C'est la période de la compétition à ne pas
manquer pour les amoureux de football. La Coupe d'Afrique des nations (CAN) a
débuté le 13 janvier dernier et se poursuivra jusqu’au 11 février en Côte
d’Ivoire. Dans le camp des supporters, les plus chanceux vivent l'événement
dans les stades. D'autres se contentent des retransmissions sur les chaînes de
télévision. Mais dans les familles, «l'ambiance foot» n'est pas du goût de
tous, surtout entre hommes et femmes.
Dans la famille Touré à Niaréla en Commune II
du District de Bamako, Chérif Touré vit avec son épouse et ses cinq enfants :
trois filles et deux petits garçons. Juriste de son état, il s’est réabonné
depuis le 5 janvier de peur «que les chaînes de télévision locales ne
parviennent pas à diffuser les différentes rencontres de la CAN. «J’ai pris un
bouquet 100% foot de Canal+ pour avoir plus de chaînes sportives», déclare
Chérif Touré que nous avons rencontré,
samedi 6 janvier à son domicile. Et de poursuivre : «Maintenant, je suis
tranquille et je suis tous les matches, mais j’avoue que j’ai quelques
problèmes avec ma femme et mes filles qui n’aiment pas le football et veulent
coûte que coûte regarder leurs feuilletons.
Le comble est que mes deux petits garçons sont avec elles, car ils veulent aussi suivre leurs dessins animés. Quand je prends la décision de sortir pour suivre les matches de la CAN avec les amis, Mme s’y oppose. Vraiment je souffre dans ma maison. Et dire que j’ai acheté un groupe électrogène spécialement pour la CAN. C’est vraiment la galère en ce moment pour les hommes dont les épouses n’aiment pas le football».
Interrogée, Mme Touré Adjaratou Dravé confirme
que son mari est un grand passionné et estime que ce dernier passe trop de
temps devant la télé à regarder les matches de football.
«Quand il (Chérif Touré, ndlr) rentre du
bureau le soir, il ne fait que regarder les matches et monopolise la
télécommande. D’ordinaire, il demande un congé pour pouvoir suivre la CAN en
intégralité. Cette année, nous avons demandé, les enfants et moi, que les
choses changent. Ma belle-mère qui vit avec nous a demandé la même chose et il
a fini par accepter», confie Adjaratou Dravé, sourire aux lèvres. La secrétaire
de direction renchérit : «En plus, il avait refusé d’acheter un groupe
électrogène, c’est seulement la veille du coup d’envoi de la compétition qu’il
a été contraint de le faire à cause des coupures d’électricité. Cette fois,
c’est nous qui avons le monopole de la télécommande et la seule solution qui
lui reste, c’est acheter une télé et l’installer dans la chambre à coucher».
Touré Badiallo Touré, mère de Chérif Touré abonde dans le même sens que sa
belle-fille.
Pour elle, ses maris (petits-enfants s’entend)
sont prioritaires dans la famille et hors de question de les priver des dessins
animés. «Ma fille, tu sais très bien que la femme est toujours du côté de son
mari. Chaque jour, après avoir fini de prier, je viens dans le salon pour
regarder les dessins-animés avec mes maris (ses petits enfants). Très
honnêtement, je ressens beaucoup de plaisir en regardant la télé avec eux»,
exprime celle que toute la famille Touré appelle par Nah.
Pour Mme Guindo Fatoumata Tall, ménagère à
Djélibougou, le seul mot CAN suffit pour faire peur à certaines femmes,
notamment celles qui n’aiment pas le football. Et d’expliquer : «Parce que ces
femmes savent que pendant la CAN, certains époux empêchent carrément les autres
membres de la famille de toucher aux télécommandes. Ils imposent le football à
tout le monde et se comportent en vrais dictateurs», critique Mme Guindo
Fatoumata Tall.
«Quand la CAN commence, notre salon devient
comme un marché. Il est envahi tous les jours par les amis et parents de mon
mari qui veulent toujours regarder les matches en groupe. Et qui parle de
groupe, parle forcément de bruit»,
confie Mme Guindo Fatoumata Tall, quelques jours avant le début de cette
34è édition de la CAN. Pour éviter toute tension dans la famille, notamment
autour de la télé, Alassane Guindo dit Robert et son épouse Mme Guindo
Fatoumata Tall ont trouvé un compromis : chaque fois qu’un match coïncidera
avec un feuilleton télé, il ira chez ses amis pour pouvoir suivre la CAN.
À Koulouba, l’ambiance est totalement
différente dans la famille Sylla. Ici, la nouvelle mariée Korotoumou Sylla
regarde la CAN en compagnie de son époux et affiche un large sourire. «J’aime
le sport, en général le football et le basket-ball, en particulier. On a été
mariés, il y a deux semaines, Dieu merci, mon mari est un grand amoureux de
football et nous n’avons aucun problème par rapport à la CAN», témoigne la
nouvelle mariée, en invitant les autres femmes à accepter les compromis en
cette période de CAN.
Le psychologue Pr Almamy Diallo partage l’avis de Coulibaly Sylla Korotoumou Sylla et insiste sur la nécessité pour les couples de communiquer pour éviter toute éventuelle tension dans les foyers. «La communication est très importante dans une relation, surtout le mariage. Quand il y a ce genre de problèmes, beaucoup d’hommes s’énervent et ce n’est pas bon. Au lieu de s’emporter contre leurs conjointes, ils doivent faire en sorte que celles-ci soient à leurs côtés pendant les matches. Petit à petit, elles prendront goût au football et tout ira bien», conseille Dr Diallo, psychologue dans une clinique de la place. Parole de spécialiste.
Djeneba BAGAYOGO
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