C’est le défi que notre gouvernement de Transition s’est engagé à relever en intégrant dans la gestion des affaires publiques les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Il n’existe aucun ouvrage dont on pourrait s’inspirer pour trouver les réponses aux nombreux problèmes que soulève ce besoin urgent et ardent de réussir ce mariage que le Président de la Transition, le colonel Assimi Goita et le Premier Ministre, Choguel Maïga, souhaitent de raison et de fraternité au sein d’un pays ayant depuis des siècles une histoire et un destin commun. Les autorités de la Transition sont bien convaincues qu’il est possible de trouver une voie médiane conduisant à la concorde avec les séparatistes.
Pour y arriver, il nous faut puiser dans notre histoire et notre culture faites de brassages, de sagesse et d’intelligence pour consolider les fondements d’un Mali divers mais unifié. Il nous faut inventer un destin commun dans le respect de l’homme malien et dans l’acceptation de tous et chacun selon sa différence. Ce destin commun passe aussi par le respect du caractère sacré de la dignité humaine, le respect des biens d’autrui et du vivre ensemble en paix et en frères loin du bruit des armes, des influences nuisibles de certaines puissances étrangères, des querelles politiques incandescentes et incessantes, des critiques stériles et oisives et des a priori calomnieux.
Alors, le peuple malien uni par le sang et le fer pensera opportunités, fortune, développement, éducation, commerce équitable, solidarité, paix et sécurité.
Pourquoi ne pas étendre et consolider ce qui existe déjà, le cousinage à plaisanterie, cette valeur culturelle entre les communautés du nord d’une part et celles du centre et du sud d’autre part. Le cousinage à plaisanterie peut être le ciment de notre diversité arc-en-ciel.
Une piste non négligeable qui a fait ses preuves dans la résolution des crises humaines que le grand Mali a connues des décennies durant malgré lui. Les témoins de ce mariage de raison seront les ressortissants et les représentants des nations sincères et loyales envers le peuple malien qui accepteront de venir en soutien inconditionnel aux vaillantes populations maliennes dans leur diversité et leurs cultures.
Mais avant une autre question centrale et existentielle reste posée. Comment tendre la main à ceux d’entre nos frères qui ont délibérément choisi une autre voie et qui persistent et signent chaque jour des crimes abominables, celle de la violence injustifiée qui sème la haine et les drames ?
La prochaine bataille consistera à gagner leurs cœurs à tous afin de les désarmer en douceur, s’ils le désirent. À défaut, les forces armées et de sécurité, portées par la vaillance et les succès engrangés ces derniers mois, doivent sévir de tout feu pour restaurer la souveraineté du Mali.
Amor Chaban
Rédaction Lessor
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