoutant que les élections et le
referendum sont des échéances qui demandent à être gérés. L’une des structures
qui y prendra une part importante est l’AIGE, a-t-il soutenu.
Tout le Mali a désormais les yeux rivés sur l’AIGE qui
remplace à la fois la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la
Délégation générale aux élections (DGE). Sa principale mission est d’organiser
des élections apaisées, transparentes et crédibles dans le contexte du Mali
Kura.
Rédaction Lessor
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