Le but de cet exercice est de recueillir les observations des uns et des autres
La rencontre s’est déroulée
en présence du gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa
Traoré, du gouverneur de la Région de Ménaka, Mohamed Alhanafi Maïga, et celui
de Kidal, le colonel Fodé Malick Sissoko, du membre de la Commission de rédaction
de la nouvelle Constitution, Me Moustapha Cissé. Il y avait aussi les préfets
de cercle des trois régions.
Me Moustapha Cissé a détaillé le contenu du
document tout en espérant recueillir
les observations des uns et des autres. «Nous sommes venus rencontrer les
forces vives des régions afin de décliner le contenu de l’avant-projet de
Constitution qui est composé de 195 articles et subdivisés en 14 Titres dont
certains sont déclinés en Chapitres», a-t-il expliqué.
Par rapport aux
innovations, le membre de la Commission de rédaction dira que les
discriminations fondées sur la religion et l’ethnie font désormais partie de la liste des actes
prohibés. Selon lui, toutes les langues parlées par les communautés maliennes
sont d’office des langues nationales et appartiennent au patrimoine culturel
national. Ces langues ont vocation à devenir des langues officielles mais le
français reste la langue d’expression officielle, a-t-il fait savoir.
Parlant des institutions de
la République, Me Moustapha a indiqué que le Haut conseil des collectivités et
la Cour de justice seront supprimés. En revanche, deux nouvelles institutions seront créées : le Haut conseil de la
Nation et la Cour des comptes. Il a
aussi signalé que dans l’avant-projet, le pouvoir législatif se caractérise par
un certain nombre de nouveautés comme par exemple la création de deux chambres
au niveau du Parlement : l’Assemblée nationale et le Haut conseil de la
Nation. Il reviendra également au président
de la République de définir la politique de la Nation et non le gouvernement.
Selon l’ancien bâtonnier, l’une des innovations majeures de l’avant-projet de Constitution est le verrouillage de la règle de limitation du mandant présidentiel. Par ailleurs, le texte donne la possibilité de destituer le président de la République pour «haute trahison» et limite le nombre des membres du gouvernement à 29.
Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, a exhorté les participants à examiner le document avec beaucoup d’intérêt en vue de faire des observations voire des propositions.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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