C’est à l’occasion d’un séminaire
international de haut niveau sur le thème : «Sécurité climatique et
environnementale : quels impacts sur la paix et la sécurité au
Sahel ?» L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de la Sécurité
et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, en présence de
son collègue en charge de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement
durable, Mamadou Samaké, du directeur général de l’EMP-ABB, le colonel
Souleymane Sangaré. L’on notait également la présence de la représentante de
l’ambassade d’Allemagne au Mali, Maja De Camillis et des participants venus des
pays de la sous-région.
Ce séminaire, qui durera trois jours, a pour
objectif principal d’approfondir les réflexions sur l’impact du changement
climatique sur la paix, la sécurité et le développement dans les pays du Sahel.
Mais aussi de proposer des pistes de solutions afin d’inverser la tendance.
Quoi de plus normal quand on sait que depuis plus d’une décennie, cette zone de
l’Afrique subsaharienne connaît une exacerbation des conflits communautaires
qui, jadis, trouvaient des réponses dans des mécanismes endogènes. Pour le
directeur de l’EMP, cette situation est notamment la résultante de la sécheresse
qui entraine une raréfaction des terres arables.
En effet, dans le Sahel, l’économie est
essentiellement basée sur les activités agrosylvopastorales menées par des
communautés nomades (éleveurs) et sédentaires (agriculteurs). Cette économie
est aujourd’hui mise à mal par des groupes armés criminels qui s’y sont invités
et qui en profitent pour attiser les différends entre communautés.
«Il nous faut donc intégrer cet élément dans l’analyse des conflits communautaires qui secouent une partie du Sahel. C’est en cela que le présent séminaire trouve toute sa pertinence», a invité le colonel Souleymane Sangaré. Il s’est dit par la suite convaincu que les résultats des échanges de la rencontre constitueront des pistes de solutions pour mieux cerner l’impact du changement climatique sur la sécurité et le développement dans notre espace commun.
PRIORITÉ-Bien que le changement climatique
n’engendre pas directement de conflits violents, ses impacts peuvent en
exacerber les causes. La rareté des ressources naturelles qui en résulte,
provoque parfois, malheureusement, des actes de violences aux conséquences
graves entre différents exploitants au sein des communautés, mettant ainsi en
mal le climat pacifique du vivre ensemble. Pour le ministre de la Sécurité et
de la Protection civile, les conflits et l’insécurité peuvent également
entraver l’action contre le changement climatique.
Le général Daoud Aly
Mohammedine fera également savoir que les pays et territoires en proie à des
conflits violents sont confrontés à une capacité réduite à élaborer et à mettre
en œuvre une politique climatique. En combinaison avec d’autres facteurs de
fragilité, le changement climatique peut conduire à l’insécurité alimentaire, à
la migration de détresse et à des déplacements forcés. S’y ajoutent les
catastrophes naturelles et les événements climatiques extrêmes qui affectent
les communautés, parmi lesquelles les femmes et filles, ainsi que les groupes
vulnérables.
Notre pays est engagé dans un processus de
Transition dont la justification et le substrat reposent sur la nécessité de la
refondation de l’État afin de répondre durablement aux aspirations profondes et
légitimes du peuple, notamment en matière de restauration de la sécurité. Mais également
de préservation de la paix, de la cohésion nationale, de la souveraineté, de
l’unité et de l’indépendance de notre État.
Dans ce processus irréversible, a rappelé le ministre en charge de l’Environnement, les autorités accordent un ordre de priorité élevé aux défis posés par le changement climatique en raison de «notre vulnérabilité particulière aux plans climatique, environnemental et écologique».
Au cours de cette rencontre, les participants auront à mener des réflexions sur des thématiques qui vont du juridique au renforcement de la résilience face aux impacts du changement climatique en passant par le lien entre genre et changement climatique.
Bembablin DOUMBIA
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.