Cette session, qui a duré trois mois, a permis l’adoption par le Conseil de 35 projets et propositions de loi au nombre desquels figurent des ratifications d’ordonnances relatives à différents secteurs de la vie nationale notamment la fonction publique, l’éducation, la santé, la construction citoyenne, la défense et la sécurité, etc. Des accords de financement destinés à doter notre pays de ressources additionnelles pour faire face à ses défis de sécurité alimentaire, d’infrastructures et de développement en font également partie.
Cette session a été marquée par d’importants évènements dans
notre pays dont certains ont failli entacher le cours de la Transition. Il
s’agit, notamment «du coup d’état déjoué par les Forces de défense et de sécurité
du Mali dans la nuit du 11 au 12 mai dernier». Dénonçant cet acte «malveillant»,
le président du CNT a réitéré le soutien de son institution aux autorités de la
Transition dans leur quête quotidienne de sécurisation du pays et de rétablissement
de l’ordre constitutionnel.
Le colonel Malick Diaw a, par ailleurs, favorablement
accueilli le décret qui a fixé la durée de la Transition à 24 mois pour compter
du 26 mars 2022. D’après lui, ceci constitue une expression très forte de la
volonté des plus hautes autorités du pays de disposer d’une boussole pour la
suite de la Transition, à travers l’élaboration subséquente d’un chronogramme réaliste
devant conduire à des élections générales crédibles.
Il a également salué l’adoption de la nouvelle loi électorale
qui constitue, selon lui, «le déclic d’une échéance que nous souhaitons
atteindre en toute quiétude et en toute responsabilité ». Le colonel Diaw
a tenu à préciser que cette loi, qui constitue l’un des piliers du renouveau démocratique
de notre pays, «n’est ni l’apanage exclusif du seul CNT encore moins celui du
président de cette institution ».
Selon lui, elle est le fruit d’un long
processus de concertation avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques de notre
pays. « Elle est donc la loi du Mali, raison pour laquelle le président de
la Transition n’a pas hésité une seule seconde pour la promulguer », a
martelé le patron du Conseil, remerciant «le colonel Assimi Goïta pour sa
clairvoyance et sa sagacité dans la gestion de ce dossier». Le colonel Malick
Diaw a, en outre, annoncé que des équipes de restitution de son institution
sillonneront, bientôt, toutes les capitales régionales pour procéder à une
large vulgarisation du texte auprès des populations.
Sur le plan de la diplomatie parlementaire, il convient de
rappeler que suite à la décision du gouvernement de se retirer de tous les
organes et instances du G5 Sahel, le CNT a décidé, conséquemment, de mettre fin
à sa participation au Comité interparlementaire du G5 Sahel (CIP-G5 Sahel).
D’après le colonel Diaw, cette décision, qui n’affecte en rien les liens de
coopération parlementaire bilatérale que nous entretenons avec les Assemblées
nationales des pays sahéliens, a déjà été notifiée au président en exercice de
l’organisation.
Toute chose qui démontre que « nous resterons fidèles à
notre ligne de conduite originelle qui est de redonner la dignité au peuple
malien, qui mérite respect et considération», selon le président de l’organe législatif
de la Transition.
Auparavant, le CNT avait adopté le projet de loi portant règlement du budget d’état 2016, le projet de loi portant règlement du budget d’état 2017 et celui autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance.
Bembablin DOUMBIA
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